C'est plus compliqué que ça à mon sens; parce que malgré "l'augmentation de capacité", l'offre répond à la demande.Cépajuste a écrit : 30 juillet 2026 21:26Dire que l’investissement productif augmente l’offre future n’est pas un pari : c’est une réalité comptable. Le pari porte sur le rendement, pas sur l’augmentation de capacité.
Un exemple : quand Stellantis a investi dans le moteur essence PureTech, ils ont imaginé vendre plein de véhicules avec ce moteur génial, ce qu'ils ont fait au début, avant de se rendre compte que ce moteur était tout pourri, provoquant un effondrement des ventes de véhicules essence fabriqués par Stellantis et même un affaiblissement de l'image de marque de celles qui composent Stellantis (dont Peugeot, Citroën, DS, etc.).
Cet investissement là , n'a ni été rentable, ni entraîné une augmentation de la production du groupe.
C'est pas parce qu'on colle le mot magique "investissement" à un budget que ça va forcément nous faire gagner plein de sous, en gros.
Mais non, ce n'est pas une question d'économie en surchauffe ou d'investissement mal conçu.Cépajuste a écrit : 30 juillet 2026 21:26Oui, il existe un décalage entre la création monétaire et les retours sur investissement. Mais ce décalage n’est inflationniste que si l’économie est en surchauffe ou si l’investissement est mal conçu.
Quand tu crées des billets de banque avant d'avoir créer les richesses qui correspondent à ces nouveaux billets, tu fais toujours perdre de la valeur à ta monnaie. L'argent n'est qu'un indicateur des quantités de richesses disponibles. Quand l'argent augmente sans (ou avant) que les richesses n'augmentent, peu importe le type d'investissement auquel tu réserves l'argent créé à partir de rien, c'est toujours la monnaie qui va se déprécier tout simplement parce qu'au moment où tu fabriques ce nouvel argent, il n'y a toujours pas plus de richesses qu'avant.
Cependant, je ne nie pas que la création de monnaie peut, si elle est bien menée, "flécher" l'économie et favoriser la croissance.
C'est d'ailleurs pour cette raison que toutes les banques centrales du monde s'accordent à peu près sur le fait qu'une inflation maîtrisée mais non nulle est favorable à l'économie. Mais on assume de le faire avec de "l'inflation".
Et puis je n'étais pas opposé aux pratiques de la BCE à la fin des années 2010, j'expliquais simplement à quelqu'un d'autre pourquoi on ne peut pas faire s'évaporer une dette comme par magie simplement en créant de la monnaie.
Non plus.Cépajuste a écrit : 30 juillet 2026 21:26La transition énergétique n'est pas juste un coût : elle réduit les coûts futurs, les importations et la dépendance géopolitique.
Crois moi que si l'économie avait pu se passer de réchauffement climatique, elle l'aurait fait...
Dans notre comparaison, la transition énergétique pourrait être comparée à la maintenance en entreprise. Oui la maintenance réduit les coûts futurs et pourtant la maintenance n'en reste pas moins un centre de coût, pas un centre d'affaire.


