Je dois dire que votre "analyse" qui précede le questionnement m' améne a réfléchir , car Gerhard Schröder ne semble âs de votre avis , lui qui était a la manoeuvre , il va même jusqu' a conseiller a Macron de continuer .Brouette a écrit : 22 mai 2020 14:54 Il est clair qu'en terme de compétence, de démocratie etc les allemands sont bien plus intelligent mais aussi infiniment plus exigeant.
Qui en Allemagne aurait voté Fillon? Qui en Allemagne aurait voté pour un ministre de l'économie qui a vendu l'un des fleurons de notre industrie? Qui en Allemagne défendrait la normalité d'avoir un parti qui bien qu'il représente à peine 1/4 des électeurs a tous les pouvoirs pendant 5 ans?Qui en Allemagne trouverait normal d'avoir des milliers de manifestant mutilés par nos FDO SS?
Qui dois je croire , vous ou l' ex chancellier allemand
EXCLUSIF. Gerhard Schröder juge Emmanuel Macron*
ENTRETIEN. L'ancien chancelier allemand, artisan de la réforme de l'État providence outre-Rhin, n'a qu'un conseil à donner au président français : « Continuez ! » Propos recueillis par Pascale Hugues, à Berlin
Modifié le 04/03/2020 à 18:01 - Publié le 04/03/2020 à 17:00 | Le Point.fr
Gerhard Schroder, le 27 fevrier, dans son bureau d'ex-chancelier, a Berlin.
© Dominik Butzmann/LAIF-RÉA pour "Le Point"
C'est un homme heureux qui nous reçoit dans son bureau d'ex-chancelier sur Unter den Linden, l'adresse la plus prestigieuse de Berlin. Gerhard Schröder vient d'épouser une interprète sud-coréenne – son cinquième mariage – et de fêter son 75e anniversaire à la mairie de Hanovre, la ville où il habite et où se trouve son cabinet d'avocat. Aujourd'hui membre du conseil de surveillance de plusieurs groupes, dont Rosneft, la société pétrolière d'État russe, et Nord Stream, qui gère les gazoducs reliant la Russie à l'Allemagne, il est lié à un homme très puissant, Vladimir Poutine, ce qui lui vaut des critiques dans son pays.
Mais les reproches, le dernier ex-chancelier allemand encore en vie assure ne pas en tenir compte. Tout comme il redit sa fierté d'avoir mis en place son « agenda 2010 », vaste programme de réformes de l'État providence au début des années 2000 et qui lui vaut le surnom d'« ami des patrons ». Battu en 2005 par Angela Merkel, il est convaincu d'avoir été l'artisan de la puissance économique retrouvée de son pays, qui a permis à l'actuelle chancelière de connaître une telle longévité.
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Désormais, c'est sa santé personnelle que Gerhard Schröder choie : sur les conseils de sa nouvelle femme, il a considérablement réduit sa consommation de vin rouge et renoncé aux cigares. Au-dessus de son bureau, ce grand amateur d'art contemporain a suspendu des esquisses de l'artiste allemand Markus Lüpertz. Elles représentent les couleurs qu'il a choisies pour le hall d'entrée de la nouvelle chancellerie à Berlin, dont il fut le premier locataire. Bleu pour l'intelligence, ocre pour la justice, rouge pour la modération, vert pour la sagesse et brun pour la force.
Le Point : Comment jugez-vous les efforts entrepris par Emmanuel Macron pour réformer son pays ?
Gerhard Schröder : Le président Macron, que je n'ai jamais rencontré personnellement, s'est engagé à réformer dans son pays le système des retraites. À l'heure actuelle, c'est bien entendu une excellente idée. On voit d'ailleurs déjà que ses premières réformes ont relancé la croissance en France. Chez nous, en Allemagne, c'est le contraire. Depuis l'Agenda 2010, rien ne bouge plus vraiment.
Vu d'Allemagne le système français des retraites est un édifice complexe engendrant des privilèges absurdes.
G. S. : Le système français est si fragmenté qu'on a du mal à s'y retrouver. Nous avons en Allemagne un seul système de retraite d'État et la possibilité de le compléter par des assurances privées, comme la fameuse Riester-Rente, du nom de mon ministre du Travail de l'époque. Je dois avouer aussi que j'ai du mal à comprendre les privilèges dont bénéficient les cheminots et leur famille en France. Car il ne s'agit pas seulement d'avantages au niveau du montant de la retraite, mais aussi de l'âge de départ. Si les conducteurs de locomotive peuvent partir avant 60 ans, cela présente une grande difficulté pour l'entreprise. Et si, en plus de ça, les membres de leur famille – et cela, quel que soit leur nombre – ont le droit de voyager gratuitement, on aboutit à un système qui pose problème quand il est confronté à la concurrence européenne.
L'âge légal de départ à la retraite doit rester 67 ans.
La retraite à 62 ans…
