Le plus important, c'est de comprendre qu'il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises politiques. Il y a des politiques qui tiennent compte du contexte, de la réalité économique globale du pays mais aussi de son environnement et des politiques "idéologiques" qui ne sont que des politiques idéalisées en dehors de tout contexte.lotus95 a écrit : 06 février 2020 16:55Tu sais, ce n'est pas la peine de caricaturer à l'extrême avec une liste à la Prévert totalement à l'ouest du sujet si tu n'as pas d'arguments ;oldeagle a écrit : 06 février 2020 15:27
Chaque fois qu'il y a des résultats, quelque soit le gouvernement en place, les chiffres sont manipulés !
Puisque les chiffres sont manipulés, alors on peu tout manipuler, y compris l'Histoire !
En fait, Macron n'est pas Président, c'est une manipulation !
Hollande, Sarko, Chirac, ça n'a jamais existé ! C'est juste de la manipulation !
La première et seconde guerre mondiale ? Balivernes, c'est faux !
Henri IV n'a jamais été assassiné par Ravaillac !
Ce n'est pas Molière qui a écrit ses pièces, mais Corneille ! C'est une manipulation !
Louis XVI n'a jamais été guillotiné en fait ! Depuis 1793 on est toujours en monarchie.
Je pourrai encore continuer la liste pour signifier les inepties que tu racontes sur la manipulation des chiffres.
Quand au reste de ton post, je n'ai pas besoin de tes leçons d'économistes de gauche. Tout ce que tu dis là , d'autres économistes te diront le contraire, etc... C'est comme les scientifiques. Ils ne sont pas d'accord entre eux sur le réchauffement climatique. Tu en as qui en son convaincus, d'autres comme Claude Allègre qui te disent que c'est une fable !
Les chiffres sont les chiffres, on peut en masquer certains et en mettre en avant d'autres pour délivrer le message qu'on veut, comme on peut créer des ratios bidons qui ne veulent rien dire mais qui endormiront le péquin, comme on peut faire des comparatifs de choux et de carottes ...
Les politiques ont toujours profité du peu d'appétences de la majorité des Français pour les chiffres pour les endormir avec des salades, ce n'est pas propre à Macron.
Quand l'Insee définit la rémunération d'un salarié comme englobant les cotisations patronales, ça n'ébranle pas un peu tes idées reçues ??
on parle de l'Insee hein ... pas d'une "sombre idéologie bolchévique" comme tu aimes à le répéter 25 fois par post
On parle de charges qui écrasent les pauvres entreprises, alors qu'il s'agit de rémunération ; il faut dans ce cas arrêter l'hypocrisie et oser dire que les rémunérations sont trop élevées en France, sûr que cette formulation serait bien mieux comprise par les Français, sûr aussi qu'on serait bien moins indifférent à une baisse de rémunération qu'à une baisse de cotisations "patronales".
Je ne sais pas quel est ton parcours professionnel, mais saches qu'un recruteur ne raisonne jamais en salaire brut seul, il considère un cout global (cotisations incluses) ; et s'il juge que les cotisations sont trop élevées, il a toute marge de manoeuvre pour réduire le brut en fonction ... il faut comprendre par là que la répartition brut/cotisations est totalement réglable, et que séparer les deux pour s'indigner du coût de travail élevé n'a aucun sens.
Quand tu parles de baisse de chômage, est ce que tu te poses seulement la question de savoir s'il s'agit de vrais retours à l'emploi, et non de hausse des non-inscriptions (halo), de radiations, de départs en retraite, de travail précaire ou sous-emploi ??
ça aussi, c'est de la manipulation, parler exclusivement d'un taux qui ne veut plus rien dire, en masquant les travailleurs précaires (chômage latent) et les bénéficiaires de minima sociaux (chômage en fin de droits)
Après chacun sa conception d'un forum de débats, certains ne sont là que pour diffuser une propagande et restent sourds à tout argument, d'autres cherchent à partager ou échanger, ce qui est à mon sens le vrai intérêt d'un forum ... c'est à toi de voir où tu te situes
Un très bon exemple est le plan de relance de la gauche en 1981.
Ce plan faisait partie du programme commun et dès l'élection de Mitterrand, Mauroy le met en oeuvre.
En 1983, on arrête les frais. On stoppe brutalement ce plan. Fabius est nommé premier ministre. On parle de "rigueur".
Que s'est-il passé et pourquoi ce plan a-t-il échoué ?
Voici un excellent article du monde sur ce plan de relance, qui a été un terrible échec, hausse du chômage, de l'inflation, et 3 dévaluations du franc !
La cause de cet échec ?
L'erreur a été d'ignorer la contrainte extérieure.
La France ne peut se permettre de mener une politique de relance quand ses partenaires économiques se serrent la ceinture. Une partie de chaque franc donné aux Français se transforme en inflation tandis que l'autre sert à acheter des biens importés d'Allemagne ou du Japon. La politique keynésienne menée en 1981 a finalement fait le bonheur... des partenaires économiques de la France !
Le plan de relance de Pierre Mauroy repose sur un corpus à la fois idéologique et économique. Il répond tout d'abord aux attentes de l'électorat de Mitterrand, constitué majoritairement des classes populaires. Les trois quarts des ouvriers ont voté pour lui et attendent une augmentation du pouvoir d'achat ainsi qu'une réduction du chômage. Ce plan est aussi marqué par la théorie keynésienne, plaçant l'Etat au centre de la politique économique.
Le gouvernement Mauroy met alors le paquet. L'Etat embauche 55 000 fonctionnaires dès le mois de juin. En juillet, le smic est relevé de 10 %. Le minimum vieillesse, les allocations handicapés, familiales et logement augmentent à leur tour de 20 % à 25 %. Au total près de 10 milliards de francs sont injectés dans l'économie, soit 1 % du produit intérieur brut (PIB). L'objectif est de relancer la consommation pour atteindre le plein-emploi.
Mais les déficits budgétaires et commerciaux se creusent. Les prix grimpent de plus belle. Le franc est attaqué de toute part, les capitaux fuient en Suisse. Le 26 novembre 1981, le ministre des finances, Jacques Delors, demande une pause dans les réformes, Michel Rocard propose que les nationalisations prévues l'année suivante soient partielles. Ils ne sont pas entendus.
Mais devant les chiffres alarmants de l'inflation - 13,4 % pour l'année 1981 - Jacques Delors et Pierre Mauroy réussissent finalement à obtenir du président son accord pour bloquer les prix et les salaires. Ce sera chose faite en juin 1982. C'est un premier coup de canif dans le plan de relance, un an à peine après l'avoir mis en place.
L'erreur a été d'ignorer la contrainte extérieure. Au même moment, le libéralisme a en effet le vent en poupe. Margaret Thatcher dirige le Royaume-Uni et Ronald Reagan les Etats-Unis. Leur but est de réduire la voilure de l'Etat. Même l'Allemagne, marquée par l'épisode de l'hyperinflation de 1923, lutte contre la hausse des prix. La France ne peut se permettre de mener une politique de relance quand ses partenaires économiques se serrent la ceinture. Une partie de chaque franc donné aux Français se transforme en inflation tandis que l'autre sert à acheter des biens importés d'Allemagne ou du Japon. La politique keynésienne menée en 1981 a finalement fait le bonheur... des partenaires économiques de la France !
https://www.lemonde.fr/talents-fr/artic ... _3504.html

