........................Victor a écrit :
Je mets ce graphique sur l'évolution des taux des OAT à 10 ans français pour éviter de parler dans le vide.
Dans le cadre de gauche, la période des années 70 avec une inflation supérieure au taux d'intérêt.
Ensuite le tournant des années 81-84, correspondant à la première période mitterand qui tente une politique de relance, le Franc est dévalué plusieurs fois, pour défendre la monnaie, le taux de l'OAT atteint quasiment 18%, le financement de l'état devient insupportable et c'est le tournant de la rigueur. On a ensuite une longue période de 1985 au passage à l'euro où l'écart entre l'inflation et le taux de l'OAT est très élevé (cadre du milieu), cette période correspond à la difficulté de qualifier le franc pour l'euro et la volonté de maintenir le franc à un niveau pas trop faible face au Mark, les taux restent donc élevés. Ensuite le passage à l'euro qui nous amène à la situation actuelle où l'état Français se finance certes à un taux légèrement supérieur à l'inflation mais tout de même très faible:, 1,5%.
Où est l'arnaque ? On est passé d'une situation où pour se financer le trésor public devait émettre des OAT avec un taux de plus 10% avec le franc et la banque de France à une situation où avec l'euro et la BCE il peut se financer avec un taux de 1,5% ?
Merci pour le graphique, Victor, même si vous auriez pu ajouter le commentaire que vous avez oublié.
Je vous le donne pour compléter l'analyse :
"D'une manière générale les taux à 10 ans Français suivent assez bien ceux des Etats Unis d'Amérique, nous ne sommes pas isolés dans notre microcosme Français donc, mais bien dans une économie mondiale.
On remarque aussi que l'inflation en France a fortement baissé en 1986, et que les taux a 10 ans n'ont pas complètement suivi.
Les taux réels ( Taux à 10 ans - Taux d'Inflation) ont donc fortement augmentés depuis 1986.
Cela peut traduire un niveau de risque perçu comme élevé : les prêteurs ne sont pas certains d'être remboursés, ils maintiennent des taux réels élevés afin de compenser les défauts de paiement éventuels.
Cela veut aussi dire que les bénéfices liés à ces prêts peuvent être très lucratifs.
On ne peut que s'interroger au vu de ces données !"
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Ce n'est pas moi qui a écrit cela, mais celui qui a édité le graphique.
Quant à moi, je vous en donnerais mes conclusions demain, car.....c'est tard et la formulation mérite réflexion.

