D'une part, elle n'a pas de raison d'être ou en tout cas, pas dans les proportions actuelles si on ne devait tenir compte que des déficits hors intérêts : à noter que le déficit de 2016 est de 70 Mds, dont 40 à 45Mds d'intérêts de la dette !!
je vous laisse imaginer ce que représentent les intérêts payés depuis plus de 40 ans proportionnellement au montant total de la dette actuelle.
D'autre part, cette dette n'a pas vocation à être remboursée totalement ; elle est remboursée partiellement pour les emprunts qui arrivent à échéance, mais se reconstitue aussitôt pour financer les déficits générés en majeure partie par les intérêts de la dette ... une vraie baignoire auto alimentée !!
comme le dit justement Aagora, c'est une vache à lait que l'on n'a aucun intérêt à supprimer
Il ne faut pas oublier son origine : la loi Pompidou de 73 qui empêche l'Etat d'emprunter directement à la Banque de France ;
On agite depuis très longtemps le spectre de l'inflation que la création monétaire entraînerait pour faire peur ;
or de nos jours, de nombreux économistes ont modulé ces conclusions
http://lexpansion.lexpress.fr/actualite ... 40679.html
Le recours à la planche à billets ne fait pas déraper les prix
Pays Création monétaire (1) Inflation
Danemark + 16 % + 2,1 %
Royaume-Uni + 13,5 % + 2,9 %
Etats-Unis + 12 % + 2,8 %
France + 10 % + 1,8 %
Japon + 6,5 % + 0,4 %
Canada + 8 % + 2,1 %
Allemagne + 7 % + 2 %
La politique des banques centrales bénéficie aux rentiers
Dans les années 70, la planche à billets dopait les prix des biens et des services, mais aussi les salaires. Aujourd'hui, les politiques accommodantes des banques centrales font plutôt les affaires des rentiers. Sauf quand les bulles éclatent, mais elles se reconstituent très vite, comme l'atteste le regain de vigueur boursier depuis 2009.
Abusées par une trompeuse stabilité des prix, les sociétés occidentales font donc coexister deux surendettements : l'un public, l'autre, privé. Des Etats drogués aux déficits indolores - car sans inflation -, et des salariés à la fiche de paie désespérément stable forcés de prendre des crédits pour acquérir un logement devenu inabordable. Même l'inflation, c'était mieux avant.


