C'est ce que j'essaie d'expliquer en substance, HB est convaincue que la France s'est arrètée a la date du 17 octobre 61...Kelenner a écrit : 02 novembre 2020 21:35 Non, ce n'est effectivement pas ce que dit Fanon -dont j'ai lu toute l'oeuvre. Il dit que le colonialisme crée un "homme nouveau", que ce soit d'ailleurs du côté du colon et du colonisé, et qu'il pervertit tous les rapports humains entre dominés et dominants. Il rejette absolument le mythe de "l'apport positif" du colonialisme, puisque pour lui (et il sait de quoi il parle !) TOUT ce qui sort d'une telle situation est foncièrement faussé.
Mais ceci dit c'est un petit peu hors-sujet, car la situation actuelle en France n'a pas vraiment de rapport avec celle de l'apartheid en vigueur sous l'Algérie coloniale -malgré les problèmes, incontestables, de racisme, discriminations et compagnie. C'est justement l'une des grandes faiblesses du discours de Bouteldja et des gens de cette mouvance, qui se basent sur des parallèles faux et qui en tirent donc des conclusions absurdes.
« Houria Bouteldja sorcière, ça arrange tout le monde » : interview de la fondatrice du PIR
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Re: « Houria Bouteldja sorcière, ça arrange tout le monde » : interview de la fondatrice du PIR
L’ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne
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Re: « Houria Bouteldja sorcière, ça arrange tout le monde » : interview de la fondatrice du PIR
C'est pas faux !mic43121 a écrit : 02 novembre 2020 14:44oldeagle a écrit : 02 novembre 2020 13:42
Cet écrivain Algérien confirme ce que j'ai toujours dis sur les arabes !
Mais au fait, comment il fait pour vendre ses livres, vu que les arabes ne lisent qu'un livre par an à 80 dans une pièce ?![]()
Ben.. ce sont les Français qui les lisent..du moins ceux qui lisent....
Si les Arabes le lisaient l'auteur serait sous le coup d'une mise a mort..
Puisque pour un dessin on assassine ..
![]()
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Re: « Houria Bouteldja sorcière, ça arrange tout le monde » : interview de la fondatrice du PIR
Crapulax a écrit : 02 novembre 2020 14:19...Il existe aussi une autre forme de musulmane...
Haine de la France, des "blancs", de la culture française et de son histoire, des juifs, d’Israël, aussi de ceux qui pensant que l'on peut dépasser les clivages raciaux et culturels, et encore plus que tous les "arabes" qui ne pensent pas comme elle.
Son idéal, c'est de voir une cecession raciale en France, on ne sait pas entre qui et qui d'ailleurs, c'est du délire cette femme.
.............................Hakima Aït El Cadi,sociologue,musulmane,raconte comment la philo et l’école l’ont sauvée.........................
Sociologue, anthropologue de l’adolescence et spécialiste de la protection de l’enfance, elle évoque la sidération provoquée par l’assassinat de Samuel Paty et raconte comment la philosophie et l’école lui ont appris à penser librement.
Source:Le Figaro.
.....Comment réagissez-vous à la décapitation du professeur d’histoire Samuel Paty ?
Hakima Aït El Cadi:....Aucun mot ne peut dire le tragique que la nation française et l’école républicaine sont en train de vivre aujourd’hui. L’hydre islamiste ne cesse de nous défier dans nos valeurs. Mon mari et mon fils sont des enseignants de l’Éducation nationale. Nous sommes bouleversés.
Lors du rassemblement du dimanche 18 octobre, auquel nous nous sommes rendus en Avignon, des voix, des murmures, des regards en quête d’un visage ont traversé la foule pour venir s’échouer contre nous : «Où sont les musulmans ?», semblait-on nous demander. Nous étions en deuil, nous gardions le silence. Intérieurement, nous nous retenions de demander à notre tour : «Mais de quels musulmans parlez-vous ?»
Pour nous, Français de foi musulmane, il est aujourd’hui difficile de prendre la parole:
Pour nous, Français de foi musulmane, il est aujourd’hui difficile de prendre la parole. Devons-nous garder le silence afin de préserver le long et patient travail d’inclusion laïque que nous avons accompli ? Ou devons-nous convaincre les jeunes générations que vivre sa foi selon les piliers fondamentaux de l’islam - qui garantissent fraternité, solidarité et entraide - est grandement possible en terres laïques ?
.....La philosophie peut-elle vous aider aujourd’hui à combattre ce malaise ?
...Plus que jamais...L’émancipation intellectuelle que m’a offerte l’étude de la philosophie, d’abord en terminale puis à l’université de Strasbourg, m’a délivrée spirituellement du «je suis musulmane» pour embrasser le «je suis républicaine» sans avoir à souffrir du sentiment coupable d’avoir abîmé ma foi, et ainsi m’autoriser à la pratiquer sans porter de voile.
Elle m’a permis d’élever mon esprit à un niveau d’ouverture universelle qui, contrairement à ce que veulent faire croire les prédicateurs, m’a plus que jamais enracinée dans ma foi et la pratique des rites qui incombent aux piliers de l’islam, m’ouvrant à une intelligence du cœur et de l’esprit.
Le raisonnement philosophique m’a aidée à éclairer le nécessaire chemin de sécularisation que tout pratiquant vivant au sein d’une communauté de destin culturellement diversifiée doit entreprendre pour sauvegarder les liens de paix et de respect qui garantissent l’équilibre de nos sociétés humaines.
.....À quel moment avez-vous découvert la philosophie ?
À l’âge de 17 ans, à mon entrée en terminale, en 1993. La famille venait tout juste de me marier avec un jeune étudiant de Strasbourg, que j’avais choisi parmi plusieurs prétendants car il habitait de l’autre côté de la France, et qu’on m’autorisait à le rejoindre une fois mon baccalauréat en poche. Je voulais partir loin de Nantes.
Trois de mes cousines venaient subitement de fuguer cette année-là , et l’étau d’un islam conservateur s’est subitement refermé sur moi. La branche des jeunes Frères musulmans s’était installée dans ma cité. Très vite, par le biais d’un cousin, dont la sœur avait abandonné la famille pour un non-musulman, j’ai été embrigadée sous la menace.
Mais, heureusement, au cœur de cette nébuleuse obscure, il y avait l’école laïque, un sas d’oxygénation entre les prêches de la mosquée et le sort qu’on me réservait à la maison en tant que jeune mariée. L’école républicaine m’aura permis miraculeusement d’éviter un «enfer-mement» qui m’aurait fait sombrer dans la folie.
À l’époque, j’allais en classe avec une culpabilité immense, convaincue que je portais atteinte à ma foi lorsque je me réjouissais de la richesse du dialogue avec un Socrate, Nietzsche, Rousseau, Descartes, Levinas, Épicure, Spinoza.
Je redoublais de prières et d’invocations pour demander pardon à Dieu de cette offense qui me coûterait, me disait-on, de me voir verser au Jugement dernier de l’huile bouillante dans les oreilles pour avoir écouté ces athées, ces «kouffars».
Grâce au raisonnement philosophique, j’ai commencé à comprendre quelle femme je pouvais devenir:
Et puis, un signe extraordinaire arriva pour m’assurer que je faisais bonne route : lorsque ma professeure de philosophie, qui s’appelait Mme Lévêque, tomba malade, on lui trouva un remplaçant qui s’appelait M. Abraham. Tous deux portaient des noms qui faisaient référence aux gens du Livre, et donc issus de familles de croyants.
Ce hasard inouï m’a permis de dépasser mon tiraillement intérieur et de m’autoriser à suivre leur enseignement. Vous rendez-vous compte de l’état dans lequel je me trouvais ?
Puis, grâce à la circulaire Bayrou sur la laïcité, le voile fut interdit à l’école. Quand je l’ôtais, arrivée au portail pour entrer dans la cour de l’école, je devenais une autre personne. Je retrouvai ces élans d’audace de questionner, de m’imposer aux autres, de contredire les autres, de rire enfin. Bref, de retrouver ce qui faisait partie de ma nature.
À l’inverse, lorsque la sonnerie annonçait la fin des cours, je ressentais un serrement au cœur, car je savais que le chemin du retour vers la cité, voilée, m’imposait une mise au monde extrêmement éloignée de la femme que j’aspirais à devenir. J’évoluais au quotidien dans un monde obscur, celui de l’islam radical.
Pendant des années, j’ai été sous emprise sans vraiment le savoir, car j’étais adolescente. Nous étions insidieusement invitées à nous autodéterminer, non plus par une appartenance à la nation française, à la République, mais à une religion, l’islam, et à sa communauté, l’oumma. Ce logiciel identitaire séparatiste a failli opérer en moi.
.....Vous dites que la philosophie vous a sauvée. Pourquoi ?
Grâce au raisonnement philosophique, qui invite chacun à s’autoriser à disposer d’un libre arbitre, à sonder les possibles de son environnement et à être en accord avec soi-même, j’ai commencé à comprendre non pas qui j’étais, mais quelle femme je pouvais devenir. J’ai compris pourquoi nombre de prédicateurs voient dans la philosophie - cette discipline du doute - le poison de la mécréance, et pourquoi ils nous en éloignent.
J’ai appris à développer un certain sens de la mansuétude envers moi-même quant aux renoncements qui s’imposaient en terre laïque à mon individualité, comme limiter le port de mon voile aux pratiques cultuelles dans l’espace privé, et ainsi faire prévaloir le principe essentiel de paix et de cohésion, qui doit régir les relations sociales dans les espaces publics et partagés.
À l’intérieur de la femme qui expose sa chevelure, se vernit les ongles, pratique la natation, il y a un cœur assoiffé de spiritualité:
À l’intérieur de la femme qui expose sa chevelure, se vernit les ongles, pratique la natation, il y a un cœur assoiffé de spiritualité et qui observe les fondamentaux d’un islam éclairé. Si une telle corporéité émancipée ne saurait être l’écrin d’un cœur empli de foi en Dieu pour les islamistes, c’est à nous autres, femmes pratiquantes, de le faire exister et de l’introniser pour nos filles comme un «allant de soi».
La rencontre avec la philosophie permet d’adhérer à cette voie, et la laïcité permet d’en garantir son expression dans l’espace commun. L’école républicaine m’aura permis miraculeusement de prendre ce chemin.
C’est pour cela qu’ouvrir l’enseignement de la philosophie aux filières de l’enseignement professionnel qui, contrairement aux voies générales et technologiques, n’en bénéficient pas est essentiel, vital. Ce sera mon combat, avec la mise en place dans les quartiers populaires des ateliers Phil’ So Free ! pour commencer ce chemin de lumières et de réconciliation.
https://madame.lefigaro.fr/societe/haki ... 120-183147
Hé oui je connais des gens dans la même situation…
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Re: « Houria Bouteldja sorcière, ça arrange tout le monde » : interview de la fondatrice du PIR
il y a toujours des exceptions qui existe pour confirmer la règlemic43121 a écrit : 03 novembre 2020 09:08Crapulax a écrit : 02 novembre 2020 14:19
...Il existe aussi une autre forme de musulmane...
.............................Hakima Aït El Cadi,sociologue,musulmane,raconte comment la philo et l’école l’ont sauvée.........................
Sociologue, anthropologue de l’adolescence et spécialiste de la protection de l’enfance, elle évoque la sidération provoquée par l’assassinat de Samuel Paty et raconte comment la philosophie et l’école lui ont appris à penser librement.
Source:Le Figaro.
https://madame.lefigaro.fr/societe/haki ... 120-183147
Hé oui je connais des gens dans la même situation…
Un famille extraordinaire ..qui souffre..![]()
mais cela ne reste que des exceptions
tous les lots finissant par ou prennent un S sauf 6 mots
doit on se calquer sur l'exception ou sur la regle
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Re: « Houria Bouteldja sorcière, ça arrange tout le monde » : interview de la fondatrice du PIR
Ah, elle a lu Nietzsche, Spinoza, Descartes etc, comme le français moyen hein ?
Le musulman tel qu'on l'imagine bascule dans des catégories assez simplistes, le sportif de haut niveau, l'imam, le musulman de base vivant en fonction du Coran, la racaille, puis les super-citoyens, les musulmans éclairés, ceux s'étant détachés de cette masse dont on sent le mépris dans le propos, qui tartinent leur laïus de "république, laïcité" et autres slogans visant à bien marquer l'appartenance au camp des lumières, pendant que nous autres restons dans l'obscurité.
Je sais pas, ça pue comme discours, c'est élitiste, neuneu, servile. C'est fou, on arrive pas à imaginer un musulman sans le passer par ce prisme réducteur. Le musulman de tous les jours, l'informaticien, le postier, le chauffeur de bus, qui est choqué comme tout le monde de la mort de Paty mais qui va pas pour autant renoncer à son identité pour tenter de montrer patte blanche. On comprendra mieux le musulman en oubliant sa religion un instant pour considérer l'individu.
Le musulman tel qu'on l'imagine bascule dans des catégories assez simplistes, le sportif de haut niveau, l'imam, le musulman de base vivant en fonction du Coran, la racaille, puis les super-citoyens, les musulmans éclairés, ceux s'étant détachés de cette masse dont on sent le mépris dans le propos, qui tartinent leur laïus de "république, laïcité" et autres slogans visant à bien marquer l'appartenance au camp des lumières, pendant que nous autres restons dans l'obscurité.
Je sais pas, ça pue comme discours, c'est élitiste, neuneu, servile. C'est fou, on arrive pas à imaginer un musulman sans le passer par ce prisme réducteur. Le musulman de tous les jours, l'informaticien, le postier, le chauffeur de bus, qui est choqué comme tout le monde de la mort de Paty mais qui va pas pour autant renoncer à son identité pour tenter de montrer patte blanche. On comprendra mieux le musulman en oubliant sa religion un instant pour considérer l'individu.
Crapulax a écrit : 02 novembre 2020 14:19 .............................Hakima Aït El Cadi,sociologue,musulmane,raconte comment la philo et l’école l’ont sauvée.........................
Sociologue, anthropologue de l’adolescence et spécialiste de la protection de l’enfance, elle évoque la sidération provoquée par l’assassinat de Samuel Paty et raconte comment la philosophie et l’école lui ont appris à penser librement.
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Re: « Houria Bouteldja sorcière, ça arrange tout le monde » : interview de la fondatrice du PIR
mais que font les musulmans dans leur ensemble pour ne plus coller à l'image d'Epinal qu'ils ont crééjabar a écrit : 03 novembre 2020 09:29 Ah, elle a lu Nietzsche, Spinoza, Descartes etc, comme le français moyen hein ?
Le musulman tel qu'on l'imagine bascule dans des catégories assez simplistes, le sportif de haut niveau, l'imam, le musulman de base vivant en fonction du Coran, la racaille, puis les super-citoyens, les musulmans éclairés, ceux s'étant détachés de cette masse dont on sent le mépris dans le propos, qui tartinent leur laïus de "république, laïcité" et autres slogans visant à bien marquer l'appartenance au camp des lumières, pendant que nous autres restons dans l'obscurité.
Je sais pas, ça pue comme discours, c'est élitiste, neuneu, servile. C'est fou, on arrive pas à imaginer un musulman sans le passer par ce prisme réducteur. Le musulman de tous les jours, l'informaticien, le postier, le chauffeur de bus, qui est choqué comme tout le monde de la mort de Paty mais qui va pas pour autant renoncer à son identité pour tenter de montrer patte blanche. On comprendra mieux le musulman en oubliant sa religion un instant pour considérer l'individu.
Crapulax a écrit : 02 novembre 2020 14:19 .............................Hakima Aït El Cadi,sociologue,musulmane,raconte comment la philo et l’école l’ont sauvée.........................
Sociologue, anthropologue de l’adolescence et spécialiste de la protection de l’enfance, elle évoque la sidération provoquée par l’assassinat de Samuel Paty et raconte comment la philosophie et l’école lui ont appris à penser librement.
si l'on prend la fermeture de la mosquée de pantin
plutôt que de dire un de nos imams a merdé , on accepte la sanction (6 mois c'est vite passé et de toute les façons vu le contexte la sanction ne pouvait qu'être validée
non on la conteste, on crie au racisme etc etc plutôt que de faire profil bas
ce qui fait que Le musulman de tous les jours, l'informaticien, le postier, le chauffeur de bus se voit coller cette image d'Epinal savamment forgée par les musulmans eux même