En France, la liberté de conscience fait partie des Principes fondamentaux reconnus par les lois de la République (PFRLR), qui sont des principes dégagés par le Conseil constitutionnel français et par le Conseil d'État, qui figurent dans le bloc de constitutionnalité.
Elle découle :
de l'article 10 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 17892 :
« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi »de l'article 1er de la loi de séparation des Églises et de l'État de 19053 :
« La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public »
La Commission de réflexion sur l'application du principe de laïcité dans la République parle de la liberté de conscience comme du « second pilier de la laïcité »4.
Toutefois, l'existence dans la législation et dans le débat public d'une distinction entre « laïcité » et « neutralité », de même qu'entre « liberté de conscience » et « liberté d'opinion », démontre que la religion n'est réellement perçue et traitée ni comme un phénomène strictement privé ni comme un simple courant d'opinion parmi d'autres. La notion même de laïcité, telle qu'elle est comprise dans la société française, n'est donc pas dénuée d'ambiguïté1.
Apriori, tant que cela n'exerce pas d'influences majeures sur les choix politiques, et tant qu'il n'y a pas trouble à l'ordre public, il n'y a pas lieu d'empêcher une crèche dans une mairie...tout comme il n'y aurait pas lieu d'empêcher un genre de crèche musulmane/juive/bouddhiste du moment que cela n'altère pas les choix politiques de la mairie et que cela n'amène pas à un désordre public (le désordre public, ce sont les citoyens qui le créé, donc si les médias s'en mêlent, ça peut y conduire...vu qu'on manipule facilement le peuple).
Moi ce qui me dérange toujours dans la laïcité française, ce n'est pas tant ses principes, mais c'est qu'elle s'applique uniquement à la religion, alors qu'elle devrait plutôt s'appliquer à ce qui est "éthiquement" irrecevable par l'esprit du pays (après tout, pourquoi la religion plus que d'autres formes de pensées ?). Par exemple, doit-on promouvoir des marques de malbouffe aux distributeurs dans une mairie alors qu'on nous bassine avec des "mangez mieux" ? Il y a plein d'autres exemples qui n'ont rien à voir avec la religion et qui me dérangent...mais qui passent au travers du filet.