Georges61 a écrit : Il suffit de taper sur google : Madelin, Devidjian ou longuet et vous aurez vos réponses. Quand on ne veut pas voir, on ne voit pas.
Quand ils sont motivés politiquement ils trouvent facilement...autrement ils jouent les gogols quand cela ne les arrangent pas
de chercher.
Une coupure de presse du 11 Novembre 1965 relatait une audience correctionnelle à Draguignan (Var), concernant deux
« jeunes gens […] étudiants à la faculté de droit de Paris, à qui le soleil a quelque peu tourné la tête […] Devedjian Patrick
et Madelin Alain »
L’article du Petit-Varois racontait l’équipée estivale des deux futurs ministres, entre siphonnage d’une voiture, vol de papiers et possession d’une arme à feu.
Frédéric Charpier a écrit un ouvrage intitulé "Génération occident" et on reconnait clairement Madelin en couverture.
En 1965, respectivement âgés de 19 et 21 ans, ils militent activement à Occident. Ce sont eux, avec, entre autres, Alain Robert, Gérard Longuet ou encore Jack Marchal, qui impulsent un nouvel activisme étudiant à l’extrême droite, aussi violent que ses prédécesseurs, mais se voulant plus « rock’n roll ».
Les descentes du groupe Occident, anti gauche et anti De Gaulle se multiplient. Ils culminent avec l'affaire de l'université
de Mont Saint Aignan à Rouen en janvier 1967. Ils se sont rués avec une hargne incroyable sur des militant anti guerre
au Vietnam. Ils brandissent des barres de fer, l'un d'eux un trident.
Certains militants agressés ne se relèvent pas. Ils gisent à terre au milieu de débris de verre, des boulons, des barres de
fer et des chaises tordues, dans des flaques de sang.
Un militant de la JCR, Serge Bolloch (qui deviendra journaliste au Monde) est dans le coma. Un coup de clé anglaise lui a enfoncé la boîte crânienne. On retrouvera dans chair un éclat de métal, c'est dire avec quel violence le coup a été asséné.
L’enquête de la police à la suite de ce raid crée un climat de suspicion généralisée dans le groupe. Chacun soupçonne l’autre d’avoir parlé. François Duprat est d’ailleurs frappé et pourchassé. Des interrogations se font jour sur Patrick Devedjian.
Un piège lui est tendu. « Il est convoqué rue Soufflot prétendument pour une réunion. A peine a-t-il franchi le pas de la porte qu’il est frappé, déshabillé, jeté dans une baignoire. Quatre de ses camarades l’accusent d’avoir balancé aux flics et l’immerge sous l’eau. Ils veulent lui faire signer des aveux », raconte encore Frédéric Charpier. M.Devedjian parviendra à s’échapper en sautant par la fenêtre. Et sera ramassé par les policiers.
L’affaire avait déjà buzzé fin 2009 sur le net, s’appuyant sur deux coupures, celle déjà citée du Petit-Varois et un compte rendu d’audience encore du 11 novembre 1965, publié cette fois dans Nice-Matin. Var-Matin y avait d’ailleurs consacré un article le
5 décembre 2009.
Et fait réagir Thierry Mariani:
« C’est une connerie de jeunes, voilà tout » avait déclaré le candidat UMP aux régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur, ajoutant « qui n’a jamais volé un paquet de bonbons? » (sic !)
Selon que vous soyez puissant ou....
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