Ils sortent d'où ces "3 principes constitutifs de l'état de droit" qui excluent de fait la moitié des démocraties du monde ?Cépajuste a écrit : 30 juin 2026 21:09La violence légitime a pour but de protéger, pas de tuer.Yaroslav a écrit : 30 juin 2026 19:37 L'état a le monopole de la violence légitime, ça veut dire qu'il existe des violences plus ou moins importantes commises par l'état qui sont justifiées.
La peine de mort est contraire à l’état de droit parce qu’elle viole les 3 principes constitutifs de celui‑ci :
1) La violence légitime doit être strictement nécessaire, or la mise à mort d’un détenu neutralisé ne l’est jamais.
2) L’état ne peut pas exercer une violence irréversible, or la peine de mort supprime la possibilité de corriger une erreur judiciaire.
3) L’état ne peut pas se faire juge de la valeur d’une vie, or la peine de mort implique que l’état décide qui mérite de vivre ou de mourir.
La notion de nécessité est subjective et on peut facilement considérer que la peine de mort est la seule sanction qui permet de garantir la protection des citoyens vis-à-vis de certains criminels. Les neutraliser à l'instant T n'est en tout cas pas suffisant.
Quant au 2ème principe, je pense que la seule façon de juger un crime de nature irréversible (meurtre, assassinat), c'est une sanction qui l'est tout autant. C'est la seule sanction qui soit proportionnée au crime commis. Emmanuel Kant le justifiait très justement ainsi dans son plus célèbre ouvrage (Métaphysique des mœurs) : "Si le criminel a commis un meurtre, il doit mourir. Il n'y a aucune commune mesure entre une vie, si pénible qu'elle puisse être, et la mort et par conséquent aucune égalité du crime et de la réparation, si ce n'est par l'exécution légale du coupable."

