Alain Miller analyse Mélenchon , personnage toxique s' il en estpapibilou a écrit : 09 juin 2022 08:19 Mélenchon pourrait être représenté par le dieu Janus. Il offre en effet 2 visages. Il peut, comme je l'ai écouté il y a peu, apparaître comme modéré. On aurait presque pu penser que ce qu'il proposait était de la social-démocratie. Rassurant, quoi !
Et puis il y a le Mélenchon qui déteste la police et veut la désarmer. Compte tenu de l'ensauvagement croissant peut-on penser que c'est la bonne direction ? Il y a le Mélenchon qui hurle " la république c'est moi". Il y a le Mélenchon tellement indulgent avec Poutine. Il y a le Mélenchon agressif qui envoie chier les journalistes dont les questions le gênent ou qui traite un adversaire de chien ( " à la niche"). Il y a le Mélenchon qui veut nous enfumer ( par exemple il nous raconte que son programme a été passé à la "moulinette" de la Banque de France, puis avoue un peu plus tard que ce sont en fait ses équipes qui ont bidouillé un système, reconnaissant de facto que son calcul de 267 milliards de recettes ne tient pas la route).
Il y a enfin le Mélenchon qui défile derrière des islamistes. Le Mélenchon communautariste. Le Melenchon qui appuie une Clémentine Autain qui déclare que la victoire qu'il n'aurait pas dans les urnes ils l'auront dans la rue ou une Obono qui cautionne les réunions dont on exclue les blancs. Qui fait recevoir Jeremy Corbyn ex leader lourdé par son parti pour ses tendances antisémites.
Bref, lequel est le Mélenchon ? Lequel sera-t-il s'il devient premier ministre ? Si son programme infaisable capote sera-t-il capable contrairement à Chavez ou Maduro, ses idoles, de revenir en arrière comme avait du le faire Mitterand en 1983 ?
Compliqué cet homme !
Jean-Luc Mélenchon sur le divan
Désir de domination, contradictions permanentes, colères noires… Le leader de la Nupes étudié par le psychanalyste Jacques-Alain Miller.
Je m'autoriserai de ces grands exemples. Je suspends, autant que faire se peut, ma révulsion à l'endroit du Mélenchon politique. Je veux jouer fair-play.
Un numéro récent du Point, qui lui est consacré et qui ne lui fait pas de cadeau, loin de là, ne signale nul trouble mental supposé, aucune accusation du type Taha Bouhafs. S'il y avait eu quelque part un petit quelque chose de cet ordre, mes collègues journalistes n'auraient pas manqué de le signaler.
Souffre-t-il ? Lui-même témoigne, dans une récente interview, de l'affect dépressif qui saisit ses électeurs après sa défaite d'il y a cinq ans, affect auquel il impute l'abstention de nombre d'entre eux lors du premier tour des législatives. Cette dépression, les médias l'ont aussi décelée chez lui à cette même occasion, ce que semblent confirmer quelques vidéos de l'époque. Je suis porté à croire qu'il s'agissait d'un simple passage à vide, bien naturel dans ces circonstances.

