Cette comparaison avec l'industrie est mal venue et ne correspond à rien.djep a écrit : ↑16 décembre 2025 09:44Il y a selon la FAO plusieurs protocoles possible pour éradiquer la maladie. La France a choisi de s'aligner sur les directives européennes d'abattage systématique qui à l'évidence fonctionne, et avec au final globalement moins de dégâts qu'escomptés. Soit ! Tant mieux.Yaroslav a écrit : ↑15 décembre 2025 21:10
Je pense que vous avez tout faux.
L'enjeu pour l'Europe, et l'enjeu pour la FNSEA qu'on accuse un peu vite d'être un syndicat de céréaliers qui s'opposerait aux éleveurs (!), c'est de sauver le cheptel français et européen de la maladie.
Les gens de la FNSEA ont compris qu'il s'agissait d'une question de survie économique pour l'ensemble de la filière.
Si la maladie se transmet, comme on le craint, à la même vitesse et un peu dans les mêmes conditions que le coronavirus, on pourra s'enorgueillir d'avoir voulu sauver quelques vaches de paysans, toute l'économie de l'élevage français aura été anéantie et on aura strictement rien gagné, mais tout perdu par contre.
Il reste qu'au niveau de la centaine d'éleveurs qui ont perdu leurs bêtes, les dégâts sont réels et auraient pu peut être être amoindris avec une autre méthode. On ne le saura pas.
Le problème que les éleveurs ont mis sur la table est plus vaste que le traitement de l'épizootie puisque cela concerne la survie de leurs exploitations qui sont mises en danger par d'autres causes tels que les accords commerciaux de l'UE qui se font non seulement à leur détriment mais à ceux des consommateurs français, et même maintenant au détriment de notre balance commerciale.
On se trouve dans le même processus qui a torpillé notre industrie, maintenant c'est au tour de l'agriculture.
D'ailleurs j'ai vu hier un reportage sur l'un dés éleveurs qui avait eu ses 28 vaches euthanasiées en juin (si ma mémoire est bonne) . Il a reconstitué son troupeau et recommence son exploitation. Seule interrogation: est-ce que la perte d'exploitation a été suffisamment indemnisée ?
Concernant le cas du Mercosur, j'ai déjà expliqué que les importations de viande sont limitées en quantité.



