crepenutella a écrit : Le pire dans tout cela...c'est que les riches fermeraient leur gueule et resteraient discrets ça passerait comme une lettre à la porte. Mais non! Il faut en plus qu'ils financent des politiciens pour nous vendre des politiques d'austérités, qu'il fasse de la propagande anti sécurité sociale, anti code du travail, anti chômeur. Ils ont tout fait pour que nous ayons la haine de nous même. Pour que le jeune étudiant fraichement arrivé sur le marché du travail se sente comme une merde parce qu'il refuse de travailler 45h semaine pour la moitié du smic.
Ils nous ont violemment attaqué ces dernières années. Ils ont tout fait pour que nous culpabilisions de notre bonheur, de nos acquis sociaux, que nous nous sentions responsables de la fragilités des finances publiques.
Et pendant ce temps, ils planquaient des centaines de milliards d'euros à l'étranger...
La confiance est rompue.
Comme tu es sensible à cette question, j'imagine que tu auras comme moi remarqué que cette prépondérance de la question des dettes et déficits publiques datent d'un peu après la crise financière. Ce fut étonnant (et un peu grotesque), mais c'est passé dans la tête de beaucoup de gens.
Pourquoi à ce moment là ? Parce que les populations, lors de la crise financière, ont commencé à comprendre qu'on les prenait vraiment pour des andouilles, que lorsque les mecs pouvaient se goinfrer, ils n'en laissaient pas une miette (allaient mettre leur fric dans les paradis fiscaux, notamment) et que lorsqu'ils faisaient faillite, il fallait que les Etats les secourent, donc que les citoyens passent à la caisse. Bref, c'est un jeu parfait: à tous les coups on gagne. Combien de procès, de types mis en prison suite à la crise? Zéro.
Il y a eu quelques gesticulations à l'époque, on a durci le ton sur le secret bancaire, etc. Mais tout de suite après, d'un seul coup d'un seul, toutes les dettes publiques des grandes économies sont devenues insoutenables (même s'il existait et existe toujours une grande variété de cas en l'espèce). On a fait gober aux gens, sur fond de morale populaire (de cigale et de fourmi, etc) qu'il allait falloir se serrer la ceinture. Il fallait détourner l'attention (et canaliser la colère grandissante) du peuple. Bravo les médias, ils ont bien rempli leur rôle.
Presque 10 ans après, nous en sommes toujours là , il faut toujours se serrer davantage la ceinture et il y a toujours plusieurs dizaines de milliards qui s'échappent chaque années de nos caisses (avec lesquelles la plupart de nos comptes seraient à l'équilibre, rappelons-le), avec la complaisance de nos dirigeants successifs, propulsés sur le devant de la scène par ceux à qui profitent le crime.
Honnêtement, je vois mal comment cette situation pourrait prendre fin. Il faudrait que la majorité des gens ouvrent les yeux et les réactions sur ce sujet prouvent que nous sommes encore loin du compte.