looping a écrit : Pour sauver le site Alstom de Belfort l'état va commander , en son nom , et non pas pour la SNCF 16 rames de TGV qui rouleront non pas sur LGV mais sur lignes " classiques " pour remplacer les trains corails. Construire et exploiter du matériel conçu pour rouler à 300 KM/h pour le faire rouler au maximum à 160 KM/h c'est juste de la folie furieuse . Tout ça pour sauver 400 emplois avant les élections , ça fait cher l'emploi sauvé !
moi j'ai lu ça,vous conviendrez que l'information n'est pas tout à fait la même que vous.
il serait bien par ailleurs,de citer vos sources....
Pour sauver le site Alstom de Belfort, l'État a mis la main à la poche. Le gouvernement a annoncé mardi de nouvelles commandes de TGV et de locomotives diesel pour maintenir l'activité de l'usine de Belfort, où Alstom s'est pour sa part engagé à investir 40 millions d'euros en trois étapes d'ici à 2020, a appris l'Agence France-Presse de sources concordantes. L'État achètera 15 TGV destinés aux lignes Intercités Bordeaux-Marseille et Montpellier-Perpignan, en plus de 6 TGV pour la liaison Paris-Turin-Milan déjà évoqués par le gouvernement, tandis que la SNCF commandera 20 locomotives diesel pour le remorquage de trains en panne.
Par ailleurs, la commande de 30 trains Intercités, annoncée en février par le gouvernement, sera concrétisée d'ici à la fin du mois. Les investissements d'Alstom seront principalement dédiés au développement et à la production d'un nouveau modèle de locomotive hybride ou diesel. Le groupe y consacrera 30 millions d'euros d'ici à 2018 et l'État étudiera un possible financement complémentaire.
« TGV du futur »
En outre, 5 millions d'euros seront dépensés d'ici à 2019 pour moderniser les ateliers de maintenance ferroviaire du site de Belfort, avec l'objectif de doubler les effectifs sur cette activité, soit 150 salariés à terme. Les collectivités locales accompagneront ce projet. Enfin, Alstom investira 5 millions d'euros supplémentaires d'ici à 2020 pour diversifier la production de l'usine de Belfort, berceau du TGV qui compte actuellement plus de 400 salariés, et l'orienter vers d'autres types de trains mais aussi de véhicules routiers, notamment le bus électrique.
Ces investissements s'ajouteront au projet de « TGV du futur », qu'Alstom et la SNCF doivent concevoir d'ici à la fin de 2017, en vue d'éventuelles commandes qui profiteraient en partie à l'usine de Belfort à partir de 2021. Le constructeur ferroviaire et l'État, via l'Ademe, y consacreront 30 millions d'euros sur deux ans.
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« Actionner le levier »
Plus tôt, mardi, Laurent Berger, numéro un de la CFDT, avait appelé l'État à actionner le levier de la « commande publique » pour sauver le site Alstom de Belfort, avant une journée décisive pour ses salariés menacés de transfert.« Ce qu'on va dire (à Christophe Sirugue), c'est qu'il faut maintenir ce site et que, pour cela, il faut de la commande publique, mais il faut aussi de la diversification et une stratégie pour la filière ferroviaire en France », a déclaré Laurent Berger sur Europe 1.
Selon lui, l'État « n'est pas suffisamment stratège sur cette filière, il ne l'a pas suffisamment été dans le passé ». « Aujourd'hui, on est dans une période où il faut s'engager davantage dans la transition écologique » et « davantage développer le rail », a-t-il poursuivi, « et, pour cela », « on aura besoin de ce site pour construire ce qu'on appelle le TGV du futur ». Selon le syndicaliste, Belfort est « un site d'avenir » et, « si on le transfère, on aura la perte de compétence, la perte de l'outil industriel, qui ne nous permettra pas de le faire ».
Priorité pour l'exécutif
Depuis l'annonce, le 7 septembre, du projet de la direction de transférer d'ici à 2018 l'ingénierie et la production de son site de Belfort vers celui de Reichshoffen, dans le Bas-Rhin, l'avenir de cette usine bâtie en 1879 était devenu une priorité pour l'exécutif.
François Hollande lui-même a fait du maintien de l'activité et des 400 emplois menacés un « objectif » et a promis que « tout sera fait » pour y parvenir. « Mardi, nous sauverons le site », a affirmé ce week-end le Premier ministre, Manuel Valls. « Je ne vais pas aller à Belfort en disant voilà une solution », a averti, plus prudemment, Christophe Sirugue, qui apportera tout de même dans sa valise « des éléments de réponse ».
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