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Démantèlement des centrales nucléaires : un chantier hors normes et hors
de prix
EDF chiffre l’addition finale à 60 milliards d’euros. Un coût sous-évalué, selon la mission parlementaire sur « la faisabilité du démantèlement des installations nucléaires ».
Par Pierre Le Hir
Publié le 13 avril 2017 à 09h32, mis à jour le 13 avril 2017 à 09h32
Le grand chantier
de la déconstruction nucléaire a bien sûr un coût. La facture est estimée à 1 milliard d’euros, au bas mot, pour Superphénix, l’ancien réacteur
de la centrale
de Creys-Malville (Isère), près
de 500 millions d’euros pour Brennilis (Finistère), 400 millions pour Chooz A (Ardennes) et environ 300 millions pour un réacteur classique.
Pour l’ensemble des 58 réacteurs en activité et des neuf pionniers à l’arrêt, EDF chiffre l’addition finale à 60 milliards d’euros, gestion des déchets et des derniers cœurs comprise. Afin
de disposer
de cette somme le moment venu, le groupe avait provisionné 24,4 milliards d’euros au 31 décembre 2016, une enveloppe dont Dominique Minière, responsable
de la production nucléaire et thermique à EDF, rappelle qu’elle a été validée par plusieurs audits.
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Mais la mission parlementaire sur « la faisabilité du démantèlement des installations nucléaires » a rendu, en février 2017, des conclusions bien différentes. Elle estime que « les charges
de démantèlement sont sous-évaluées » et relève que les provisions constituées par l’électricien français « sont parmi les plus basses [des pays]
de l’Organisation
de coopération et
de développement économiques, sans filet
de sécurité en cas d’écart sur les coûts ».