Certes, mais la question qui se pose est de savoir si, techniquement, on peut décréter une baisse des pensions, notamment les plus élevées. Ce serait plus simple, si c'était possible, mais je crains qu'on ne puisse pas le faire (le gel des pensions est une possibilité, mais il frappe toutes les pensions, je ne vois pas non plus comment on pourrait geler uniquement les pensions les plus élevées et pas les plus faibles). Donc je pense que, techniquement, si on veut mettre les retraités les plus aisés à contribution, on soit obligé d'imaginer un prélèvement supplémentaire sur les retraites. C'est dommage, parce que ça revient en effet à augmenter les prélèvements obligatoires, mais peut-on faire autrement ?papibilou a écrit : 13 avril 2026 12:01C'est un peu idiot de donner autant pour reprendre plus. Ne vaudrait il pas mieux donner un peu moins. Ou si vous voulez baisser les dépenses plutôt qu'augmenter les taxes.djep a écrit : 13 avril 2026 11:54 Sans toucher quoi que ce soit à la retraite des gueux, on pourrait imaginer ponctionner davantage les plus grosses pensions en établissant des taux de prélèvement progressifs sur la retraite.
Par ex une CSG progressive, disons à partir de 3000 € / mois de retraite.
Avec un taux standard de 8,3 % de CSG pour une retraite de 3000€ bruts, qui augmenterait par tranche jusqu'à atteindre par ex. 15% de CSG pour une retraite 1000000€ ou plus, l'IA prévoit un gain annuel pour l'Etat de 6 à 12 milliards d'€ supplémentaires (selon la vitesse de progression du taux).
La moitié des Français pensent qu’il n’est pas possible de réduire la dette sans baisser les pensions de retraite
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Re: La moitié des Français pensent qu’il n’est pas possible de réduire la dette sans baisser les pensions de retraite
Re: La moitié des Français pensent qu’il n’est pas possible de réduire la dette sans baisser les pensions de retraite
14 % du PIB pour les retraites n’est pas en soi un poids négatif pour l’économie. Certains pays sont au-dessus (Grèce, Italie), d’autres en dessous (Allemagne). Ce qui compte, ce n’est pas le chiffre brut, mais la manière dont il est financé, la démographie, l’emploi des seniors et la productivité.jeandu53 a écrit : 13 avril 2026 11:57 Alors vous pouvez penser que le système actuel (14% du PIB, un coût du travail élevé, pour payer des retraités qui, en moyenne, vivent aussi bien si ce n'est mieux que les actifs) n'est pas un problème. Mais il y a matière à débat, et on ne peut pas écarter ce débat au seul motif qu'il ne faut pas opposer les générations et que les retraités ont été des cotisants, et que les cotisants seront des retraités.
Re: La moitié des Français pensent qu’il n’est pas possible de réduire la dette sans baisser les pensions de retraite
Le résultat pourrait être le même, mais on ne peut pas baisser les grosses retraites sans toucher aux petites.papibilou a écrit : 13 avril 2026 12:01C'est un peu idiot de donner autant pour reprendre plus. Ne vaudrait il pas mieux donner un peu moins. Ou si vous voulez baisser les dépenses plutôt qu'augmenter les taxes.djep a écrit : 13 avril 2026 11:54 Sans toucher quoi que ce soit à la retraite des gueux, on pourrait imaginer ponctionner davantage les plus grosses pensions en établissant des taux de prélèvement progressifs sur la retraite.
Par ex une CSG progressive, disons à partir de 3000 € / mois de retraite.
Avec un taux standard de 8,3 % de CSG pour une retraite de 3000€ bruts, qui augmenterait par tranche jusqu'à atteindre par ex. 15% de CSG pour une retraite 1000000€ ou plus, l'IA prévoit un gain annuel pour l'Etat de 6 à 12 milliards d'€ supplémentaires (selon la vitesse de progression du taux).
Par contre on peux toucher au taux de la CSG. Et l'UE ne pourra à priori pas s'y opposer.
Re: La moitié des Français pensent qu’il n’est pas possible de réduire la dette sans baisser les pensions de retraite
Si pour sauver le régime de retraite de la sécu c'est d'appauvrir les retraités, il faut peut-être mieux trouver une autre solution, non ?djep a écrit : 13 avril 2026 12:31Le résultat pourrait être le même, mais on ne peut pas baisser les grosses retraites sans toucher aux petites.papibilou a écrit : 13 avril 2026 12:01
C'est un peu idiot de donner autant pour reprendre plus. Ne vaudrait il pas mieux donner un peu moins. Ou si vous voulez baisser les dépenses plutôt qu'augmenter les taxes.
Par contre on peux toucher au taux de la CSG. Et l'UE ne pourra à priori pas s'y opposer.
Je pense qu'après une vie de travail les français ont le droit de vivre une retraite qui ne soit pas une vie dans la pauvreté.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville
Alexis de Tocqueville
Re: La moitié des Français pensent qu’il n’est pas possible de réduire la dette sans baisser les pensions de retraite
Par cette mesure, on n'appauvrit pas les retraités ; on se contente de ponctionner un peu de leur superflu aux retraités qui perçoivent une pension supérieure à un certain montant (3000€ dans mon ex.).Victor a écrit : 13 avril 2026 14:10Si pour sauver le régime de retraite de la sécu c'est d'appauvrir les retraités, il faut peut-être mieux trouver une autre solution, non ?djep a écrit : 13 avril 2026 12:31
Le résultat pourrait être le même, mais on ne peut pas baisser les grosses retraites sans toucher aux petites.
Par contre on peux toucher au taux de la CSG. Et l'UE ne pourra à priori pas s'y opposer.
Je pense qu'après une vie de travail les français ont le droit de vivre une retraite qui ne soit pas une vie dans la pauvreté.
Les avantages sont multiples ; on peut la mettre en oeuvre rapidement, elle rapportera énormément, et elle ne mettra pas beaucoup de citoyens dans la rue pour la contester.
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Re: La moitié des Français pensent qu’il n’est pas possible de réduire la dette sans baisser les pensions de retraite
djep a écrit : 13 avril 2026 14:33Par cette mesure, on n'appauvrit pas les retraités ; on se contente de ponctionner un peu de leur superflu aux retraités qui perçoivent une pension supérieure à un certain montant (3000€ dans mon ex.).Victor a écrit : 13 avril 2026 14:10
Si pour sauver le régime de retraite de la sécu c'est d'appauvrir les retraités, il faut peut-être mieux trouver une autre solution, non ?
Je pense qu'après une vie de travail les français ont le droit de vivre une retraite qui ne soit pas une vie dans la pauvreté.
Les avantages sont multiples ; on peut la mettre en oeuvre rapidement, elle rapportera énormément, et elle ne mettra pas beaucoup de citoyens dans la rue pour la contester.
Ne surtout pas aller raller parce que les retraités partent au Portugal ou en Espagne dépenser leur pension !
Question à se poser , pourquoi de plus en plus de retraités frontaliers vont passer le restant de leurs jours dans des Ephad belges ??
https://www.franceinfo.fr/economie/retr ... 66917.html
Les gouvernements successifs n'ont pas arrêté de les taxer toute leur vie et il faut leur faire les poches à cause de connards qui ont mis la retraite à 60 ans et la semaine des 35 heures !
Et bien c'est non !
...C'est curieux chez les marins , le besoin de faire des phrases ...
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Re: La moitié des Français pensent qu’il n’est pas possible de réduire la dette sans baisser les pensions de retraite
1) Ce sondage - présentant certainement des biais- ne sert qu'à une chose : préparer les Français à cette option éventuelle en la présentant comme une solution possible à la réduction de la dette. Et il faut croire que ça marche auprès des uns et des autres.
2) Attiser les clivages générationnels entre les actifs et le retraités (alors que de nombreuses interactivités sous formes de solidarités diverses fonctionnent déjà entre les générations)
3) Eviter de braquer le projecteur sur d'autres options qui pourraient être plus appropriées pour s'attaquer au déficit public.
J'ai donc posé ces deux questions à l'IA :
A) Quelles seraient les multiples solutions possibles pour réduire la dette publique de la France ?
B) Est ce que baisser les pensions des retraités français serait souhaitable pour réduire la dette publique ? Combien cela rapporterait à l'état ?
--------
Voici ses réponses intégrales :
Question A :
A) Réduire la dette publique d’un pays comme la France est un exercice délicat, car il faut équilibrer rigueur budgétaire, croissance économique et acceptabilité sociale. Il n’existe pas une seule solution, mais plutôt plusieurs leviers complémentaires — chacun avec ses avantages et ses risques.
1. Réduire les dépenses publiques
C’est l’approche la plus directe.
Exemples :
. Diminuer certaines dépenses de fonctionnement de l’État
. Réformer les retraites (âge, durée de cotisation)
. Réduire certaines aides ou subventions
Avantages :
. Effet rapide sur le déficit
. Rassure les marchés financiers
Inconvénients :
. Risque de tensions sociales
. Peut freiner la croissance si trop brutal
2. Augmenter les recettes fiscales
L’État peut aussi chercher à collecter plus d’impôts.
Options :
. Augmenter la TVA ou l’impôt sur le revenu
. Lutter contre la fraude fiscale
. Élargir l’assiette fiscale
Avantages :
Augmente rapidement les recettes
Inconvénients :
. Peut peser sur le pouvoir d’achat et l’investissement
. Risque d’impopularité
3. Stimuler la croissance économique
C’est une stratégie indirecte mais puissante.
Idée clé : si le PIB augmente plus vite que la dette, celle-ci devient plus soutenable.
Moyens :
. Investir dans l’innovation et l’éducation
. Soutenir les entreprises
. Simplifier les règles administratives
Avantages :
. Réduit le ratio dette/PIB sans austérité forte
. Crée de l’emploi
Inconvénients :
. Effets plus lents
. Nécessite parfois des investissements publics au départ
4. Gérer la dette différemment
L’État peut jouer sur la structure de sa dette.
Exemples :
. Profiter de taux d’intérêt bas
. Allonger la durée de remboursement
. Mutualisation partielle au niveau européen (ex : euro-obligations)
Avantages :
. Réduit la pression à court terme
Inconvénients :
. Ne diminue pas la dette en valeur absolue
. Dépend du contexte financier international
5. Réformes structurelles
Elles visent à rendre l’économie plus efficace sur le long terme.
Exemples :
. Réforme du marché du travail
. Modernisation de l’État
. Réorganisation des collectivités locales
Avantages :
. Effets durables
. Améliore la compétitivité
Inconvénients :
. Politiquement sensibles
. Résultats progressifs
6. Solutions plus exceptionnelles
Plus controversées ou rares :
. Inflation contrôlée (réduit la valeur réelle de la dette)
. Annulation partielle de dette (très improbable dans la zone euro)
. Privatisations d’actifs publics
En pratique : un mélange de stratégies
Dans les faits, la Union européenne et les institutions économiques recommandent souvent un mix équilibré :
. un peu de rigueur budgétaire
. des réformes structurelles
. et du soutien à la croissance
Conclusion :
Il n’y a pas de solution miracle. Réduire la dette implique des choix politiques : qui paie, à quel rythme, et avec quelles priorités. Le vrai enjeu est souvent moins la dette en elle-même que sa soutenabilité dans le temps.
-----
Réponse à la question B :
La question est débattue en France : baisser les pensions des retraités pourrait théoriquement réduire le déficit, mais l’impact réel dépend énormément de l’ampleur de la baisse et de la manière dont elle est ciblée. Voici les éléments économiques pour comprendre.
Le poids des retraites dans les finances publiques
Les retraites représentent une part très importante de la richesse nationale en France :
. environ €388 milliards par an de dépenses de pensions
. soit près de 14 % du PIB, un des niveaux les plus élevés d’Europe
La pension moyenne est d’environ 1 626 € brut par mois .
Cependant, point crucial :
la plupart des pensions ne sont pas directement payées par l’État, mais par le système de cotisations sociales (les actifs paient pour les retraités). L’impact direct sur la dette publique dépend donc du déficit du système.
Combien rapporterait une baisse des pensions ?
On peut faire des ordres de grandeur simples.
. Si on baissait toutes les pensions de :
1 % → environ 3,9 milliards € d’économies par an
5 % → environ 19 milliards €
10 % → environ 39 milliards €
(calcul basé sur ~€388 milliards de dépenses totales).
Pour comparaison :
le déficit public français dépasse 100 milliards € certaines années donc même −10 % des pensions ne supprimerait pas la dette, mais pourrait réduire significativement le déficit.
Mais dans la pratique l’État ne baisse presque jamais les pensions
Pour trois raisons majeures :
1. Risque social
. Beaucoup de retraités ont des revenus modestes.
Par exemple :
. une vie « décente » pour une personne seule nécessite environ 1 634 € par mois selon une étude économique .
. Une baisse générale pourrait faire basculer certains dans la pauvreté.
2. Impact économique
Les retraités représentent une grande part de la consommation.
Si leurs revenus baissent :
. consommation ↓
. croissance ↓
. recettes fiscales ↓
Donc l’effet budgétaire peut être moins positif qu’attendu.
3. Poids politique
Les retraités :
. représentent près d’un quart de la population
. votent beaucoup
Les gouvernements évitent donc les coupes directes.
Les solutions plus réalistes envisagées
Plutôt qu’une baisse directe, les gouvernements discutent souvent :
Geler les pensions (ne pas les augmenter avec l’inflation)
→ plusieurs milliards d’économies possibles.
Taxer davantage les retraités aisés
→ contribution ciblée des plus riches.
Reculer l’âge de départ à la retraite
→ plus de cotisations, moins d’années de pension.
Modifier les avantages fiscaux des retraités
→ suppression de certains abattements fiscaux pour économiser plusieurs milliards
Conclusion
. Oui, baisser les pensions pourrait réduire le déficit.
. Mais pour avoir un effet massif, il faudrait des baisses importantes (plusieurs dizaines de milliards).
. Les conséquences sociales, économiques et politiques rendent cette option très difficile à appliquer dans la pratique.
--------
Elle :
Si tu veux, je peux aussi te montrer combien la dette française diminuerait si on faisait plutôt ces 4 réformes :
. retraite à 65 ans
. suppression des niches fiscales
. baisse du nombre de fonctionnaires
. hausse de la TVA.
C’est intéressant parce que certaines rapportent beaucoup plus que baisser les pensions.
----
Moi : O.K, allons y.
----
Reculer l’âge de départ à 65 ans
(au lieu de ~64 ans aujourd’hui après la dernière réforme)
Effet :
. plus de cotisations (les gens travaillent plus longtemps)
. moins d’années de pension à verser
Gain estimé :
+10 à +20 milliards € par an
C’est l’une des mesures les plus efficaces à long terme.
Réduire les niches fiscales
La France a plus de 400 dispositifs fiscaux dérogatoires.
Exemples :
. réductions d’impôt
. exonérations
. crédits d’impôt
Gain estimé :
total ≈ 80–90 milliards €
réaliste politiquement : +10 à +30 milliards €
Mais :
. certaines niches sont utiles (logement, emploi, innovation)
. difficile de trancher sans effets secondaires
Réduire le nombre de fonctionnaires
La fonction publique représente environ 5,7 millions de personnes.
Hypothèse :
−100 000 à −200 000 postes
Gain estimé :
+3 à +8 milliards € par an
Limite :
peut dégrader les services publics (écoles, hôpitaux, sécurité)
Augmenter la TVA
La TVA est l’impôt qui rapporte le plus.
Hypothèse :
+1 point de TVA
Gain estimé :
+8 à +12 milliards € par an
Mais :
.impact direct sur les prix
. touche davantage les ménages modestes
Comparaison globale
Mesure / Gain annuel estimé
. Retraite à 65 ans = 10–20 Md€
. Niches fiscales (partiel) = 10–30 Md€
. Fonctionnaires (réduction) = 3–8 Md€
. +1 point de TVA 8–12 Md€
Total combiné réaliste :
30 à 70 milliards € par an
Mise en perspective
Déficit public : souvent ~100 milliards €
Dette totale : > 3 000 milliards €
Conclusion :
Même en combinant ces mesures, on réduit fortement le déficit, mais :
. on ne supprime pas la dette rapidement
. il faut plusieurs années d’efforts
Le vrai arbitrage
Chaque mesure a un coût :
Retraites → effort sur les travailleurs
TVA → effort sur les consommateurs
Niches → impact sur entreprises / classes moyennes
Fonction publique → qualité des services
Donc la vraie question n’est pas seulement “combien ça rapporte”, mais
“qui supporte l’effort ?”
Conclusion simple :
Baisser les pensions n’est qu’une option parmi d’autres, et pas forcément la plus efficace.
Les réformes structurelles (retraites, fiscalité) ont souvent un impact plus important.
------
Voilà, Messieurs ! Faites votre choix. Mais la leçon à tirer de cette analyse (qui vaut quand même mieux qu'une discussion de comptoir) est que baisser les pensions (voire ne baisser que celles des retraités les plus aisés) serait loin d'être à elle seule la solution devant la complexité du problème. Et même dans un mix avec d'autres choix.
Elle rapporterait quoi ? Peanuts ! Des queues de cerises ! Avec un coût économique et social à ne pas négliger !
2) Attiser les clivages générationnels entre les actifs et le retraités (alors que de nombreuses interactivités sous formes de solidarités diverses fonctionnent déjà entre les générations)
3) Eviter de braquer le projecteur sur d'autres options qui pourraient être plus appropriées pour s'attaquer au déficit public.
J'ai donc posé ces deux questions à l'IA :
A) Quelles seraient les multiples solutions possibles pour réduire la dette publique de la France ?
B) Est ce que baisser les pensions des retraités français serait souhaitable pour réduire la dette publique ? Combien cela rapporterait à l'état ?
--------
Voici ses réponses intégrales :
Question A :
A) Réduire la dette publique d’un pays comme la France est un exercice délicat, car il faut équilibrer rigueur budgétaire, croissance économique et acceptabilité sociale. Il n’existe pas une seule solution, mais plutôt plusieurs leviers complémentaires — chacun avec ses avantages et ses risques.
C’est l’approche la plus directe.
Exemples :
. Diminuer certaines dépenses de fonctionnement de l’État
. Réformer les retraites (âge, durée de cotisation)
. Réduire certaines aides ou subventions
Avantages :
. Effet rapide sur le déficit
. Rassure les marchés financiers
Inconvénients :
. Risque de tensions sociales
. Peut freiner la croissance si trop brutal
L’État peut aussi chercher à collecter plus d’impôts.
Options :
. Augmenter la TVA ou l’impôt sur le revenu
. Lutter contre la fraude fiscale
. Élargir l’assiette fiscale
Avantages :
Augmente rapidement les recettes
Inconvénients :
. Peut peser sur le pouvoir d’achat et l’investissement
. Risque d’impopularité
C’est une stratégie indirecte mais puissante.
Idée clé : si le PIB augmente plus vite que la dette, celle-ci devient plus soutenable.
Moyens :
. Investir dans l’innovation et l’éducation
. Soutenir les entreprises
. Simplifier les règles administratives
Avantages :
. Réduit le ratio dette/PIB sans austérité forte
. Crée de l’emploi
Inconvénients :
. Effets plus lents
. Nécessite parfois des investissements publics au départ
L’État peut jouer sur la structure de sa dette.
Exemples :
. Profiter de taux d’intérêt bas
. Allonger la durée de remboursement
. Mutualisation partielle au niveau européen (ex : euro-obligations)
Avantages :
. Réduit la pression à court terme
Inconvénients :
. Ne diminue pas la dette en valeur absolue
. Dépend du contexte financier international
Elles visent à rendre l’économie plus efficace sur le long terme.
Exemples :
. Réforme du marché du travail
. Modernisation de l’État
. Réorganisation des collectivités locales
Avantages :
. Effets durables
. Améliore la compétitivité
Inconvénients :
. Politiquement sensibles
. Résultats progressifs
Plus controversées ou rares :
. Inflation contrôlée (réduit la valeur réelle de la dette)
. Annulation partielle de dette (très improbable dans la zone euro)
. Privatisations d’actifs publics
Dans les faits, la Union européenne et les institutions économiques recommandent souvent un mix équilibré :
. un peu de rigueur budgétaire
. des réformes structurelles
. et du soutien à la croissance
Il n’y a pas de solution miracle. Réduire la dette implique des choix politiques : qui paie, à quel rythme, et avec quelles priorités. Le vrai enjeu est souvent moins la dette en elle-même que sa soutenabilité dans le temps.
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Réponse à la question B :
La question est débattue en France : baisser les pensions des retraités pourrait théoriquement réduire le déficit, mais l’impact réel dépend énormément de l’ampleur de la baisse et de la manière dont elle est ciblée. Voici les éléments économiques pour comprendre.
Les retraites représentent une part très importante de la richesse nationale en France :
. environ €388 milliards par an de dépenses de pensions
. soit près de 14 % du PIB, un des niveaux les plus élevés d’Europe
La pension moyenne est d’environ 1 626 € brut par mois .
Cependant, point crucial :
On peut faire des ordres de grandeur simples.
. Si on baissait toutes les pensions de :
1 % → environ 3,9 milliards € d’économies par an
5 % → environ 19 milliards €
10 % → environ 39 milliards €
(calcul basé sur ~€388 milliards de dépenses totales).
le déficit public français dépasse 100 milliards € certaines années donc même −10 % des pensions ne supprimerait pas la dette, mais pourrait réduire significativement le déficit.
Pour trois raisons majeures :
1. Risque social
. Beaucoup de retraités ont des revenus modestes.
Par exemple :
. une vie « décente » pour une personne seule nécessite environ 1 634 € par mois selon une étude économique .
. Une baisse générale pourrait faire basculer certains dans la pauvreté.
2. Impact économique
Les retraités représentent une grande part de la consommation.
Si leurs revenus baissent :
. consommation ↓
. croissance ↓
. recettes fiscales ↓
Donc l’effet budgétaire peut être moins positif qu’attendu.
3. Poids politique
Les retraités :
. représentent près d’un quart de la population
. votent beaucoup
Les gouvernements évitent donc les coupes directes.
Plutôt qu’une baisse directe, les gouvernements discutent souvent :
→ plusieurs milliards d’économies possibles.
→ contribution ciblée des plus riches.
→ plus de cotisations, moins d’années de pension.
→ suppression de certains abattements fiscaux pour économiser plusieurs milliards
. Oui, baisser les pensions pourrait réduire le déficit.
. Mais pour avoir un effet massif, il faudrait des baisses importantes (plusieurs dizaines de milliards).
. Les conséquences sociales, économiques et politiques rendent cette option très difficile à appliquer dans la pratique.
--------
Elle :
. retraite à 65 ans
. suppression des niches fiscales
. baisse du nombre de fonctionnaires
. hausse de la TVA.
C’est intéressant parce que certaines rapportent beaucoup plus que baisser les pensions.
----
Moi : O.K, allons y.
----
(au lieu de ~64 ans aujourd’hui après la dernière réforme)
. plus de cotisations (les gens travaillent plus longtemps)
. moins d’années de pension à verser
La France a plus de 400 dispositifs fiscaux dérogatoires.
. réductions d’impôt
. exonérations
. crédits d’impôt
. certaines niches sont utiles (logement, emploi, innovation)
. difficile de trancher sans effets secondaires
La fonction publique représente environ 5,7 millions de personnes.
−100 000 à −200 000 postes
peut dégrader les services publics (écoles, hôpitaux, sécurité)
La TVA est l’impôt qui rapporte le plus.
+1 point de TVA
.impact direct sur les prix
. touche davantage les ménages modestes
Mesure / Gain annuel estimé
. Retraite à 65 ans = 10–20 Md€
. Niches fiscales (partiel) = 10–30 Md€
. Fonctionnaires (réduction) = 3–8 Md€
. +1 point de TVA 8–12 Md€
Déficit public : souvent ~100 milliards €
Dette totale : > 3 000 milliards €
Même en combinant ces mesures, on réduit fortement le déficit, mais :
. on ne supprime pas la dette rapidement
. il faut plusieurs années d’efforts
Chaque mesure a un coût :
Retraites → effort sur les travailleurs
TVA → effort sur les consommateurs
Niches → impact sur entreprises / classes moyennes
Fonction publique → qualité des services
“qui supporte l’effort ?”
Baisser les pensions n’est qu’une option parmi d’autres, et pas forcément la plus efficace.
------
Voilà, Messieurs ! Faites votre choix. Mais la leçon à tirer de cette analyse (qui vaut quand même mieux qu'une discussion de comptoir) est que baisser les pensions (voire ne baisser que celles des retraités les plus aisés) serait loin d'être à elle seule la solution devant la complexité du problème. Et même dans un mix avec d'autres choix.
Elle rapporterait quoi ? Peanuts ! Des queues de cerises ! Avec un coût économique et social à ne pas négliger !
Modifié en dernier par Once le 13 avril 2026 16:29, modifié 6 fois.
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Re: La moitié des Français pensent qu’il n’est pas possible de réduire la dette sans baisser les pensions de retraite
Il me vient une idée.Once a écrit : 13 avril 2026 16:16 1) Ce sondage - présentant certainement des biais- ne sert qu'à une chose : préparer les Français à cette option éventuelle en la présentant comme une solution possible à la réduction de la dette. Et il faut croire que ça marche auprès des uns et des autres.
2) Attiser les clivages générationnels entre les actifs et le retraités (alors que de nombreuses interactivités fonctionnent entre les générations)
3) Eviter de braquer le projecteur sur d'autres options qui pourraient être plus appropriées pour s'attaquer au déficit public.
J'ai donc posé ces deux questions à l'IA :
A) Quelles seraient les multiples solutions possibles pour réduire la dette publique de la France ?
B) Est ce que baisser les pensions des retraités français serait souhaitable pour réduire la dette publique ? Combien cela rapporterait à l'état ?
--------
Voici ses réponses intégrales :
Question A :
A) Réduire la dette publique d’un pays comme la France est un exercice délicat, car il faut équilibrer rigueur budgétaire, croissance économique et acceptabilité sociale. Il n’existe pas une seule solution, mais plutôt plusieurs leviers complémentaires — chacun avec ses avantages et ses risques.
1. Réduire les dépenses publiques
C’est l’approche la plus directe.
Exemples :
. Diminuer certaines dépenses de fonctionnement de l’État
. Réformer les retraites (âge, durée de cotisation)
. Réduire certaines aides ou subventions
Avantages :
. Effet rapide sur le déficit
. Rassure les marchés financiers
Inconvénients :
. Risque de tensions sociales
. Peut freiner la croissance si trop brutal
2. Augmenter les recettes fiscales
L’État peut aussi chercher à collecter plus d’impôts.
Options :
. Augmenter la TVA ou l’impôt sur le revenu
. Lutter contre la fraude fiscale
. Élargir l’assiette fiscale
Avantages :
Augmente rapidement les recettes
Inconvénients :
. Peut peser sur le pouvoir d’achat et l’investissement
. Risque d’impopularité
3. Stimuler la croissance économique
C’est une stratégie indirecte mais puissante.
Idée clé : si le PIB augmente plus vite que la dette, celle-ci devient plus soutenable.
Moyens :
. Investir dans l’innovation et l’éducation
. Soutenir les entreprises
. Simplifier les règles administratives
Avantages :
. Réduit le ratio dette/PIB sans austérité forte
. Crée de l’emploi
Inconvénients :
. Effets plus lents
. Nécessite parfois des investissements publics au départ
4. Gérer la dette différemment
L’État peut jouer sur la structure de sa dette.
Exemples :
. Profiter de taux d’intérêt bas
. Allonger la durée de remboursement
. Mutualisation partielle au niveau européen (ex : euro-obligations)
Avantages :
. Réduit la pression à court terme
Inconvénients :
. Ne diminue pas la dette en valeur absolue
. Dépend du contexte financier international
5. Réformes structurelles
Elles visent à rendre l’économie plus efficace sur le long terme.
Exemples :
. Réforme du marché du travail
. Modernisation de l’État
. Réorganisation des collectivités locales
Avantages :
. Effets durables
. Améliore la compétitivité
Inconvénients :
. Politiquement sensibles
. Résultats progressifs
6. Solutions plus exceptionnelles
Plus controversées ou rares :
. Inflation contrôlée (réduit la valeur réelle de la dette)
. Annulation partielle de dette (très improbable dans la zone euro)
. Privatisations d’actifs publics
En pratique : un mélange de stratégies
Dans les faits, la Union européenne et les institutions économiques recommandent souvent un mix équilibré :
. un peu de rigueur budgétaire
. des réformes structurelles
. et du soutien à la croissance
Conclusion :
Il n’y a pas de solution miracle. Réduire la dette implique des choix politiques : qui paie, à quel rythme, et avec quelles priorités. Le vrai enjeu est souvent moins la dette en elle-même que sa soutenabilité dans le temps.
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Réponse à la question B :
La question est débattue en France : baisser les pensions des retraités pourrait théoriquement réduire le déficit, mais l’impact réel dépend énormément de l’ampleur de la baisse et de la manière dont elle est ciblée. Voici les éléments économiques pour comprendre.
Le poids des retraites dans les finances publiques
Les retraites représentent une part très importante de la richesse nationale en France :
. environ €388 milliards par an de dépenses de pensions
. soit près de 14 % du PIB, un des niveaux les plus élevés d’Europe
La pension moyenne est d’environ 1 626 € brut par mois .
Cependant, point crucial :
la plupart des pensions ne sont pas directement payées par l’État, mais par le système de cotisations sociales (les actifs paient pour les retraités). L’impact direct sur la dette publique dépend donc du déficit du système.
Combien rapporterait une baisse des pensions ?
On peut faire des ordres de grandeur simples.
. Si on baissait toutes les pensions de :
1 % → environ 3,9 milliards € d’économies par an
5 % → environ 19 milliards €
10 % → environ 39 milliards €
(calcul basé sur ~€388 milliards de dépenses totales).
Pour comparaison :
le déficit public français dépasse 100 milliards € certaines années donc même −10 % des pensions ne supprimerait pas la dette, mais pourrait réduire significativement le déficit.
Mais dans la pratique l’État ne baisse presque jamais les pensions
Pour trois raisons majeures :
1. Risque social
. Beaucoup de retraités ont des revenus modestes.
Par exemple :
. une vie « décente » pour une personne seule nécessite environ 1 634 € par mois selon une étude économique .
. Une baisse générale pourrait faire basculer certains dans la pauvreté.
2. Impact économique
Les retraités représentent une grande part de la consommation.
Si leurs revenus baissent :
. consommation ↓
. croissance ↓
. recettes fiscales ↓
Donc l’effet budgétaire peut être moins positif qu’attendu.
3. Poids politique
Les retraités :
. représentent près d’un quart de la population
. votent beaucoup
Les gouvernements évitent donc les coupes directes.
Les solutions plus réalistes envisagées
Plutôt qu’une baisse directe, les gouvernements discutent souvent :
Geler les pensions (ne pas les augmenter avec l’inflation)
→ plusieurs milliards d’économies possibles.
Taxer davantage les retraités aisés
→ contribution ciblée des plus riches.
Reculer l’âge de départ à la retraite
→ plus de cotisations, moins d’années de pension.
Modifier les avantages fiscaux des retraités
→ suppression de certains abattements fiscaux pour économiser plusieurs milliards
Conclusion
. Oui, baisser les pensions pourrait réduire le déficit.
. Mais pour avoir un effet massif, il faudrait des baisses importantes (plusieurs dizaines de milliards).
. Les conséquences sociales, économiques et politiques rendent cette option très difficile à appliquer dans la pratique.
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Elle :
Si tu veux, je peux aussi te montrer combien la dette française diminuerait si on faisait plutôt ces 4 réformes :
. retraite à 65 ans
. suppression des niches fiscales
. baisse du nombre de fonctionnaires
. hausse de la TVA.
C’est intéressant parce que certaines rapportent beaucoup plus que baisser les pensions.
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Moi : O.K, allons y.
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![]()
Reculer l’âge de départ à 65 ans
(au lieu de ~64 ans aujourd’hui après la dernière réforme)
Effet :
. plus de cotisations (les gens travaillent plus longtemps)
. moins d’années de pension à verser
Gain estimé :
+10 à +20 milliards € par an
C’est l’une des mesures les plus efficaces à long terme.
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Réduire les niches fiscales
La France a plus de 400 dispositifs fiscaux dérogatoires.
Exemples :
réductions d’impôt
exonérations
crédits d’impôt
Gain estimé :
total ≈ 80–90 milliards €
réaliste politiquement : +10 à +30 milliards €
Mais :
. certaines niches sont utiles (logement, emploi, innovation)
. difficile de trancher sans effets secondaires
![]()
Réduire le nombre de fonctionnaires
La fonction publique représente environ 5,7 millions de personnes.
Hypothèse :
−100 000 à −200 000 postes
Gain estimé :
+3 à +8 milliards € par an
Limite :
peut dégrader les services publics (écoles, hôpitaux, sécurité)
![]()
Augmenter la TVA
La TVA est l’impôt qui rapporte le plus.
Hypothèse :
+1 point de TVA
Gain estimé :
+8 à +12 milliards € par an
Mais :
.impact direct sur les prix
. touche davantage les ménages modestes
![]()
Comparaison globale
Mesure Gain annuel estimé
Retraite à 65 ans = 10–20 Md€
Niches fiscales (partiel) = 10–30 Md€
Fonctionnaires (réduction) = 3–8 Md€
+1 point de TVA 8–12 Md€
Total combiné réaliste :
30 à 70 milliards € par an
Mise en perspective
Déficit public : souvent ~100 milliards €
Dette totale : > 3 000 milliards €
Conclusion :
Même en combinant ces mesures, on réduit fortement le déficit, mais :
. on ne supprime pas la dette rapidement
. il faut plusieurs années d’efforts
Le vrai arbitrage
Chaque mesure a un coût :
Retraites → effort sur les travailleurs
TVA → effort sur les consommateurs
Niches → impact sur entreprises / classes moyennes
Fonction publique → qualité des services
Donc la vraie question n’est pas seulement “combien ça rapporte”, mais
“qui supporte l’effort ?”
Conclusion simple :
Baisser les pensions n’est qu’une option parmi d’autres, et pas forcément la plus efficace.
Les réformes structurelles (retraites, fiscalité) ont souvent un impact plus important.
------
Voilà, Messieurs ! Faites votre choix. Mais la leçon à tirer de ce bilan est que baisser les pensions (voire ne baisser que celles des retraités les plus aisés) serait loin d'être la solution devant la complexité du problème. Et même dans un mix avec d'autres choix.
Peanuts ! Queues de cerises !
Remplacer les 3/4 du gouvernement actuel dont personne ne connaît un seul nom par l'IA.
Économies assurées !
La seule chose qui permet au mal de triompher est l inaction des hommes de bien.
Edmund Burke.
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Re: La moitié des Français pensent qu’il n’est pas possible de réduire la dette sans baisser les pensions de retraite
Ah non, ce n'est pas peanuts !Once a écrit : 13 avril 2026 16:16 Voilà, Messieurs ! Faites votre choix. Mais la leçon à tirer de cette analyse (qui vaut quand même mieux qu'une discussion de comptoir) est que baisser les pensions (voire ne baisser que celles des retraités les plus aisés) serait loin d'être à elle seule la solution devant la complexité du problème. Et même dans un mix avec d'autres choix.
Elle rapporterait quoi ? Peanuts ! Des queues de cerises ! Avec un coût économique et social à ne pas négliger !
A partir de cette base de données, on peut calculer ceci :
- dans les déciles 6/8, 3,3 millions de retraités gagnent en moyenne 2200 € par mois. Si on retirait à chacun d'eux 200 € par mois, cela génèrerait 7,92 milliards d'euros d'économies,
- dans les déciles 8/10, 3,3 millions de retraités gagnent en moyenne 3680 € par mois. Si on retirait à chacun d'eux 500 € par mois, cela génèrerait 19,8 milliards d'euros d'économies.
Soit un total de plus de 27 milliards, rien qu'en mettant à contribution les 40% de retraités les plus aisés...
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Re: La moitié des Français pensent qu’il n’est pas possible de réduire la dette sans baisser les pensions de retraite
1 Baisser les pensions ne sera pas LA solution au déficit de l'état. On est d'accord. Mais c'est que vous le vouliez ou pas une partie de la solution. Je récuse donc formellement votre conclusion.Once a écrit : 13 avril 2026 16:16
Voilà, Messieurs ! Faites votre choix. Mais la leçon à tirer de cette analyse (qui vaut quand même mieux qu'une discussion de comptoir) est que baisser les pensions (voire ne baisser que celles des retraités les plus aisés) serait loin d'être à elle seule la solution devant la complexité du problème. Et même dans un mix avec d'autres choix.
Elle rapporterait quoi ? Peanuts ! Des queues de cerises ! Avec un coût économique et social à ne pas négliger !
2 Il faudra s'attaquer à bien d'autres dépenses. Nous savons que les aides aux entreprises sont évaluées à plus de 200 milliards. C'est une autre partie de la solution.
3 le nombre de fonctionnaires territoriaux a beaucoup trop progressé. Là encore se trouve un gisement d'économies.
Au final,
- 1 ce n'est pas une seule mesure qui règle tout mais un ensemble de mesures
- 2 si on veut mettre ces mesures en place et qu'elles soient efficaces il faut les étaler dans le temps. L'exemple du blocage de la non revalorisation des retraites au delà d'un certain montant est une mesure qui peut se prendre un an sur deux.
- 3 l'idée que l'on peut revenir à un équilibre budgétaire rapidement est illusoire. Il faut viser les 3% de déficit puis passer à 2% sur peut-être une décennie.
-4 il faut prendre en compte systématiquement la croissance, la favoriser ne pas la casser.
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Re: La moitié des Français pensent qu’il n’est pas possible de réduire la dette sans baisser les pensions de retraite
Effectivement , c'est peanuts. Dette de la France : 3460 milliards d'euros. Et ce serait contre productif. Parce qu'il faudrait en déduire en plus ce que ça coûterait en termes de recettes perdues. Revoyez donc l'analyse ci dessus.jeandu53 a écrit : 13 avril 2026 17:02Ah non, ce n'est pas peanuts !Once a écrit : 13 avril 2026 16:16 Voilà, Messieurs ! Faites votre choix. Mais la leçon à tirer de cette analyse (qui vaut quand même mieux qu'une discussion de comptoir) est que baisser les pensions (voire ne baisser que celles des retraités les plus aisés) serait loin d'être à elle seule la solution devant la complexité du problème. Et même dans un mix avec d'autres choix.
Elle rapporterait quoi ? Peanuts ! Des queues de cerises ! Avec un coût économique et social à ne pas négliger !
A partir de cette base de données, on peut calculer ceci :
- dans les déciles 6/8, 3,3 millions de retraités gagnent en moyenne 2200 € par mois. Si on retirait à chacun d'eux 200 € par mois, cela génèrerait 7,92 milliards d'euros d'économies,
- dans les déciles 8/10, 3,3 millions de retraités gagnent en moyenne 3680 € par mois. Si on retirait à chacun d'eux 500 € par mois, cela génèrerait 19,8 milliards d'euros d'économies.
Soit un total de plus de 27 milliards, rien qu'en mettant à contribution les 40% de retraités les plus aisés...
Re: La moitié des Français pensent qu’il n’est pas possible de réduire la dette sans baisser les pensions de retraite
simple ; on baisse les cotiz (salariales et patronales) en particulier celles des complémentaires => ça se verra sur la paye et fini les grosses pensionsjeandu53 a écrit : 13 avril 2026 12:07Certes, mais la question qui se pose est de savoir si, techniquement, on peut décréter une baisse des pensions, notamment les plus élevées. Ce serait plus simple, si c'était possible, mais je crains qu'on ne puisse pas le faire (le gel des pensions est une possibilité, mais il frappe toutes les pensions, je ne vois pas non plus comment on pourrait geler uniquement les pensions les plus élevées et pas les plus faibles). Donc je pense que, techniquement, si on veut mettre les retraités les plus aisés à contribution, on soit obligé d'imaginer un prélèvement supplémentaire sur les retraites. C'est dommage, parce que ça revient en effet à augmenter les prélèvements obligatoires, mais peut-on faire autrement ?papibilou a écrit : 13 avril 2026 12:01
C'est un peu idiot de donner autant pour reprendre plus. Ne vaudrait il pas mieux donner un peu moins. Ou si vous voulez baisser les dépenses plutôt qu'augmenter les taxes.
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Re: La moitié des Français pensent qu’il n’est pas possible de réduire la dette sans baisser les pensions de retraite
Je ne comprend pas cette obsession récurrente sur les retraités sans mettre en rapport certains autres concernés qui font eux aussi partie du problème. Et pas qu'un peu.
Mais bon...
En fait, c'est du Trump craché , tout ça : c'est du fort avec les faibles et du faible avec les forts.
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Re: La moitié des Français pensent qu’il n’est pas possible de réduire la dette sans baisser les pensions de retraite
le COR exprime 5 axes, dontVictor a écrit : 13 avril 2026 10:21Les français épargnent déjà beaucoup trop. Tous les économistes le disent.sofasurfer a écrit : 13 avril 2026 10:16
Un cotisant qui gagne bien sa vie va reverser plus, et va aussi avoir un reste a vivre qui lui permettra d'investir. la plupart de ceux qui ont des pensions confortables, type plus de 2000 euros, ont également un logement payé, du patrimoine, un portefeuille d'actions de l'épargne etc...
Et vous, votre idée "géniale" serait que ceux qui en ont les moyens épargnent encore plus ????
Non. Le problème des retraites est très simple. Il suffit juste de partir en retraite plus tardivement.
C'est ce que tous nos voisins européens ont fait. Seraient-ils plus idiots que les français ?
Ou bien est-ce plutôt les français qui ont un problème ?
Je penche pour la seconde option.
l'age de départ plus taridf en retraite
la diminution des pensions à partir d'un certain seuil
Il faut agir sur ces deux axes, sinon c'est du clientélisme, car les élus savent bien que els retraités sont les faiseurs de rois...
L’ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne
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Re: La moitié des Français pensent qu’il n’est pas possible de réduire la dette sans baisser les pensions de retraite
2000 euros une pension confortablesofasurfer a écrit : 13 avril 2026 10:16Un cotisant qui gagne bien sa vie va reverser plus, et va aussi avoir un reste a vivre qui lui permettra d'investir. la plupart de ceux qui ont des pensions confortables, type plus de 2000 euros, ont également un logement payé, du patrimoine, un portefeuille d'actions de l'épargne etc...Victor a écrit : 13 avril 2026 10:12
Encore la même idée "à la con".
Le problème de la France ce ne sont pas les riches ou les fortes pensions.
Le problème c'est le manque de riches, le manque de classes moyennes supérieures et votre idée c'est de les taxer ou de leur piquer leur pognon.
Comment faire plus con et plus anti économique ?
Honnêtement on touche le fond avec ce genre d'idée.
Ce qu'il faut faire c'est encourager et motiver les français à gagner plus, à prendre des risques, à accepter des mutations, à accepter de prendre des risques dans leur carrière professionnelle pour gagner plus.
Alors que là, avec cette idée, c'est tout le contraire.
Ah quoi bon se casser le cul, à prendre un poste loin de chez soi, de diminuer sa qualité de vie, si au final, on me rabotera ma pension de retraite pour financer les pensions des glandos !
Ce type d'idée c'est typiquement une idée qui nait dans un pays qui est sur une pente descendante très forte. Un pays qui ne croit plus en son avenir.
La pension / retraite c’est pas vraiment le loto ou la filiation , c’est la conséquence de choix de carrière , de la conduite de celle ci et bien sûr du montant cotisé, on ne la découvre pas le jour de l’ouverture de ses droits.......sauf bien sûr à ne pas s’en occuper avant , quand il’est temps car après, ça craint
A l’instant sur TF1 on nous parle d’une dame auxiliaire de puériculture depuis.. 32 ans dans le même établissement . La j’crains que ça craigne