Violences sexuelles Affaire Epstein : de nouveaux documents mettent en cause Donald Trump pour des faits d’agressions sexuelles sur mineure
Le ministère de la Justice a publié jeudi 5 mars quatre entretiens d’une femme menés par le FBI en 2019 accusant le président américain d’agressions sexuelles dans les années 80, alors qu’elle avait entre 13 et 15 ans.
L’étau se resserre sur le président américain.
Une salve de documents mettant en cause Donald Trump dans l’affaire Epstein a été publiée jeudi 5 mars par le ministère américain de la Justice.
Le président américain est directement mis en cause pour des faits d’agressions sexuelles sur mineure.
Dans ces entretiens menés par le FBI non corroborés et datant de 2019, une femme dit avoir été victime du magnat de l’immobilier dans les années 1980, alors qu’elle était mineure.
Ces documents ont mis du temps à sortir – plus d’un mois après la première déclassification de millions de pages relatives à Jeffrey Epstein, le 30 janvier dernier. Dans un communiqué posté sur les réseaux sociaux, le ministère de la Justice de l’administration Trump s’en justifie, affirmant qu’ils étaient considérés comme faisant double emploi avec d’autres pièces du tentaculaire dossier autour du millionnaire pédocriminel, mort en en détention en août 2019.
Un délai anormal pointé du doigt notamment par le chef de file des sénateurs démocrates, Chuck Schumer. Ce dernier a accusé, la semaine dernière, l’administration Trump de «dissimulation massive» de documents du dossier du criminel sexuel, mettant en garde le ministère de la Justice contre toute destruction de preuves.
Doutes sur la temporalité des faits
Dans ces nouveaux documents, on apprend donc que le FBI a interrogé une femme à quatre reprises entre juillet et octobre 2019, alors que Donald Trump exerçait son premier mandat à la tête des Etats-Unis (2017-2021). Lors de chacun de ces entretiens, cette femme, dont l’identité a été anonymisée, a formulé des allégations d’abus contre Jeffrey Epstein.
Mais lors de son second interrogatoire par les enquêteurs fédéraux, elle a également proféré des accusations à l’encontre de Donald Trump. Les faits remonteraient au début ou au milieu des années 1980, lorsque Jeffrey Epstein l’avait emmenée à New York ou dans le New Jersey. Le pédocriminel avait alors présenté la jeune fille, âgée à cette époque entre 13 et 15 ans selon ses dires, à Donald Trump, qui aurait abusé d’elle lors de ce voyage.
Lors du quatrième entretien réalisé par les agents en octobre 2019, cette même femme a refusé de fournir des détails supplémentaires sur l’agression présumée commise par Donald Trump, d’après le résumé de cet entretien, rendu public. Une incertitude cependant plane sur la temporalité exacte des faits, car Epstein et Trump ne semblaient pas être en contact pendant les années 80, bien que l’un et l’autre étaient de riches hommes d’affaires à cette époque.
Devenu proche par la suite de Jeffrey Epstein – les deux hommes évoluant dans les mêmes cercles –, Donald Trump a toujours nié avoir eu connaissance de son comportement criminel et assure avoir rompu avec lui bien avant ses ennuis judiciaires. Une version plusieurs fois mise à mal, notamment en novembre dernier, lorsque des élus démocrates ont publié des mails attribués à Jeffrey Epstein et envoyés à Donald Trump, démontrant que le dirigeant était au courant de longue date de l’empire pédocriminel monté par son ancien ami.
«
Femme perturbée à l’abondant passé judiciaire»
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt a démenti vendredi «
des accusations complètement infondées, ne reposant sur aucune preuve, de la part d’une femme perturbée qui a un abondant passé judiciaire». «
Comme nous l’avons dit à de multiples reprises, le président Trump a été totalement innocenté par la publication du dossier Epstein», a-t-elle réaffirmé dans un communiqué.
Jeffrey Epstein ou pas, cela n’a pas empêché Donald Trump de commettre lui aussi des violences sexuelles sur des femmes, pour lesquelles il a été mis en examen voire condamné, en décembre 2024, dans l’affaire «Stormy Daniels».
Mise à jour à 17 h 05 avec le communiqué de la Maison Blanche.
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