Hdelapampa a écrit : 01 juillet 2022 14:47 Oui et avant de devenir militaire puis enseignant,
Comme ouvrier manoeuvre.
Accords de Grenelle (mai 1968):
Augmentation de 35 % du SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) et de 10 % en moyenne, pour les autres salaires.
Inflation 1967 3, 380 %
Inflation 1968 5,281 %
Inflation 1969 5, 892 %
https://www.global-rates.com/fr/statist ... /1968.aspx%
Evolution du chômage:
Le chômage augmente à partir de 1973 (1er choc pétrolier, crise systémique du capitalisme)
En 1967,le SMIG était trop bas (selon les salariés).
Qu'a fait le gouvernement de De Gaulle? Rien.
Il a fallu la grève générale de mai 68 pour que le SMIG soit augmenté non pas de 3,5 ou 4 %, mais de 35 %.
Pas d'effet sur l'inflation ni le chômage.
En 1968, le patronat jouait déjà du violon et versait une larme sur la fragilité des entreprises, qui allait DEVOIR licencier.
De sorte que , selon lui, cette augmentation allait se retourner contre les intérêts des salariés.
Si en 2022, il existe des entreprises qui vont avoir de réelles difficultés à payer le SMIC à par exemple 1500 euros net, il en existe d'autres qui ont accumulé d'immenses réserves grâce aux politiques libérales de "modération salariale", d'attaque des salaires à travers la baisse des charges patronales.
Il est donc possible de les contraindre à faire preuve de "fraternité" avec les boulangers, les garagistes etc...
La politique de Macron, d'augmenter les SEULS fonctionnaires (enseignants, policiers, personnel hospitalier, administration des services publics) et retraités (dont la pension est la résultante des cotisations sur des salaires trop bas ou des carrières saccagées par le chômage) ne vise qu'à diviser les salariés en jouant sur la haine et l'envie.
C'est à double tranchant.
En 68 les augmentations des accords de Grenelle sont bouffées en 6 mois .Renseignez-vous.Retour à la case départ.Normal il fallait que les entreprises redémarrent .

