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par mic43121 » 21 février 2018 20:11
LU DANS MARIANE
es signataires de ce libelle sont toujours les mêmes. On y trouve toute la cohorte des personnages qui ont fait la notoriété de Tariq Ramadan, des gauchistes ayant substitué les musulmans au prolétariat perdu jusqu’aux accros du communautarisme hard en passant par les adeptes de l’antiracisme post-colonial, sans oublier les partisans du racisme anti-Blancs qui tiennent la mixité pour un crime contre l’esprit.
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Cela ne fait pas forcément beaucoup de monde, mais assez cependant pour croiser des personnages aussi respectables que Houria Bouteldja, égérie des Indigènes de la République, connue pour ses paroles racistes, homophobes et antisémites, ou Marwan Muhammad, ex-responsable du CCIF (Collectif Contre l’Islamophobie en France), qui considère que toute critique de l’islam relève de « l’islamophobie », et donc du racisme. On épargnera les autres, qui cohabitent sans état d’âme avec de tels phénomènes. On remarquera l’absence d’Edwy Plenel, le patron de Mediapart, qui a pourtant payé de sa personne, mais qu’un sixième sens a sans doute incité à une prudence que d’autres n’ont pas.
Tous les pétitionnaires ont pour point commun d’avoir encensé Tariq Ramadan, vouant aux gémonies quiconque ose lui porter la contradiction. Ce disant, on ne pense pas aux accusations de viol portées à son encontre, que nul ne pouvait deviner, mais à tout ce que l’on savait du parcours d’un idéologue connu pour ses dérives, ses prises de position douteuses, ses amitiés étranges. Les rares qui ont le courage de briser le mur du silence, comme Caroline Fourest, ont eu droit à une campagne de diabolisation systématique, comme s’il était interdit d’être moins aveugle que d’autres.
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Pour cette camarilla d’esprits embrumés, Tariq Ramadan est forcément victime. On ne les a pas entendus s’émouvoir du tombereau d’injures déversé sur Henda Ayari, l’une de celle qui a osé parler, harcelée sur les réseaux sociaux et personnellement menacée. Une fois assénées les paroles d’usage sur le viol et « le respect complet des paroles des plaignantes » (c’est bien le moins) nos pétitionnaires se contentent de défendre un homme qui aurait droit à un « traitement judiciaire d’exception ». Mais lequel ?
Pour l’heure, la justice a considéré que la santé de Tariq Ramadan ne gênait en rien son incarcération. Sauf à tomber dans le complotisme et le procès d’intention, rien ne permet d’aller au-delà de ce simple constat. Laissons donc l’institution judiciaire faire son travail, sans lui prêter des calculs que rien ne saurait justifier.
Pour la petite histoire, on relèvera ce passage de la pétition publié par Mediapart : « Le respect des droits fondamentaux d’une personne, indépendamment de ses origines, de sa religion et de ses opinions politiques, est le socle sur lequel notre démocratie a bâti ses principes égalitaires ». C’est vrai. Mais qu’une telle prose soit signée par des gens qui passent le plus clair de leur temps à vomir la République, à l’affubler de tous les maux, et à dénoncer le prétendu « racisme d’Etat » dont elle est intrinsèquement porteuse, voilà qui ne manque pas de piquant.
La tolérance c'est quand on connait des cons- et qu'on ne dit pas les noms