...................................Affaire Kohler: L'opposition accuse Macron d'avoir enfreint la séparation des pouvoirs.............................
Le président de la République a été épinglé par Mediapart, qui a publié une lettre signée de sa main pour dédouaner son bras droit, quelques semaines avant le classement sans suite du dossier.
«Tempête dans un verre d'eau» ou «affaire d'État» ?
Mardi 23 juin, le président de la République a été épinglé par Mediapart. En cause, une note signée de sa main pour dédouaner son bras droit Alexis Kohler, alors que ce dernier était visé en 2019 par une enquête pour prise illégale d'intérêt.
Dans cette attestation, dont l'association anti-corruption Anticor avait révélé l'existence il y a quelques jours, le chef de l'État assure qu'Alexis Kohler n'est jamais intervenu, au moment où il était son directeur de cabinet à Bercy, dans des dossiers liés à l'armateur italo-suisse MSC avec lequel il entretenait d'étroits liens professionnels et familiaux. «C'est une sorte d'attestation d'employeur (...). Ça se fait tous les jours dans des procédures en France», a défendu le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, sur RMC/BFMTV.
Un propos qui dénote avec la position de l'opposition qui, de droite à gauche, a dénoncé une infraction à la séparation des pouvoirs. «Il y a quelque chose de pourri au royaume de Macronie», a fustigé l'eurodéputé RN Gilbert Collard, selon qui le président de la République «relève de la destitution» pour avoir «couvert un mensonge d'État». «Finissons-en avec la monarchie présidentielle», a quant à lui exhorté le député LFI du Nord Adrien Quatennens.
«C'est une intervention et des questions se posent (...) sur la suite judiciaire qui sera réservée (...)», a prévenu de son côté le député LR des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti. Enfin, le Parti socialiste a réclamé que le président de la République fasse «toute la lumière», et ce «dans les plus brefs délais». «Si les faits étaient avérés, ils seraient particulièrement graves et constitueraient un scandale d'État», conclut le PS.
La garde des Sceaux interpellée mardi à l'Assemblée:
Bien qu'il ne soit pas directement intervenu dans le dossier, Emmanuel Macron est soupçonné d'avoir joué un rôle dans le classement sans suite. Ouverte en juin 2018, l'enquête visant à déterminer si Alexis Kohler avait dissimulé ses liens avec MSC devant la commission de déontologie a en effet été abandonnée en août 2019. Soit peu après que la note du chef de l'État, donc, initialement adressée au secrétaire général de l'Élysée et finalement transmise au PNF par l'avocat de ce dernier.
Pour expliquer le renoncement aux poursuites, les magistrats avaient alors assuré ne pas avoir pu «caractériser les infractions initialement suspectées». Évoquant «des faits particulièrement troublants» lors des séances de questions à l'Assemblée mardi, le député LFI Ugo Bernalicis a laissé entendre que les conclusions des enquêteurs s'étaient orientées vers un classement sans suite après la note du chef de l'État. «Étiez-vous au courant que le président de la République censé être garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire (...) était intervenu directement dans un dossier individuel?», a-t-il demandé à la garde des Sceaux, alors que le débat sur l'indépendance de la justice a été relancé par des «soupçons» de pression dans l'affaire Fillon. «Êtes-vous prête à ouvrir une enquête de l'Inspection générale de la justice?», a-t-il poursuivi.
Anticor a déposé une plainte pour tenter de relancer l'enquête:
«Votre question englobe plusieurs éléments auxquels il est très difficile ici de répondre en quelques minutes, tant la confusion qui résulte des différents éléments que vous avez amenés rend une réponse claire délicate», a esquivé Nicole Belloubet, sans s'exprimer directement sur la note d'Emmanuel Macron.
Contacté par l'AFP, l'Élysée n'a pas souhaité faire de commentaire. Le PNF et l'avocat d'Alexis Kohler étaient quant à eux injoignables, mardi soir, pour commenter ces informations.
Mécontente du classement sans suite, l'association Anticor avait récemment tenté de relancer l'enquête visant le secrétaire général de l'Élysée en déposant une plainte avec constitution de partie civile.
Source:Le Figaro.
https://www.lefigaro.fr/flash-actu/affa ... t-20200623
Aux mains de l'Etat,la force s'appelle Droit....Aux mains de l'individu,elle se nomme le crime....
Si tu m'as pris pour un clown tu t'es trompé de Carnaval...
...La mort avant le déshonneur!