Où est-ce que vous avez appris l'économie vous ?djep a écrit : 31 octobre 2026 09:45Ton analyse est basée sur une prémisse erronée : Lorsqu'on parle de monnaie nationale, c'est bien entendu dans le cadre hors-UE. On peut comprendre que la France pourra alors fixer elle-même le taux d'intérêt des OAT qui seront réservées exclusivement aux individus de nationalité française.
Depuis quand ce sont les états qui fixent eux-mêmes les taux d'intérêt ?
Les taux d'intérêt sont toujours fixés par les marchés, vous pouvez modifier le périmètre de ce marché et le restreindre aux épargnants français mais ce n'est pas pour autant que l'état pourra fixer de lui-même son taux d'intérêt, sinon vous auriez du vous douter que c'est trop facile...
Admettons que l'état français propose un taux pourri aux épargnants français, eh bien les épargnants français n'iront pas et se tourneront vers d'autres produits d'épargne plus intéressants.... Et comme je l'expliquais, les y contraindre reviendrait à les taxer, mais on est alors plus du tout dans la même philosophie.
Et une dévaluation du franc pourrait bien provoquer tout le contraire de tout ça. Jouer avec la monnaie est toujours un jeu dangereux. Si le prix de l'énergie devient tellement prohibitif (dans le contexte actuel auquel viendrait se rajouter la dévaluation) au point qu'on ne pourrait même plus faire tourner notre industrie par exemple, on aura rien gagné.djep a écrit : 31 octobre 2026 09:45Il faudra effectivement s'attendre à une dévaluation du Franc par rapport à l'euro si cette monnaie existe encore, ce qui n'est pas certain. Mais de toute manière, le but est justement de rendre nos entreprises plus compétitives, de renforcer notre tissus industriel et d'améliorer notre marché intérieur. C'est une des conditions nécessaires pour produire de la richesse nationale au lieu de produire des hyper-riches hors-sol.
Et il faudrait quand même aussi noter au passage que le retour au franc n'impliquerait pas nécessairement un frexit.
