Gare aux ingérences américaines! La Cour d'Appel prévient:
Gratos!Affaire des assistants parlementaires du FN : le président du tribunal de Paris met en garde contre une éventuelle « ingérence » américaine avant le procès en appel
A partir du 13 janvier et jusqu’à la mi-février, la cheffe de file de l’extrême droite, Marine Le Pen, et onze autres prévenus vont être jugés par la cour d’appel de Paris, soupçonnés d’avoir détourné l’argent du Parlement européen au seul profit du parti.
Le Monde avec AFP
Publié aujourd’hui à 19h01
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Le président du tribunal judiciaire de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, a mis en garde, mardi 6 janvier, contre une éventuelle « ingérence inacceptable et intolérable » après des menaces de sanctions américaines contre des magistrats qui ont traité le dossier pénal du Front national (devenu Rassemblement national), telles que rapportées par la presse.
Selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, l’administration Trump aurait envisagé des sanctions contre les juges du tribunal correctionnel de Paris ayant condamné Marine Le Pen en mars dernier. Le procès en appel aura lieu du 13 janvier au 12 février 2026.
« Si de tels faits étaient avérés ou devaient se réaliser, ils constitueraient une ingérence inacceptable et intolérable dans les affaires internes de notre pays qui devrait provoquer la réprobation des pouvoirs publics », a prévenu le président du tribunal judiciaire de Paris lors d’un discours à l’occasion de l’installation de nouveaux magistrats.
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La cheffe de file de l’extrême droite française, ainsi que le parti en tant que personne morale et onze autres prévenus doivent être jugés par la cour d’appel de Paris à partir de mardi, soupçonnés d’avoir détourné l’argent du Parlement européen au seul profit du parti.
En évoquant le cas du magistrat français de la Cour pénale internationale (CPI) Nicolas Guillou, visé depuis août par des sanctions américaines, Peimane Ghaleh-Marzban a appelé à « nous élever contre la possibilité même que cela puisse être imaginé ».
Nicolas Guillou est notamment chargé, à la CPI, du dossier du mandat d’arrêt visant le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. En mars, Donald Trump avait comparé la condamnation en première instance de Marine Le Pen à quatre ans d’emprisonnement dont deux fermes, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité à ses propres déboires judiciaires.
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