crepenutella a écrit : La plupart des gens ne comprennent rien au métier de professeur. Déjà, l'éducation est le pilier de la République. Il n'y a que par l'éducation que chaque citoyen peut espérer réussir à s'intégrer dans la société. Pourtant, le salaire moyen d'un prof ne doit pas dépasser les 1400 euros. En outre, plusieurs miliers de profs sont vacataires et n'ont pas du tout le statut, ils doivent se déplacer dans toute une région sans remboursement de frais de transport ni logement. C'est une précarité comme il n'en existe que rarement dans privé.
Si nous voulions réellement lutter contre les inégalité il faudrait payer au moins 2500 euros les profs en début de carrière pour attirer les plus compétents. Ensuite, réduire à 15 le nombre d'élèves par classe et faire de l'enseignement individualisé. C'est tout.
Maintenant on peut rajouter quelques heures en présentiel au prof. Sauf que c'est surtout le travail administratif et les corrections/préparations de cours qui prennent du temps. Si on rajoute une heure de cours à un prof, c'est 4h de correction et d'adminisatratif rajouté dans la semaine en fait.
Je pense que la meilleur chose à faire est de rajouter quelques heures en présentiel dans les établissements pour les profs afin qu'ils fassent du soutient, ou autre, et augmenter significativement leurs salaire.
L'éducation est nécessaire mais elle n'est pas si indispensable que cela dans la réussite économique d'un pays.
On fantasme trop sur l'absolu nécessité de faire suivre les plus longues études possibles à un maximum d'élèves.
Cela devient le premier poste de dépense du pays ..., on embauche des armées d'enseignants fonctionnaires qui seront un coût énorme pour la collectivité avec un résultat incertain voire négatif (des diplômes Bac+5 au chômage ne trouvant aucun emploi dans leur spécialité).
Il faut sortir de ce schéma de pensée et réorienter l'éducation vers les
besoins réels de la société française.
Une éducation nationale bien plus allégée, ciblée sur des priorités clairement définies aura de bien meilleurs résultats et un coût bien plus faible pour les finances publiques.
En politique, ce qu'il y a de plus difficile à apprécier et à comprendre c'est ce qui se passe sous nos yeux.
Alexis de Tocqueville