Tout d'abord à Victor qui me critique sans me lire.
Un ouvrier ne fait pas partie A PRIORI du mouvement ouvrier, fondé sut la conscience d'appartenir à une classe sociale.
Par exemple, les ouvriers nazis ou pétainistes qui participaient à la destruction physique des organisations de défense des intérêts matériels des ouvriers, étaient bien des ouvriers mais ils ne faisaient pas partie du mouvement ouvrier (syndicats, partis pour le socialisme);
On adhère activement au mouvement ouvrier ou pas.
Ca ne change pas votre position sociale.
Labrecche a écrit :Pourquoi évitez-vous l'Epernay qui a vu le rapprochement des gauches et la porosité qui s'est créé entre PCF et PS?
Parce que le Congrès d'Epinay (et non d'Epernay) ne me concerne pas.
Je nai jamais été et ne serai jamais ni sympathisant, ni adhérent, ni militant du PS.
Cependant, je puis vous dire que ce vous prétendez relève du pur fantasme.
Que sont devenus le PCF et le PS après leur signature du Programme de l'Union de la Gauche? Le PS s'est-il rapproché des positions du PCF ou bien est-ce l'inverse, ou encore ni l'un ni l'autre?
Parler de porosité est donc absurde.
Les deux premières années de gouvernement Mauroy ont été marquées par d'horribles(pour vous?) mesures sociales, promises par le programme, puis il y a eu le "tournant libéral" et le PCF a quitté le gouvernement.
Ce n'est pas vraiment de la "porosité" !!!
Notez bien que je n'ai jamais été et ne serai jamais ni sympathisant, ni adhérent, ni militant du PCF, non plus.
Je connais l'Histoire de ces deux courants, leur pratique réelle de la démocratie ouvrière dans la lutte des classes.
Je considère que l'un et l'autre, chacun a sa manière ont maintes fois sauvé l'ordre capitaliste, en massacrant des travailleurs (Allemagne 1918, URSS de Staline, Révolution Espagnole de 1936), en arrêtant les grèves et en sapant les mobilisations, chaque fois en divisant les travailleurs.
Au contraire donc, je pense que les idées de "gauche" ont reculé dès le 1 er mandat de Mitterrand.
La pensée unique et le politiquement correct sont vite devenus le Culte de l'Entreprise (qui serait la seule façon possible de produire) et de l'Argent et du marché.
Labrecche a écrit :Si on a un emploi on travaille réellement combien de temps, la référence de rémunération dans le cas du sureffectif il n'est plus celui qui est rémunéré.
Cette phrase est très confuse.
Je pense que le temps de travail réel est mesuré par les ponteuses ou le contrôle de l'employeur. Il est mesuré. Je crois savoir:
-qu'il n'y a pas d'autre temps de repos au travail que celui des pauses légales. Quand ce temps n'est pas respecté (des Inspecteurs du Travail le disent, comme Gérard Filoche), c'est sous la pression du chef d'Entreprise et au détriment des salariés. C'est fréquent dans les PME, plus rare dans les grandes entreprises.
-qu'en moyenne la durée réelle du travail hebdomadaire est supérieure à la durée légale.
http://stats.oecd.org/Index.aspx?DataSe ... RS&Lang=fr
ce qui "oblige" les entreprises à payer en heures sup's dès la 36 ème heure et c'est pourquoi elles sont contre les 35 heures. La durée hebdomadaire du Travail est fixée par le chef d'entreprise, pas par le salarié, même quand celui-ci voudrait travailler plus pour gagner plus.
Que l'on touche aux 35 heures et les heures au delà des 35 ne sont pas majorées.
-que dans le secteur de l'Hôtellerie-restauration, la loi n'est pas appliquée, la durée journalière (le recours au forfait journalier est favorisé par la loi) est supérieure à 7 heures et les heurs supplémentaires ne sont pas payées et ce, depuis des décennies.
Labrecche a écrit :Quand à toutes vos protections, il faut avant tout s'assurer qu'elles soient justes, qui est protégé par les difficultés du licenciement, l'employé consciencieux n'en a pas besoin, son emploi est assuré tant que l'entreprise a besoin de sa compétence,
1) Elles le sont puisqu'elles sont déjà dans la loi.
Souvent le patronat a même approuvé et signé certaines des dispositions, parfois certes sous la contrainte (grèves générales de 1936, 1968, Libération et gouvernement d'Union Nationale, grèves de 1947) parfois à la suite d'une élection (comme en 1981 ou 1995: 35 heures retraite à 60 ans).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8v ... _en_France
2) La signification profonde des "réformes" dites "d'adaptation au marché" (ou encore de "renforcement de la compétitivité", le rapport de forces des classes et le péril soviétique ayant disparu, est la destruction de ces conquêtes sociales dont la défense est abandonnée par les "ardents patriotes" vainqueurs des nazis et des collabos et même par leurs auteurs (PS), y compris le PCF de 1997 à 2002.
3) De ce que vous dites, je retiens que l'employé performant compétent et zélé a un emploi garanti, tant que l'entreprise a besoin de lui.
Vous parlez d'une garantie!!!
Beaucoup en ont déjà fait l'expérience. Leur colère gronde: qu'elle se rassemble et...
Vous (et si ce n'est vous, ce sont donc vos frères) opposez à votre aise les nantis d'un emploi à ces feignasses de chômeurs (ou de fonctionnaires).
Vous (et si ce n'est vous, ce sont donc vos frères) voudriez maintenant opposer à votre aise ceux qui ont un emploi en CDI ou même CDD à ceux qui n'ont aucun emploi pour "proposer" à tous un emploi intermittent à ceux qui n'en ont aucun.
Pourtant vous exploitez déjà l'augmentation de la productivité du travail (quantité de valeur ajoutée par salarié et par heure) par le recours aux heures supplémentaires que vous rechignez en plus à payer.
Tout ça pour enrayer la chute tendancielle du taux de profit et assurer un taux plus élevé de retour sur investissement à l'actionnariat. Or la cause de cette chute du taux de profit est la concurrence (indissociable de la liberté d'entreprise), pas le salaire!!!
Au passage, c'est ce qui pousse le capitalisme vers la spéculation au lieu de l'investissement.
Il n'y a donc pas un "bon" capitalisme" (celui de la production) et un "mauvais capitalisme"(celui de la spéculation boursière) : l'un dérive de l'autre.
4) Le Medef est d'ailleurs si bien convaincu que la "réforme" du Code du Travail VA PERMETTRE de créer des...emplois (ce n'est pas moi qui parle d'emploi et non de travail, là !) qu'il réclame la dégressivité de l'indemnisation du chômage!
Il prévoit donc (l'un n'excluant pas l'autre):
-que l'augmentation du chômage va continuer d'augmenter (alors qu'il promet des créations d'emplois).
-qu'en abaissant l'indemnisation, on obligera les chômeurs (ou les salariés au travail soumis au chantage) d'accepter des salaires toujours plus bas et des conditions de travail à la discrétion exclusive de l'Entreprise.
Je n'en ai bien sûr pas fini avec vos deux messages.
Je laisse le temps de lire avant de poursuivre.
Colonisation: tête de pont de la barbarie dans une civilisation d'où, à n'importe quel moment, peut déboucher la négation pure et simple de la civilisation. Aimé Césaire "Discours sur le colonialisme"