Le PS ne pardonnera jamais à Mélenchon. Ni à Hamon. Ils ont quitté le navire, ils n'y reviendront pas même si ils le demandent gentiment.Kelenner a écrit : C'est déjà un peu plus intéressant.
Comme tous les partis de gauche (ou tous les partis en général d'ailleurs), malheureusement ils vont vouloir tirer la couverture à eux tout seuls, surtout avec Mélenchon à leur tête. Or, pour l'heure dans l'esprit des gens, LFI=Mélenchon et personne d'autre, donc un gros score à la présidentielle mais pas de perspectives locales enthousiasmantes -ils ont fait un bon résultat aux législatives, mais on peut considérer qu'ils bénéficiaient de l'"élan" de la présidentielle.
Le seul truc qui m'intéresseraient, ce serait de les voir soit réintégrer un PS en position de faiblesse et y imposer leur ligne dans le cadre d'un parti capable de rassembler et avec les structures pour diriger; soit de créer eux-mêmes ces structures, ce qui prendra plus de temps.
Hamon me semble quasi inexistant. Il en est réduit à suivre les initiatives de Mélenchon. J'en ai mal pour lui.
Hamon, c'est le type qui prend les mauvaises décisions à chaque fois.
Il reste au PS pendant le quinquennat de Hollande en apparaissant comme un traître, un frondeur. Il fallait à ce moment partir du PS pour marquer une rupture et couper l'herbe sous les pieds de Mélenchon.
Puis il part du PS alors que cela n'a plus de sens alors qu'il a été le candidat de ce parti. Cela fait encore plus traître ou capitaine lâche qui abandonne le navire qui prend l'eau en abandonnant ses passagers.
Hamon est sympathique mais il lui manque un sixième sens politique.
Pour moi Mélenchon a raté le coche lors des ordonnances sur le code du travail. Il a tenté de jouer l'anti-macronisme en mode solo. Si il l'avait joué à ce moment là , en mode parti politique de gauche qui appuie les manifestations des syndicats, il aurait cassé son image de mégalo qui s'écoute parler. Il aurait donné l'image d'un rassembleur, d'un véritable homme de gauche. Aujourd'hui, il tente encore de tirer la couverture à lui mais l'organisation de ces journées de manifestation le dessert autant qu'elles le servent.
Elles montrent qu'il est bien, à gauche, le principal opposant à Macron en terme de visibilité mais aussi donnent une image égocentrique, mégalomaniaque du personnage. A gauche on n'aime pas trop les chefs comme cela. On les préfère plus dans un leadership moins écrasant, moins brillant, qui n'ont pas besoin d'en faire autant pour s'assurer de leur leadership.
