Allez comme tu refuses de répondre, on va la refaire :UBUROI a écrit : 28 avril 2021 11:30 Ce qui me choque c'est que ce sont des MILITAIRES, et qui se disent MILITAIRES qui font cette tribune.
L'ARMEE c'est pas "neutre"; elle n'a rien à faire dans le champ politique surtout dans une tribune qui se veut collective et MILITAIRE.
Vous captez la nuance entre ça, et la prise de position individuelle, civile d'un citoyen qui ne se présente pas en PROFESSIONNEL de quelque chose: l'obligation de réserve leur est appliquée en tout premier lieu et surtout à eux. Le passé et le présent montrent les dérives des militaires.
Ils savent se taire, la grande muette ce n'est pas pour rien; qu'ils continuent à se taire.
il va falloir expliquer pourquoi cette députée,Laetitia Saint-Paul , ne te choque pas alors qu'elle était militaire d'active et que en meme temps faisait campagne pour LREM :
Ici étrangement, personne pour exiger qu'elle se taise...Avant d’être élue en 2017, Laetitia Saint-Paul était officier de l’armée de terre. Aujourd’hui vice-présidente de l’assemblée nationale, elle se confie. Avant de rejoindre En Marche en 2017, cette solide jeune femme, grande et sportive, a commandé 200 hommes au sein de la brigade franco-allemande basée à Müllheim, près de la frontière. C’est sa fierté, en témoigne le fanion de la brigade en évidence dans son bureau sous les toits de l’Assemblée nationale. Quand Emmanuel Macron, parti à la conquête de l’Élysée, l’a détournée de sa carrière d’officier, elle s’occupait de prospective militaire à Saumur, où elle vit toujours avec son mari officier de cavalerie et leurs deux enfants. Son unité, surnommée « Les sculpteurs de fumée », devait anticiper toutes les situations possibles, apporter une réponse à chaque « cas non conforme » qui se présente dans l’armée, en temps de paix comme de conflit. Elle y a appris l’art de la guerre, cher aux politiques souvent férus de Sun Tzu et Clausewitz. Lorsque En Marche a ouvert les candidatures pour les investitures de députés, Laetitia Saint-Paul était prête à sauter dans le vide. Belle occasion d’aller au cœur du pouvoir, défendre l’armée mise à mal selon elle par tous les politiques depuis Sarkozy. Elle en a informé son général, qui lui a fait sèchement remarquer qu’un militaire d’active qui devient député, cela ne s’était jamais vu depuis 1918. Qui plus est une femme, ont râlé quelques grognards haut gradés, « elle n’est que capitaine, pour qui se prend-elle ? ». Fille de buralistes de la banlieue de Rennes, mariée à un engagé volontaire à 17 ans, elle n’a pourtant aucune arrogance. Juste l’ambition, chevillée à l’âme depuis son enfance, d’agir et de servir son pays, dans l’armée ou la République. Le général Bertrand Ract-Madoux, gouverneur des Invalides, n’a-t-il pas décidé lui aussi de se présenter dans la Drôme ? Son investiture LREM n’a déclenché aucune protestation. Le 18 juin 2017, la capitaine a savouré sa victoire au champagne, et le général, battu, est rentré dans ses quartiers. Sitôt élue dans la 4e circonscription du Maine-et-Loire, Laetitia Saint-Paul s’est mise en disponibilité de l’armée et a intégré la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée. Nommée « whip » (fouet en anglais), soit coordinatrice pour le groupe LREM, elle fait ses preuves, « chef, j’avais appris à l’être ». En octobre 2019, Richard Ferrand, sensible à son CV, la propulse vice-présidente. « Cela a cloué le bec aux derniers grincheux de l’armée, s’amuse-t-elle, j’ai aujourd’hui un rang protocolaire infiniment plus haut que général. »

