Ben non, c'était pas évident.Labrecche a écrit : 1)Quand je parle de dépenses et que je met en face des recettes, il est bien évident que c'est du net, donc plus que ce que propose la CGT, mais avec un effort supplémentaire.
Soit.
Actuellement le SMIC net (pour 35 heures hebdomadaires!) doit être de 1100 euros et des poussières.
Mais je ne vois pas, dans votre message face à quelle recette vous mettez cette dépense de 200 euros supplémentaires.
Ni de quel effort vous parlez.
Une contrepartie?
Des heures supplémentaires non majorées?
Dans ce cas, l'effort est demandé aux SEULS salariés et il est fait au détriment de la création d'emplois.
Alors éclairez vite notre lanterne!!!
Je note que vous esquivez ma question sur VOTRE définition des besoins vitaux des travailleurs.
Je vous la rappelle donc.
La réponse risque de faire débat.
Je ne doute pas de la pertinence de votre document, mais il n'est pas lisible, comme chacun peut le constater.Labrecche a écrit : 3)Mais vous avez raison de préciser il faut bien savoir mettre les bonnes valeurs en face pour éviter de parler de la productivité française avec des valeurs internationales ce qui ne risque pas de me faire sortir de ma candeur, je corrige donc:
[img]imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fannotations.blog.free.fr%2Fpublic%2FFrance__productivite_et_salaire_reel_par_tete___Natixis__mars_2014_.png&imgrefurl=http%3A%2F%2Fannotations.blog.free.fr%2Findex.php%3F%2Fpage%2F34&h=242&w=375&tbnid=sBS12XRGpbTVPM%3A&docid=HsehaKZd52__nM&ei=BWWjV9H-JcfUab_jk9AL&tbm=isch&client=firefox-b-ab&iact=rc&uact=3&dur=1525&page=2&start=12&ndsp=16&ved=0ahUKEwiRleShj6jOAhVHahoKHb_xBLoQMwg0KAwwDA&bih=668&biw=1024[/img]
Il y a bien eu un décalage au passage des 35 heures qui n'a jamais été rattrapé par la suite.
De quel décalage parlez vous?
Rattrapage de quoi au juste?
Ce n'est pas ce que je dis.Labrecche a écrit : Vous parlez de laconstitutiondu prix de vente selon le marché, exact on peut en distinguer principalement 2 sortes
Bien au contraire.
Le marché ne constitue pas les prix de vente; il les fixe.
C'est l'entreprise qui constitue le prix de vente avec ses coûts de production et la plus-value escomptée.
C'est bien là l'éternel et le grand problème du capitalisme.
A cause de la concurrence, les entreprises sont obligées d'en rabattre (surtout quand la demande s'essouffle) et c'est pour cela qu'elles geignent pour obtenir des aides, des baisses de charges, des "chocs de compétitivité": autres pactes de responsabilité où la seule variable d'ajustement est le salaire (pas question d'entamer les dividendes).
Comme il y a des limites et que les salariés défendent leurs intérêts, que ça ne suffit jamais (la concurrence est un puissant facteur de dumping social, le taux de profit s'effondre avec le temps et des crises de surproduction apparaissent (surproduction , c'est à dire production de marchandises NON VENDUES, faute d'acheteurs).
Encore une fois tout ça est bien confus.Labrecche a écrit : le marché ouvert très concurrentiel qui est resté compétitif par la mutation des entreprises en production de masse qui demande surtout une main d'oeuvre non qualifiée avec une rémunération proche du smic dont les coûts ont été freinés par les lois Aubry puis Fillon
Ce n'est pas le marché qui est compétitif, mais le prix de vente, ou bien les coûts de production de l'entreprise qui rendent ce prix soutenable.
Les coûts du SMIC freinés par La loi Aubry?
Le Medef prétend le contraire: les lois Aubry auraient fait exploser (accélérer, si vous préférez) les coûts de production!
Voyez cela avec Mr Gattaz et Mme Parisot, accordez donc vos violons, sinon, comment se comprendre et discuter sérieusement?
Je ne comprends pas.Labrecche a écrit : le marché abrité, qui fixe c'est prix selon la loi de l'offre, c'est-à -dire en fonction des coûts de production, et c'est bien celui-là qui a été montré du doigt par le rapport Gallois, dont les coûts salariaux ont progressé de 40% début 2000(jusqu'à 2007) la cause est leur propre augmentation de leurs salaires mais aussi la hausse des cotisations patronales afin de combler le déficit du aux subventions de l'autre marché, les trente cinq heures pèsent bien sur les prix de vente.
Un marché abrité est un marché où les prix sont encadrés par l'état.
Exemple récent les loyers sur Paris avec la loi Duflot.
Vous aurez par ailleurs du mal, même avec le rapport Gallois, à faire admettre que les coûts salariaux ont progressé de 40 % pour les salariés qui gagnent moins que le salaire médian.
Les "salaires" des PDG oui ont augmenté et même de bien plus.
Peut-être est-ce ce qui fait monter le niveau moyen ?
Mais je ne doute pas que l'essentiel des marges est réalisé à l'étranger.Labrecche a écrit : Quand aux marges, arrêter de vous leurrer avec les entreprises du CAC40 qui ont une activité internationale( et encore le rendement financier des actions est aujourd'hui proche des 4% alors qu'il était de 6% début 2000), j'aimerais bien pouvoir vous donner des valeurs qui correspondent à la réalité, mais la plus proche est le niveau d'IS dont le maximum est 3.2% du PIB en 2000 pour ensuite avoir un équilibre autour des 2.5%,mais il y a d'autres facteurs que le bénéfice expliquant l'évolution du niveau. Et seule une étude sectorielle serait pertinente( comme le fonctionnement des supermarchés qui fixent un objectif de bénéfice à 3% du CA pas moins pour assurer la pérennité de l'entreprise e pas plus pour pouvoir avoir des prix concurrentiels).
Ce n'est pas pour rien qu'elles "délocalisent" et recherchent la main d'oeuvre la moins chère possible, jusque là où le travail des enfants n'est pas interdit ou bien est toléré.
Leur problème est alors d'optimiser leurs dépenses fiscales (Panama papers, vous vous rappelez?).
Mais délocaliser c'est plus aussi juteux.
Le rêve: aligner les coûts salariaux ou liés à la santé, la sécurité des employés à un niveau toujours plus bas: d'où la loi El Khomri!
Elle est pas belle la vie?
Quelle ingratitude envers le gouvernement!!!
Oui , c'est probable.Labrecche a écrit : 4°Je crois que vous n'avez pas bien saisi la remarque que j'ai fait, qui veut souligner l'absurdité des 39 heures payés 35 qui vont au delà des besoins nécessaires estimés par le medef
Pour ce qui concerne la solidarité, non je ne me satisfait pas du fatalisme de gauche qui a comme solution contre la pauvreté seulement une croissance de la redistribution, pas plus que celui de droite qui veut réduire le montant de chacun. je préfère les solutions qui permettent de réduire le nombre de bénéficiaires, 39 heures permettant de réduire la catégorie de travailleurs pauvres ou la mise en place des principes du fonctionnement du marché du travail danois qui a les meilleurs résultats en ce qui concerne la réinsertion ou réforme des fonctionnement administratif qui incite de passer de l'une catégorie à l'autre avec un gain réel. Vous voulez encore réduire le temps de travail( sans gain de productivité) vous allez encore créer plus de pauvreté est-ce pour tenir les gens sous dépendance de l'argent public permettant l'installation de votre dictature communiste(faites quand même attention car vous êtes en train de vous faire doubler par l'extrême droite).
En effet, pour moi, il n' y a pas là d'absurdité.
Le burt des patrons c'est de payer le moins de salaires possible.
39 heures payées 35, pour le Medef c'est cool, non?
Ca coûte moins cher que 35 heures payées au tarif de base + 4 heures majorées de 25 % (même 10 % c'est trop).
L'absurdité n'est pas là .
Elle est en aval sur le marché et la baisse de la demande.
Ce que vous dites de la gauche est actuellement faux, ce n'est même pas une démarche keynesienne (ça c'est le programme du Front de Gauche) mais thatchérienne.
Vous inversez tout.
Vous prétendez que
Non, il y a D'ABORD un gain de productivité: il est là , il existe, on le mesure.Vous voulez encore réduire le temps de travail( sans gain de productivité)
Cette augmentation de productivité permet la baisse du temps de travail
Or c'est le contraire qu'on observe.
On augmente le temps de travail de ceux qu'on ne licencie pas.
Bref on exploite toujours plus et le chômage augmente.
"Jusqu'ici, tout va bien"
