L’incroyable déni de réalité des pro-européens : le pire danger pour l’Europe est-il ceux qui la défendent ?

http://www.atlantico.fr/decryptage/incr ... 59815.htmlLes anti-européens ne sont pas les seuls à commettre des erreurs. Le président du Conseil Herman Van Rompuy a récemment déclaré avoir la "conscience tranquille" au sujet du désenchantement européen qui gagne de plus en plus de terrain dans l'opinion publique. Pourtant les faits sont là et les responsabilités bien établies.
Atlantico : Dans une récente interview pour "le Monde" (voir ici), le président du Conseil Européen Herman Van Rompuy a affirmé qu'il avait "la conscience tranquille" vis-à -vis du désenchantement européen, affirmant qu'il avait fait le maximum pour préserver l'euro, rejetant les problèmes actuels sur "la génération précédente". Que penser d'un tel constat ?
Christophe Bouillaud : D'une part, ce constat part du double principe qu'il fallait sauver l'euro, et qu'on ne pouvait sauver l'euro que de cette manière-là . Or tout montre qu'on aurait pu procéder autrement, il n'était pas indispensable de sauver les actionnaires et les obligataires des banques européennes qui avaient fait des mauvais paris sur les finances grecques, l'immobilier irlandais ou pire encore les subprimes américaines. Ce sauvetage au nom du risque systémique et du crédit à l'économie européenne a permis à certains dirigeants économiques et politiques de s'exonérer de leurs responsabilités, il a contredit toute notion libérale de rapport entre les risques et les gains encourus. Il n'était pas non plus indispensable de considérer que sauver l'euro était la condition sine qua non de la survie de l'Union européenne. On peut imaginer un autre scénario de sortie de crise via des sorties de l'euro des différents pays concernés, certes les effets sur la distribution interne des revenus dans chacun de ces pays n'auraient pas été les mêmes : les salariés n'auraient pas alors été les seuls à voir leurs revenus baisser.
déjà , si on faisait le tri entre les Eurosceptiques (qui croit en une autre Europe que cette construction libérale mondialisé) et les Europhobes (qui ne croit pas en une Europe des peuples, mais pas du tout!).
On aura déjà fait un pas
un chaque pas suivant celui qui l'a précédé... on avancera
