Effectivement, à l'heure actuelle, il n'y a aucune raison pour que la redevance soit limitée aux possesseurs de postes TV. Il me semble normal de l'étendre à tout possesseur d'un poste TV, d'une connexion Internet ou d'un poste radioUne première et une annonce. François Hollande est le premier président en exercice à s’être rendu au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Il y a prôné jeudi «une assiette plus large et plus juste» pour la redevance audiovisuelle. Notant que l'«on peut regarder les chaînes du service public sur d'autres instruments que la télévision», le chef de l'Etat a indiqué que «l'objectif est qu'à rendement constant, sans que ça ne coûte rien de plus à personne, il puisse y avoir une assiette plus large et plus juste» pour la redevance.
«Je rassure, l'objectif n'est pas d'accroître les recettes», alors que le budget 2015 prévoit une augmentation de 3 euros du montant de la redevance, à 136 euros, a-t-il toutefois tempéré. La redevance, officiellement dénommée «contribution à l'audiovisuel public» (CAP), sert à financer des groupes comme France Télévisions, Radio France ou Arte. L'ensemble des présidents de ces groupes ont d'ailleurs déjà plaidé en faveur de l'élargissement de la redevance. Matthieu Gallet, président de Radio France, comme Rémy Pflimlin, président de France Télévisions, Véronique Cayla, présidente d'Arte l'appellent de leurs voeux. «Comme la redevance (indexée sur l'inflation) augmente moins vite du fait d'une faible inflation, je plaide pour une assiette plus large que le seul téléviseur», avait ainsi expliqué Mathieu Gallet, expliquant que puisque la radio est maintenant enrichie d'images et de vidéos sur internet, on l'écoute et la regarde aussi sur ces supports.
La ministre de la Culture Fleur Pellerin a fermé la porte cette année à l'élargissement de l'assiette de la redevance, mais indiqué dernièrement qu'une réflexion était en cours. «On est en droit de se demander pourquoi, à terme, la redevance ne pèserait que sur les détenteurs de télévision», a-t-elle ainsi déclaré.
L'autre solution serait de faire payer les programmes "publics" à la demande sur les supports autre que TV :roll:



