Viol présumé au 36 Quai des Orfèvres :trois policiers en garde à vue
Les fonctionnaires mis en cause, un officier et deux gardiens affectés à l'antigang, ont croisé dans un bar situé en face du Quai des Orfèvres une cliente Canadienne avant de l'emmener « visiter » le siège mythique. Le parquet a saisi mercredi l'Inspection générale de la police des polices.
Trois policiers, un capitaine et deux gardiens de la paix affectés à la Brigade de recherche et d'intervention (BRI, antigang) ont été placés en garde à vue dans les locaux de l'inspection générale de la police nationale (IGPN, police des polices) pour des soupçons de viol commis dans les bâtiments même du Quai des Orfèvres.
Selon les premiers éléments de l'enquête, l'affaire, encore très confuse, s'est déroulée dans la nuit de mardi à mercredi. Dans un pub irlandais, situé de l'autre côté de la Seine faisant face au siège de la PJ parisienne, les fonctionnaires ont rencontré une cliente canadienne en villégiature à Paris. Alors qu'elle était semble-t-il en état d'ébriété, selon diverses sources policières, les trois policiers l'ont invitée à «visiter» le fameux «36».
Dans les locaux, les circonstances de la «virée» nocturne demeurent confuses et, toujours de source policière, méritent encore d'être considérées «avec la plus extrême prudence».
La femme, qui dit avoir été agressée sexuellement, a été retrouvée à l'aube prostrée aux abords du Quai des Orfèvres. Un policier, l'aperçevant, l'a conduite au commissariat du IVe arrondissement où elle a fait une déposition. Le parquet de Paris, aussitôt alerté, a saisi la police des polices. Les redoutés «bœufs carottes», comme ils sont surnommés dans le jargon maison, se sont rendus mercredi matin sur place pour faire une série de constations. Des bandes vidéos des accès au «36» auraient été saisies.
«Les faits ne viols ne sont pas avérés en l'état et il est trop tôt pour savoir ce qui s'est passé, il est urgent d'attendre la fin de l'enquête pour tirer des conclusions», commente une source interne à PJ parisienne où l'on rappelle que «les mesures de garde à vue sont inévitables dans ce genre de dossiers sensibles où des fonctionnaires sont mis en cause».
Les auditions des trois policiers pourraient être prolongées vendredi.
Comme quoi, pour les touristes qui visitent Paris, il peut y avoir bien pire que se faire faire les poches par des roms ou se faire arracher on portables par des arabes...



