Kelenner a écrit : Les arguments comme quoi c'était pire avant ou après, ce qui reste à démontrer, c'est vraiment du grand n'importe quoi. Si on peut s'autoriser à coloniser un pays sous prétexte qu'il ne tourne pas rond, alors on peut s'en donner à coeur joie, et je ne vois pas par exemple pourquoi on condamnerait les Etats-Unis pour l'invasion de l'Irak, qui procède de la même logique. La vérité c'est que la France a conquis par la force un territoire qui ne lui appartenait absolument pas, avec une grande résistance des populations locales, qu'elle a importé des millions de colons pour exploiter les ressources du pays et tenir les "indigènes" dans un statut dégradant et inférieur, et que ceux-ci ont fini en toute légitimité par se soulever et foutre dehors les escrocs qui n'avaient rien à y faire. C'est ça, la vérité historique, n'en déplaise à Ménard. Pour rappel les français ont voté pour l'indépendance à 75% en 1961, et les algériens à ... 99,72% en 1962. Il n'y a donc aucun débat possible.
Si aujourd'hui l'Algérie est empêtrée dans tout un tas de problèmes, c'est LEUR affaire, ça n'a rien à voir avec la décolonisation et l'indépendance. Ca ne justifie en rien les propos des nostalgiques de l'asservissement d'un peuple dans leur unique profit.
=> 99,72% mais en 1962.
Si on refaisait le référendum aujourd'hui en Algérie, je ne suis pas sur que l'on aurait ce score.
Je pense bien sur qu'une majorité d'algériens seraient pour l'indépendance, mais pour en avoir discuté avec plusieurs collègues algériens ou bi-nationaux, beaucoup de jeunes algériens (au vu de la gouvernance calamiteuse de ce pays) préféreraient être français, vivre dans un département français avec évidemment les mêmes droits et devoirs que les autres français.
C'est dire le désespoir de ces jeunes qui ne voient aucun avenir pour eux dans l'Algérie d'aujourd'hui.
Ce n'est évidemment pas la meilleure solution, qui devrait être une Algérie indépendante, véritablement démocratique, avec une bonne situation économique et un bon partage des richesses (je sais je rêve tout haut).
Pour revenir à Ménard, c'est de la provoc pour faire plaisir aux pied-noirs. Faut pas tomber dans cette provoc.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville