sofasurfer a écrit : 20 mai 2020 09:07
Considérer que l'on peut user de violence verbale ou d'agression pour répondre a certaines idées, c'est du fascisme au sens littéral, ce que tu soutiens dans chacun de tes messages, c'est à vomir...
Pour résumer, ce qu'il dit: les musulmans constituent une population à part en France. Un état dans l'état. Les banlieues représenteraient une puissance étrangère. Les voiles et les djellabas sont les symboles d'une armée d'occupation. Les français, dont les musulmans sont exclus de la définition, sont en péril s'ils ne se révoltent pas. C'est une petite partie du type de discours qu'il répand.
Ce ne sont pas de simples idées. Il sonne l'hallali, c'est un appel au châtiment. Ce sont des propos d'une violence extrême. Tu aimerais que ses idées soient débattues, Zemmour le souhaite aussi. Mais ce n'est pas pour la beauté de débattre. Ce n'est pas avec l'hypocrite idée qu'il serait susceptible de changer d'avis avec raison et arguments, non, c'est pour étendre la portée de son discours. Lui et ses supporters le savent très bien. Appeler à débattre, c'est introduire sa violence dans le champs des possibles.
Parce qu'on ne débat pas de savoir si les musulmans ont leur place ou non en France, l'hypothèse est raciste et l'issue tragique. On ne débat pas de savoir si les musulmans constituent un péril, rien que l'envisager c'est y répondre. On ne fera jamais changer d'avis ceux qui ont ces idées type années 30. Puis que doivent dire les musulmans ?
"Rassurez-vous, nous sommes normaux et inoffensifs". Quelle idée absurde, cela ne changerait pas d'un iota son audience. En revanche on les aiderait à diffuser leurs intentions belliqueuses.
C'est pourquoi il ne faut jamais débattre de ces concepts. Il faut les combattre, les bannir tant que possible, museler médiatiquement leurs auteurs, les noyer dans les procès, leur refuser la respectabilité, rappeler les échos de l'histoire. Les attaques dérisoires que Zemmour subit dans la rue ne sont rien en comparaison du poison et de la haine qu'il diffuse.