Jiimmy a écrit : 11 septembre 2020 16:20
toutvenant a écrit : 09 septembre 2020 23:15
Je pense simplement que ton discours découle de ce que tu es. Noir, je suppose.
Je m'en fous, mais alors complètement. Je connais des Français d'origines africaine et maghrébine qui sont des gens biens, et d'autres Français dits de souche qui sont imbuvables, voire infréquentables, que je ne fréquente d'ailleurs pas. Des beaufs de première.
Ceci posé pour éviter tout malentendu d'ordre exclusivement ethnique, dire que la société est responsable de la violence en expliquant que coupable et victime baignant dans un même bain social, seraient le produit de la collectivité toute entière, est le déni d'une réalité dont seuls les fauteurs de troubles sont à chercher chez certains pervers, malfaisants, malhonnêtes et autres récalcitrants et agitateurs agressifs, serviteurs zélés d'un état autoritariste ou rebelles déclarés à des pouvoirs publics sans moëlle.
Ils composent des minorités intentionnellement inciviques et sans égards aucuns pour la société que tu rends comptable de tous les méfaits commis, et punies lorsqu'elles sont punies, selon des critères qui échappent au commun des mortels, c'est-à -dire aux citoyens tranquilles et stoïques que nous sommes. Pour combien de temps ?
Et tous ceux-là , perturbateurs délinquants et criminels, trouvent leur légitimité dans l'illégalité et la violence, et n'ont rien d'autre à justifier qu'un irrespect assumé face au ventre mou de nos élus dont les excès de laxisme pour les uns et de caporalisme pour les autres engendrent l'ambiance merdique que l'on connaît
Mais il appert que la parole se décomplexe, caricature parfois ou minimise encore une vérité que les réseaux sociaux peuplés de soi-disant fachos ont dénoncée jour après jour contre les censeurs planqués derrière une république de la bien pensance... Une engeance qui est appelée à former une autre minorité fautive d'une dictature de la pensée unique qui pourrit la concorde à laquelle aspire la population dans son ensemble.
La conséquence de la liberté d'expression récupérée par le Net est que même les organes d'informations main stream aujourd'hui, se laissent aller à qui mieux mieux pour répéter en choeur leur indignation à l'endroit de représentants sortants et veules installés aux manettes d'un pays qui dans sa majorité refuse de perdre davantage, les poings dans les poches, le peu de repères qu'il lui reste pour ne pas rompre trop brutalement avec un fatalisme qui le mène à sa perte. Ce ne serait-là encore qu'une minorité agissante, si elle devait agir .
Les coupables sont les politiques, tous courants idéologiques confondus, et les deux ministères régaliens que sont la police et la justice, dont la fonction dépend de la responsabilité d'un état autoritaire et juste en matière des directives et des lois protégeant le citoyen. Ce qui n'est pas le cas depuis des décennies.Et encore moins avec Macron et ses sbires.
Et quant à ceux qui les défendent, parce qu'il en va de leurs propres petits intérêts, il ne s'agit-là et depuis plusieurs quinquennats, que d'une quantité négligeable. il n'est que de voir les 1ers tours des élections présidentielles. Un fiasco pour le suffrage universel, avec des pourcentages pitoyables...
Tout d'abord je dois vous avouer que je n'ai pas compris en quoi la couleur, que vous me soupçonnez d'avoir, pourrait influer mon raisonnement sur ce sujet, comme si le mode de pensée, concernant l'analyse de la violence, était nécessairement "communautaire".
Si je résume votre discours (pardonnez-moi si je fais erreur), la violence ne serait que la conséquence du laxisme de l'état. En somme, il existerait des individus intrinsèquement plus malsains que les autres, au sens qui choisissent plus facilement que la moyenne des gens les chemins tortueux (je vous suis jusque là ) et leurs décisions de passer à l'acte ou non, ne seraient conditionnées principalement que par les risques réellement encourus en cas d'interpellation.
En ce qui me concerne j'ai deux reproches à faire à ce raisonnement. Tout d'abord il m'apparait peu pertinent que de détacher le politique de celui qu'il représente (le peuple). Je n'ai jamais eu vent de l'existence d'un peuple vertueux dirigé par des gens médiocres et inversement je n'ai jamais eu vent de l'existence d'un peuple médiocre dirigé par des gens vertueux. Les politiques sont à l'image du peuple qu'ils représentent. Les errements qui sont les leurs sont à l'image de ceux du peuple. Peuple qui décide de toujours élire les mêmes d'ailleurs (c'est donc que cela lui convient). Ainsi, si les dirigeants sont défaillants, c'est que le peuple qu'ils représentent l'est tout autant.
Second reproche, si la société n'avait aucune responsabilité dans la prolifération, supposée, de la violence qui la gangrène et que tout n'était qu'affaire de laxisme de l'état, alors pourquoi les USA (par-exemple) sont-ils bien plus violents que la France lors même que l'état semble loin d'être laxiste en comparaison avec la France (peine de mort dans certains états, risque d'aller en prison plus conséquent pour des délits routiers, pour des amendes non-réglées, risque d'expropriation et de saisie plus conséquent, possibilité de se faire tuer par les policiers incroyablement plus grande etc...).
Et je suis sûr qu'en cherchant bien l'on pourrait trouver l'exemple d'autres pays qui viendraient infirmer cette thèse sur ce point tout en nous démontrant que ce sont d'autres facteurs qui favorisent la montée de la violence (le laxisme en étant un parmi d'autres mais pas le seul et pas déterminant à lui tout seul comme le démontre mon exemple).
ce que j'exposais portait sur la France. Et toi, tu digresses pour te diluer promptement dans une vision plus générale d'un phénomène qu'on retrouve partout,
même à Brisbane, Medelin, Bangkok, Istanbul, Anaba ou Kigali...
Ton discours en matière de violence choisie te conforte, lorsque tu t'échines à chercher un ailleurs plus violent qu'ici ou là , comme une façon de minorer une responsabilité individuelle que toi tu sentirais peut-être faillible, te concernant. Ta réflexion est suspecte. C'en est du moins " mon ressenti." J'emploie ce mot sciemment puisque toutes les vérités ne sont plus toutes bonnes à dire...
Et quant à trouver le pays idéal sur ta petite mappemonde où la paix et la douceur de vivre seraient une exclusivité consensuelle et banale parce que bienheureuse en ce lieu idyllique, c'est juste le point de vue du touriste béat qui trouve l'indigène angélique. Une société sans prison ? Elle ne figure pas au déroulé du circuit exotique standard...
La discrimination, l'agressivité, l'insociabilité et la sauvagerie sont partout. Sur les cinq continents.
Tu cites les Usa...Le pouvoir de la NRA, et les politiques inexistantes pour affaiblir la toute puissance de ce lobby. Non ?
Et pour la société américaine, ses frustrations existentielles et son clivage démocrate/républicain, elle les doit à qui ?
Détacher le politique du peuple qu'il représente, je pense que oui, pourquoi pas...Le suffrage universel en France étant une escroquerie dans la mesure où les élus ne tiennent jamais les promesses qu'ils annoncent, et ne prennent pas les mesures justes et essentielles pour gouverner sans heurt pour le bien du plus grand nombre.
L'électoralisme et la poltronnerie sont leur vice et ils en sont réduits à diviser pour mieux régner et à affaiblir toujours plus un état, dans ses fonctions régaliennes, entre autres...Mais ça ne marche plus de cette façon. Les politiques ne représentent plus qu'eux-même dans ce qu'ils ont de médiocre et de nocif pour la collectivité. Ils sont comptables et responsables du bordel national.
Le coup du fatalisme politique est révolu, dès lors que la propagande idéologique dominante à qui les réseaux sociaux échappent, n'est plus en position d'endormir et de bâillonner une opinion publique apte aujourd'hui à s'inviter dans la rue, à dénoncer une " légitime violence " étatique qui réprime joyeusement les uns mais pas les autres, et à constater notamment une fracture entre des communautés culturellement et cultuellement différentes, laquelle fracture est désormais pointée du doigt par nos gouvernants comme un " séparatisme " provoqué par une minorité...
La société française a atteint son seuil de tolérance, et l'état lui, opte à présent pour l'impunité 0. Pour tout le monde ?
Cet état sans tripes passe du rien au tout en matière de sécurité. Deux extrêmes qui lui sont imputables, et entre ces deux bouts d'incompétence, le blabla de l'excuse permettant à l'Indélicat d'oeuvrer comme bon lui semble.
Je répète que la société dans son ensemble n'a pas à porter la culpabilité de courants d'idées sociaux et sociétaux susceptibles d'engager des minorités dans des culs-de-sacs où finalement c'est la violence qui veut s'imposer.
Je concède une responsabilité aux Français.... Celle de voter mal...

Mais voter pour qui ????
