Message
par latresne »
QQS lignes extraient d'un des livres d'une femme comme il y a peu d'hommes:Tereska Torrès qui passe en 40 son Bac a 18 ans à St Jean de Luz ,puis aprés un long périple par l'Espagne,le Portugal arrive à Londres et s'engage dans le Corps féminin des forces françaises libres.5 annnées de guerre dont le Blitz.Elle découvre le monde des adultes qui devient le sien mais qui l'effraie ,elle sortait d'un collège religieux.Ecrivaine plusieurs livres en français et autant en anglais .QQs uns dérangent les lecteurs américains par la vérité de ses années avec des vies qui ne ressemblaient pas aux images d'Epinal .NaÎve parfois,impudique aussi,elle s'étonne de devenir femme.Elle se marie et son époux militaire repart aussitot en alsace finir la guerre et se fait tuer en allant au devant des allemands.Elle sera veuve enceinte ,sa fille ne connaitra pas son père bien sûr.Ses livres sont des documents du goût le plus rare :celui du vrai.
Voici qqs lignes d'un de ses livres"Une françise libre, journal 1939-1945."
Mi-mai 40 à Paris gare st Lazare.J'ai décidé de ne pas aller au lycéeet de servir à qq chose et suis allée proposer mes services au centre d'acceuil des réfugiés belges et du nord de la France.Une toute petite salle où s'entasse un véritable bétail humain,affolé,sale,affamé.Pauvres gens trainant des paquetshétéroclytes,enveloppés de journaux,ficelés à la hâte,et des troupeaux d'enfantsen loques qui pleurent autour des mères.dans une petite cuisine je,je fais des sandwichs,je prépare les biberons:dans la mm cuisine ,derrière un paravent,on peut se laver le bout du nez dans une cuvette de la taille d'une assiette,c'est là , que les pauvres femmes qui ont marché des des jours et des nuits sur les routes viennent débarbouiller leurs gosses entre des piles de pain,des boites de thé et du jambon d'York.Dans cette cuisine s'agitent environ 6 "infirmières" de mon genre,une partie lave la vaisselle et l'autre taille le pain,les femmes xs'y lavent aussi ety les gosses courent partout.Ona à peine la place de remuer un bras.Dans cette "salle" qui peut avoir 6 mètres de long sur 4 de large ,une cinquantaine de personnes sont assisesdevant des tables de bois ou debout,mangeant entre 2 trains.Tous ces gens sont en loques,il y ades femmes enceintes,des vieillardsà moitié paralysés,des bébés se qqs jours,des hommes des jeunes filles.Ils parlent trés peu et ne se plaignent de rien.Parfois ils racontent leur bombardement de Belgique.Unpetit garçon m'a montré un morceau d'obus qu'il avait ramassé.Une fmme me dit ue ses fils et son mari étaient restésdans l'usine bombardée.
J'essaye de la consoler,mais à mes premiers mots cette femme m'arrète:"Oh mademoiselle,tout celane sont que des mots."Je n'ai rienrépondu,mais jamais de ma vie je n'oublierai cette femme..."
Elle raconte aussi comment elle rombe sous le charme d'une "volontaire" comme elle de 30 ans,fascinante et complexe.
Lire aussi de la même auteure"Jeunes femmes en uniforme" chez Phébus.
Une façon de rappeler le 85 ie anniversaire de l'appel du Général qui l'impressionnait toujours quand elle le croisait dans les bureaux du QG de Londres.
Des excuses auprés des responsables du forum car ce n'est pas dans l'ordre de la publication des sujets.