Tu es à côté du sujet. Je ne crois pas du tout à cette fable des politiciens qui tireraient les ficelles pour que les "pauvres" et les "riches" s'entre-jalousent. Ce comportement est inhérent à la nature humaine, en raison d'antagonismes sociaux et d'intérêts divergents tout à fait réels. Faire croire qu'ils seraient créés artificiellement à des fins de domination politique, c'est de la fumisterie, c'est se voiler la face.haluck-horth a écrit : Diviser pour mieux régner, tel est l'adage.
Les commentaires de ce fil, parmi tant d'autres, en sont l'exemple parfait. D'un côté les "pauvres", qui n'ont de pauvre que le nom car eu égard au niveau de vie mondial ils sont déjà parmi les plus riches, mais "pauvres" ils sont car n'étant pas aveugles, ils voient dans l'assiette du voisin, et forcément la bouffe y est meilleure. De l'autre côté il y a les "riches", parmi lesquels une toute petite poignée de vrais riches, j'entends par là des gens qui ont trop d'argent, à ne plus savoir quoi en faire, et une extrême majorité de gens normaux qui ont su s'en sortir et vivent confortablement, sans avoir à surveiller leur compte à chaque fin de mois.
Le but de la classe politique, pour éviter que les regards ne se portent trop sur leur inutilité, c'est d'attiser les tensions entre ces deux groupes sociaux. Pour se faire, ils se sont organisé en deux partis : PS et LR actuellement. Les "pauvres" gueulent sur les riches car ils s'engraissent sur leur dos, et pour récupérer leur part ils veulent plus d'impôts, pour avoir droit à plus d'allocations et d'aides diverses. Les "riches" gueulent sur les pauvres, qui par l'intermédiaire de l'impôt, les privent du fruit de leur travail pour financer l'oisiveté.
Le point commun a ces deux camps, c'est leur acharnement l'un envers l'autre tandis qu'au milieu, innocent qu'il est, l'Etat intervient, parfois dans un sens, parfois dans l'autre, assez pour éviter une révolution tout en maintenant les tensions. Pourtant, à bien y regarder, l'Etat dispose d'un budget équivalent à un peu plus de la moitié du PIB, donc si avec ça il n'arrive pas à contenter tout le monde, je ne pense pas que ce soit la faute des "riches" ou des "pauvres", mais la faute de l'Etat, très mauvais gestionnaire. Et à ceux qui diront, bien-pensant qu'ils sont, que le social n'a pas vocation à être rentable, je leur répondrait de revenir me voir quand il n'y aura plus du tout d'argent, faute d'une gestion saine.
Non, il ne s'agit pas de jeter son argent par les fenêtres (de toutes façons, très peu de gens en ont suffisamment pour se le permettre, droits de succession ou pas) mais de le dépenser intelligemment au lieu de le laisser dormir en espérant pouvoir le transmettre.Jarod1 a écrit : Je ne suis pas convaincu.
Donc les gens jetteraient leur argent par les fenêtres pour le faire échapper à l'Etat ?
Ce type de comportement ne me semble pas réaliste.
Moi ce qui m'importe c'est de maintenir un niveau de service public et une protection sociale forte et qui puisse profiter à tous; le tout en évitant de sur-taxer le travail, l'activité des entreprises et la consommation, dans des buts de justice sociale et d'efficacité économique assez facile à comprendre. Pour compenser, je préfère qu'on mette l'accent sur ce qui ne produit rien directement, ou qui ne provient d'aucun travail. Donc, les héritages et les transactions financières spéculatives. Voilà ce que j'aimerais taxer bien plus fortement. C'est une mesure de salubrité publique, je dirais même, sans laquelle ça ne sert à rien de rabâcher sans arrêt des discours creux sur le "mérite" ou la "valeur travail" -des termes que la droite adore employer mais qu'on vide totalement de leur sens en défendant becs et ongles un système basé sur l'hérédité.

