................Victor a écrit :Mais si tu étais entrepreneur, tu n'aurais pas le même point de vue et qui embauche ?AAAgora a écrit :
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Et faciliter la procedure de licenciement c'est faire l'intérêt des salariés ?
Aujourd'hui l'entrepreneur ne sait pas combien lui coûtera de se séparer d'un salarié, demain oui.
Il fera son calcul et il décidera si financièrement il est gagnant ou pas.
Et la flexibilité va surement être un plaisir pour le salarié.
Ce ne sont pas les salariés mais les entrepreneurs, c'est ballot.
Par ailleurs, si un patron veut se séparer d'un salarié, c'est qu'il a une bonne raison de le faire. Penses-tu qu'un patron se sépare d'un salarié comme cela, juste pour se séparer d'un salarié ?
Au delà de la fainéantise, qui reste votre pensée préférée, il y a d'autres arguments sur les quels un entrepreneur s'accroche.
Un cadre sur le déclin de l'âge coute trop cher et souvent il est un peu rouillé, on lui trouve un "défaut" et la porte de sortie et là .... pour laisser entrer un jeune, à qui on fait miroiter une carrière mais qui doit se contenter de gravir les échelons en commençant par le bas, avec un petit salaire.
Un salarié qui rechigne à changer de job ou un autre qui refuse de rejoindre une filiale à 50 km, on leur met la pression et à la première occasion on s'en débarrasse.
Il faut se résigner à l'idée, bien diffuse, qu'un travailleur est un pion, une variable d'ajustement et que devant la porte du DRH il y a la queue de candidats, bien disposés à accepter des salaires de misère et des conditions de travail d'un "précaire".
Le chômage n'est pas tombé du ciel, il correspond à une volonté de tenir les travailleurs sous tension.
