Le dossier Brexit

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gare au gorille
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Re: Le dossier Brexit

Message par gare au gorille »

Fonck1 a écrit :
gare au gorille a écrit :
n
Pour une fois je suis d'accord avec Fonck. Mais peut être pas pour les mêmes raisons. Les Britanniques ont voté pour la sortie de l'U.E. mais ça n'arrange pas les spéculateurs de la haute finance qui détiennent le pouvoir et qui gèrent cette U.E.
L'exemple français nous montre que face au pouvoir de la finance la démocratie ne pèse pas grand chose.
La peur n'a pas marché car les britanniques en ont toujours eu entre les jambes, mais j'imagine que d'autres moyens sont déjà en œuvre pour ramener au bercail ce peuple qui ose encore l'indépendance.
tu penses sérieusement que la majorité des britaniques préfèrent la faillite?
De quelle faillite parle tu ?? Leur monnaie se dévalue un peu, mais c'est pas si mauvais que ça pour leur économie. De toute façon l'euro aussi a perdu de sa valeur depuis sa création. Mais je pense que rapidement les britanniques vont retrouver leurs marques, le commerce a existé bien avant l'U.E. et je suis sur que les états indépendants s'en sortiront toujours mieux que ce grand truc sans queue ni tête qu'est l' U.E. et qui empoisonne la vie des citoyens au seul profit des plus riches.
* il pleut doucement sur la ville *
* Et le poète soul engueulait l' Univers *
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Re: Le dossier Brexit

Message par Fonck1 »

gare au gorille a écrit :
Fonck1 a écrit :

tu penses sérieusement que la majorité des britaniques préfèrent la faillite?
De quelle faillite parle tu ?? Leur monnaie se dévalue un peu, mais c'est pas si mauvais que ça pour leur économie. De toute façon l'euro aussi a perdu de sa valeur depuis sa création. Mais je pense que rapidement les britanniques vont retrouver leurs marques, le commerce a existé bien avant l'U.E. et je suis sur que les états indépendants s'en sortiront toujours mieux que ce grand truc sans queue ni tête qu'est l' U.E. et qui empoisonne la vie des citoyens au seul profit des plus riches.
je te parles de faits,pas d'élucubrations.
un pays qui perds 30% de la valeur de sa monnaie perds en échange des millions côté importations.
on ne parle pas de 2 ou 5% qui sont déjà des cracks conséquents, on parle de 30%....
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Re: Le dossier Brexit

Message par Fonck1 »

Mickey a écrit :
Fonck1 a écrit : les britaniques ne sortirons jamais de l’Europe.
L'économie va prendre le dessus sur les populistes.
Euh le RU ce n'est pas la France, là bas on respecte une décision populaire. Par contre il va y'avoir de belles négociations avec l'Europe et au final un statut de "partenaire privilégié ".
En gros, tous les avantages de l'UE sans ses inconvénients.
ça n'arrivera jamais.
ils ont déjà essayé et se sont fait envoyer dans les cordes.
ça va leur couter très cher, les traitrises du leaves.
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Re: Le dossier Brexit

Message par Nitram »

Mickey a écrit :
Fonck1 a écrit : les britaniques ne sortirons jamais de l’Europe.
L'économie va prendre le dessus sur les populistes.
Euh le RU ce n'est pas la France, là bas on respecte une décision populaire. Par contre il va y'avoir de belles négociations avec l'Europe et au final un statut de "partenaire privilégié ".
En gros, tous les avantages de l'UE sans ses inconvénients.
Sauf qu'il n'est pas possible d'avoir les avantages de l'UE sans ses inconvénients.

Les Anglais veulent avoir accès au marché unique ? Ils doivent payer, accepter les lois européennes, accepter la justice européenne, accepter la libre-circulation des Européens. Ils ne veulent rien de tout cela ? Eh bien ils n'auront rien.
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Re: Le dossier Brexit

Message par Fonck1 »

Nitram a écrit :
Mickey a écrit :

Euh le RU ce n'est pas la France, là bas on respecte une décision populaire. Par contre il va y'avoir de belles négociations avec l'Europe et au final un statut de "partenaire privilégié ".
En gros, tous les avantages de l'UE sans ses inconvénients.
Sauf qu'il n'est pas possible d'avoir les avantages de l'UE sans ses inconvénients.

Les Anglais veulent avoir accès au marché unique ? Ils doivent payer, accepter les lois européennes, accepter la justice européenne, accepter la libre-circulation des Européens. Ils ne veulent rien de tout cela ? Eh bien ils n'auront rien.
c'est ça le truc.
ils veulent le beurre, l'argent et la crémière.

ils ont sans doute oubliés le fric que leur a donné l’Europe pour aménager certaines de leurs régions au demeurant magnifiques.

ça me rappelle ce con de de villiers, qui etait contre l'europe qui a financé toute sa région....quel débile.
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Re: Le dossier Brexit

Message par Fonck1 »

Brexit: la vision britannique de sa relation avec l'UE est "pure illusion" (Tusk)

La vision britannique de sa future relation avec l'UE après le Brexit est "basée sur une pure illusion", a critiqué vendredi le président du Conseil européen Donald Tusk.

"Je suis heureux que le gouvernement britannique semble aller vers une position plus détaillée, toutefois si ce que rapportent les médias est vrai, je crains que la position britannique ne soit basée sur une pure illusion", a affirmé M. Tusk, qui préside l'instance regroupant les dirigeants des Etats membres de l'UE, à l'issue d'un sommet informel des 27 (sans le Royaume-Uni) à Bruxelles.

Une déclaration qui a aussitôt poussé son collègue et président de la Commission Jean-Claude Juncker à ironiser: "Vous avez vos gros titres pour demain", a-t-il lancé aux journalistes.

L'ex-Premier ministre luxembourgeois a lancé une pique à David Cameron, ancien Premier ministre britannique qui a dû démissionner après avoir perdu le vote sur le Brexit qu'il avait lui-même convoqué.

"Où est M. Cameron désormais ?", a-t-il demandé aux journalistes.

"Je ne suis pas le Premier ministre britannique, ça serait une bonne nouvelle pour la Grande-Bretagne si je l'étais, mais je ne le suis pas", est-il allé jusqu'à déclarer.

Jeudi soir, la Première ministre britannique Theresa May avait retrouvé ses principaux ministres pour une réunion marathon de huit heures, au cours de laquelle elle a exposé ses plans pour un accord "qui fonctionne pour toutes les composantes du Royaume-Uni (...) et permette les échanges commerciaux les plus souples possible", selon son porte-parole.

Londres affirme vouloir quitter le marché unique et l'union douanière, mettre fin à la liberté de circulation des migrants et à la juridiction de la Cour européenne des droits de l'Homme. Dans le même temps, Theresa May veut négocier un accord qui réduirait autant que possible les droits de douane et les démarches administratives.

Un ministre britannique, qui n'était toutefois pas présent à la réunion de jeudi, a déclaré qu'un accord avait été trouvé sur le fait que la Grande-Bretagne chercherait à s'aligner sur les règles de l'UE dans certains secteurs de l'économie, mais conserverait un droit de s'en écarter.

Donald Tusk a fustigé le "retour" d'une "philosophie" visant à vouloir gagner sur tous les plans.

"Depuis le tout début, c'est un des principes clés de l'UE à 27 qu'il ne peut y avoir de sélectivité et de marché unique à la carte. Cela continuera à être un principe clé, je n'en doute pas. (...) Nous serons extrêmement réalistes dans l'évaluation de nos possibles nouvelles propositions", a martelé M. Tusk.


Dans ces négociations sur le partenariat qui unira les deux parties après le Brexit et la période de transition post-divorce, l'UE insiste pour que les principes fondamentaux restent indissociables, en particulier la liberté de circulation pour les biens et les services et celle des personnes.

Les orientations générales de l'UE à 27 sur la future relation avec la Grande-Bretagne seront annoncées lors d'un sommet européen les 22 et 23 mars, "que la position du Royaume-Uni soit prête ou non", a affirmé le président du Conseil européen, avançant que l'UE ne pouvait pas "attendre sans rien faire".


Mme May doit préciser officiellement la position du Royaume-Uni le vendredi 2 mars, au lendemain d'une réunion avec Donald Tusk à Londres.
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saint thomas
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UE et budget post Brexit

Message par saint thomas »

Les dirigeants européens ont fait le constat vendredi de leurs divisions sur les choix budgétaires auxquels ils seront confrontés après 2020, quand les recettes seront grevées par le départ du Royaume-Uni.

l'UE va perdre avec le Brexit l'un de ses principaux contributeurs, à hauteur de plus de 10 milliards d'euros par an.

"Tous les dirigeants sont prêts à travailler à la modernisation du budget et de ses programmes. Et beaucoup sont prêts à contribuer plus au budget après 2020", a assuré Donald Tusk, le président du Conseil européen, instance qui regroupe les dirigeants de l'UE.
L'Allemagne d'Angela Merkel s'y engage dans l'accord de coalition du futur gouvernement. Le français Emmanuel Macron a de son côté assuré que la France était "prête à ce que nous ayons un budget européen en expansion".

A l'inverse, plusieurs pays, tous des contributeurs nets (donnant plus qu'ils ne reçoivent) ont prévenu qu'ils refuseraient de payer plus, comme les Pays-Bas, la Suède, le Danemark ou l'Autriche.
http://www.lepoint.fr/monde/ue-un-somme ... 362_24.php

Bref, y'a 10 milliards à payer et seuls l'Allemagne et la France , contributeurs qui donnent déjà plus qu'ils ne reçoivent , sont d'accord pour payer plus.

Faudra sacrément couper les dépenses sociales pour ça , diminuer encore les retraites
Tout ça pour faire des traités de libre échange dans la plus grande opacité et tuer notre indépendance alimentaire
Là encore , faudra payer toutes ces importations (70 000 tonnes de viande vendues bien au-dessous du prix des éleveurs français )

Conclusion: aller dans le mur ça coûte trés cher
Je résiste à tout sauf à la tentation (Oscar Wilde)
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Re: UE et budget post Brexit

Message par Fonck1 »

saint thomas a écrit :
Les dirigeants européens ont fait le constat vendredi de leurs divisions sur les choix budgétaires auxquels ils seront confrontés après 2020, quand les recettes seront grevées par le départ du Royaume-Uni.

l'UE va perdre avec le Brexit l'un de ses principaux contributeurs, à hauteur de plus de 10 milliards d'euros par an.

"Tous les dirigeants sont prêts à travailler à la modernisation du budget et de ses programmes. Et beaucoup sont prêts à contribuer plus au budget après 2020", a assuré Donald Tusk, le président du Conseil européen, instance qui regroupe les dirigeants de l'UE.
L'Allemagne d'Angela Merkel s'y engage dans l'accord de coalition du futur gouvernement. Le français Emmanuel Macron a de son côté assuré que la France était "prête à ce que nous ayons un budget européen en expansion".

A l'inverse, plusieurs pays, tous des contributeurs nets (donnant plus qu'ils ne reçoivent) ont prévenu qu'ils refuseraient de payer plus, comme les Pays-Bas, la Suède, le Danemark ou l'Autriche.
http://www.lepoint.fr/monde/ue-un-somme ... 362_24.php

Bref, y'a 10 milliards à payer et seuls l'Allemagne et la France , contributeurs qui donnent déjà plus qu'ils ne reçoivent , sont d'accord pour payer plus.

Faudra sacrément couper les dépenses sociales pour ça , diminuer encore les retraites
Tout ça pour faire des traités de libre échange dans la plus grande opacité et tuer notre indépendance alimentaire
Là encore , faudra payer toutes ces importations (70 000 tonnes de viande vendues bien au-dessous du prix des éleveurs français )

Conclusion: aller dans le mur ça coûte trés cher
c'est toi le mur.
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Re: Le dossier Brexit

Message par Fonck1 »

Le "temple" Cambridge en première ligne des conséquences du Brexit

C'est une ville-campus comme il n'en existe guère d'autres, exception faite d'Oxford, la grande rivale que Cambridge affronte chaque année au cours de joutes rituelles : compétitions d'aviron, rencontres de rugby ou troisièmes mi-temps. C'est une cité-université idéale qui a l'élégance de donner à celui qui l'arpente la délicieuse illusion d'être plus savant. Huit siècles d'excellence, jalonnés par Oliver Cromwell, Charles Darwin, John Maynard Keynes et une flopée d'espions à la solde de l'URSS ; un presque millénaire sanctionné par des dizaines de Nobel avec, au bout du compte, une troisième place (sur 500) au classement Shanghai des universités mondiales ; juste derrière les américaines Harvard et Stanford. Oxford est septième, la première française, Paris-VI, quarantième, la meilleure allemande arrive juste derrière.

Un passé prestigieux, mais un avenir anxiogène qu'un mot résume : le Brexit. Comment surmonter cette épreuve quand on est un temple du savoir et des idées qui, par définition, n'ont que faire des frontières ? Qu'adviendra-t-il des quelque 8 000 étudiants originaires d'autres pays européens, une fois la rupture consommée ? Et quid d'Erasmus ? Un suspense qui tourne au supplice chinois dans la mesure où les réponses ne viendront qu'en mars 2019 au plus tôt, avec la sortie officielle du Royaume-Uni de l'UE. « Près de 80 % des étudiants souhaitent rester ; l'université ne déviera pas d'un chemin qui est clairement international », tente de rassurer l'ancien recteur qui parle en connaissance de cause. Car Leszek Borysiewicz est d'origine polonaise : « Le Royaume-Uni a accueilli mes parents après la Seconde Guerre mondiale et je suis très fier de lui avoir rendu ce qu'il m'a donné. » Stephen Toope, qui lui a succédé il y a quelques semaines, n'est pas britannique mais canadien.
Chute des inscriptions

Cambridge, la ville du Royaume-Uni qui a voté le plus massivement contre la rupture avec l'Union européenne, en juin 2016 (73,8 %), est sortie groggy de ce référendum. À la fois anxieuse à l'idée que les négociations en cours puissent accoucher d'un « hard Brexit » potentiellement ravageur pour l'université, et effarée qu'une majorité des sujets de Sa Gracieuse Majesté aient pu faire le choix contraire, jugé irrationnel. D'où un certain nombre de déclarations dans lesquelles l'amertume le dispute au catastrophisme. Dans une intervention à la Chambre des communes, le député local, le travailliste Daniel Zeichner, a comparé le Royaume-Uni à « un somnambule qui marche droit vers la catastrophe ». Leszek Borysiewicz avoue redouter ce qu'il appelle « un Brexode », une fuite des cerveaux, qu'ils soient étudiants ou enseignants. Quant à Alistair Fitt, son homologue d'Oxford, confronté peu ou prou aux mêmes défis, il a qualifié la sortie annoncée de l'UE de « plus grand désastre pour le secteur universitaire depuis des années ».

De fait, un effet Brexit est déjà perceptible avant même que celui-ci ne soit effectif. À Cambridge, le nombre d'inscriptions d'étudiants européens a déjà chuté de 15 %. À l'inverse, celui des jeunes Britanniques qui ont préféré opter pour une université d'Europe continentale n'est pas connu, mais la tendance est réelle. Helen, elle, a décidé de rester au pays, mais le Brexit a pesé sur ses choix : « Initialement, je voulais m'orienter vers la littérature anglaise, mais, après le référendum, j'ai opté pour le français. Un peu par passion pour Sartre et Nathalie Sarraute, mais surtout parce que je me sens plus européenne que britannique. Et ultérieurement, je ne me vois pas faire carrière ici. »
Manque à gagner

Cambridge © Tom PILSTON/PANOS-REA pour le po

Professeur de physique expérimentale et doyenne du département de physique, Athene Donald ne s’est pas remise du choc subi le 27 juin 2016 au matin.
© Tom PILSTON/PANOS-REA pour le po
La libre circulation des personnes et des idées est en jeu, mais il est aussi question de capitaux. Professeur de physique expérimentale et doyenne du département de physique, Athene Donald ne s'est pas remise du choc subi le 27 juin 2016 au matin et en redoute les effets induits. « Je n'y crois toujours pas, tout cela est tellement à courte vue, déplore la scientifique, qui a été décorée de l'Ordre de l'Empire britannique, il y a quelques années. Non seulement la limitation des échanges sur le plan humain risque de se traduire par un appauvrissement général, mais nous risquons également de perdre les budgets européens octroyés à la recherche, qui sont supérieurs à ceux accordés par notre gouvernement. »

Ce qui est vrai de Cambridge l'est peu ou prou des autres universités britanniques. L'UE a versé l'an dernier un total de 836 millions de livres, près d'un milliard d'euros. En cas de rupture nette avec les 27 partenaires du Royaume-Uni, les laboratoires de recherche seront privés de cette manne. Et, compte tenu de la rigueur du gouvernement conservateur en matière de dépenses publiques, il est peu probable que Londres compense intégralement le manque à gagner.

Alors, les principales intéressées tentent de sauver ce qui peut l'être. Lobby qui ne dit pas son nom, le Russell Group réunit vingt-quatre universités particulièrement réputées en matière de recherche scientifique (« Oxbridge » bien sûr, London School of Economics, University College de Londres, notamment). Autant dire que, dans le contexte actuel, Jessica Cole qui est chargée du dossier Brexit ne chôme pas : « Nous sommes allés à Bruxelles pour convaincre de notre volonté d'ouverture, tenter d'avoir des éclaircissements sur notre avenir, sur la pérennité d'Erasmus, persuader de l'importance vitale de la coopération avec les autres universités européennes, mais la décision finale nous échappe. »
Régression

Moins élitiste, l'association Universities UK a dressé un véritable cahier des charges auquel le gouvernement de Theresa May devrait se conformer pour limiter les dégâts, autant que faire se peut. La dotation du secteur de la recherche y figure en bonne place, UUK soulignant qu'en la matière le Royaume-Uni est à la traîne de ses voisins, France incluse. Et pour souligner qu'il s'agit moins de dépense que d'investissement, l'association souligne : « Nos universités contribuent à l'économie britannique à hauteur de 73 milliards de livres chaque année et représentent 2,8 % de son PIB. Elles génèrent plus de 750 000 emplois et environ 11 milliards de livres de revenus à l'export. »

On l'aura compris, le monde universitaire en général et Cambridge en particulier considèrent le divorce à venir comme une régression sur tous les plans. En cherchant bien, pourtant, on trouve quelques francs-tireurs auxquels cela semble ne faire ni chaud ni froid. Professeur de sciences politiques, spécialiste des questions européennes, Chris Bickerton est de ceux-là. « Nous vivons dans un microcosme ; faites dix kilomètres hors de Cambridge et vous constaterez que les Brexiters sont majoritaires, plaide-t-il. En outre, beaucoup de mes confrères sont hostiles au Brexit sur la base d'intérêts personnels, du type mon labo va être menacé par les coupes budgétaires. Je ne crois pas à la fatalité de l'appauvrissement et en huit cents ans d'existence, l'université a traversé bien d'autres épreuves plus vitales. »


Le Brexit ne semble faire ni chaud ni froid au professeur de sciences politiques de Cambridge, spécialiste des questions européennes, Chris Bickerton.

Ce Franco-Britannique, qui a signé dans le New York Times une tribune très critique sur Emmanuel Macron, ne s'est évidemment pas fait que des amis dans son « microcosme » : « Les professeurs ont l'habitude de déjeuner tous ensemble, c'est une tradition. Au début, j'ai été un peu ostracisé et puis tout est rentré dans l'ordre ; on veille simplement à parler d'autre chose. » Cambridge est peut-être en train de perdre l'Europe, mais conserve un flegme tout britannique.
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Re: Le dossier Brexit

Message par vincent »

Fonck1 a écrit :
Le "temple" Cambridge en première ligne des conséquences du Brexit

Ce Franco-Britannique, qui a signé dans le New York Times une tribune très critique sur Emmanuel Macron, ne s'est évidemment pas fait que des amis dans son « microcosme » : « Les professeurs ont l'habitude de déjeuner tous ensemble, c'est une tradition. Au début, j'ai été un peu ostracisé et puis tout est rentré dans l'ordre ; on veille simplement à parler d'autre chose. » Cambridge est peut-être en train de perdre l'Europe, mais conserve un flegme tout britannique.

Vous m'avez coupé l' herbe sous les pieds . Thérésa est dans la panade , son pays avec,et les principaux "acteurs" de ce mini séisme se sont cachés sous la table .....
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Re: Le dossier Brexit

Message par Fonck1 »

« Monter » jusqu’à la Cour suprême britannique

Les protestataires vont saisir une Haute Cour britannique de la question de savoir si « la décision du Royaume-Uni de se retirer de l’UE a été prise conformément aux exigences constitutionnelles ». Ils espèrent que leur recours « montera » jusqu’à la Cour suprême britannique, gardienne de la Constitution, voire jusqu’à la Cour de justice de l’UE, gardienne de la législation européenne, et donc de l’article 50 du traité de Lisbonne utilisé pour le Brexit.

Le Royaume-Uni « est confronté aux difficultés les plus graves qu’il ait connues depuis 1940 à cause du Brexit », a estimé, jeudi, Antony Grayling, professeur de philosophie à l’université Birkbeck de Londres, figure de prou des opposants au Brexit, qui a mis en garde contre les conséquences d’une procédure « qui pourrait être engagée sur des bases fausses et illégales ».

Tout en prétendant agir aussi bien dans l’intérêt des défenseurs que des adversaires du Brexit, les promoteurs du recours n’ignorent pas que leur geste revient à demander l’arrêt du processus de sortie de l’UE. Le Parlement de Westminster compte une majorité de députés qui y sont hostiles. Exiger un vote de leur part sur la sortie de l’UE au nom de la souveraineté parlementaire revient à contrarier le vote des électeurs qui, eux, ont approuvé le Brexit à 52 %.
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Re: Le dossier Brexit

Message par Fonck1 »

le populisme est quand même le plus gros fléau de tous les temps.....
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Re: UE et budget post Brexit

Message par Nitram »

saint thomas a écrit :
Les dirigeants européens ont fait le constat vendredi de leurs divisions sur les choix budgétaires auxquels ils seront confrontés après 2020, quand les recettes seront grevées par le départ du Royaume-Uni.

l'UE va perdre avec le Brexit l'un de ses principaux contributeurs, à hauteur de plus de 10 milliards d'euros par an.

"Tous les dirigeants sont prêts à travailler à la modernisation du budget et de ses programmes. Et beaucoup sont prêts à contribuer plus au budget après 2020", a assuré Donald Tusk, le président du Conseil européen, instance qui regroupe les dirigeants de l'UE.
L'Allemagne d'Angela Merkel s'y engage dans l'accord de coalition du futur gouvernement. Le français Emmanuel Macron a de son côté assuré que la France était "prête à ce que nous ayons un budget européen en expansion".

A l'inverse, plusieurs pays, tous des contributeurs nets (donnant plus qu'ils ne reçoivent) ont prévenu qu'ils refuseraient de payer plus, comme les Pays-Bas, la Suède, le Danemark ou l'Autriche.
http://www.lepoint.fr/monde/ue-un-somme ... 362_24.php

Bref, y'a 10 milliards à payer et seuls l'Allemagne et la France , contributeurs qui donnent déjà plus qu'ils ne reçoivent , sont d'accord pour payer plus.

Faudra sacrément couper les dépenses sociales pour ça , diminuer encore les retraites
Tout ça pour faire des traités de libre échange dans la plus grande opacité et tuer notre indépendance alimentaire
Là encore , faudra payer toutes ces importations (70 000 tonnes de viande vendues bien au-dessous du prix des éleveurs français )

Conclusion: aller dans le mur ça coûte trés cher
Faut quand même revoir les bases hein. Si le budget reste stable après le Brexit (et donc que les autres pays acceptent de maintenir le budget stable malgré le départ du Royaume-Uni) c'est que TOUS les pays compenseront. C'est pas au choix.
Donc finalement ça ne sera en aucun cas seulement la France (ou l'Allemagne) qui compensera ces 10 milliards.
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Re: Le dossier Brexit

Message par Fonck1 »

c'est évident.
il y a des traités signés et les états se doivent de les respecter.
d’ailleurs, la fermeté de l'UE face au brexit en démontre l'exact minutie.
les pays ne font pas ce qu'ils veulent quand ça les arrange, et c'est bien normal.
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Re: Le dossier Brexit

Message par Stounk »

Fonck1 a écrit : c'est évident.
il y a des traités signés et les états se doivent de les respecter.
d’ailleurs, la fermeté de l'UE face au brexit en démontre l'exact minutie.
les pays ne font pas ce qu'ils veulent quand ça les arrange, et c'est bien normal.
C'est vrai, les peuples non plus d'ailleurs.
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