UE-EUROPE : L'europe dont je rêve (message 6)

Actualité hebdo, politique, économie, informations...
Répondre
Mister Polark
Posteur TOP VIP
Posteur TOP VIP
Messages : 1783
Enregistré le : 14 octobre 2013 20:41

UE-EUROPE : L'europe dont je rêve (message 6)

Message par Mister Polark » 27 mai 2014 00:27

Une nation européenne est-elle possible ?


Au moment où la France achève une présidence de l’Union marquée par la crise financière, «Marianne» a demandé à Hubert Védrine* et au philosophe libéral Pierre Manent** d’évaluer la solidité de la construction européenne face au nouveau contexte international.


Image

Marianne : Selon vous, une « nation » européenne, au sens plein du terme, a-t-elle une chance d’advenir ?

Hubert Védrine : Personnellement, j’ai toujours été activement européen, mais je n’ai jamais cru en l’idée fédéraliste stricto sensu. Il s’agit d’une belle idée, mais l’expérience m’a convaincu qu’elle ne s’appliquait pas à l’ensemble européen. L’expression « Etats-Unis d’Europe » a été un slogan utile pour sortir les Européens des ornières du repli sur soi, mais pas un programme véritable. Mon sentiment, aujourd’hui plus fort que jamais, est qu’il n’y a pas une « nation » européenne ; il y a des nations européennes qui sont toujours là et, selon la formule déjà ancienne de Delors, une « fédération d’Etats-nations ».

Je ne crois pas non plus en l’idée d’une « dynamique », sur le mode : « c’est une étape », « on ira plus loin », « l’opinion n’est pas encore mûre », etc. Il me semble que les opinions n’évoluent guère à ce sujet, qu’elles régressent même plutôt… Je ne conçois donc pas l’avenir de l’Europe comme s’inscrivant dans un processus de fabrication d’une nation européenne venant en punition, en substitution ou en sublimation des anciennes nations. Je crois en plus de coopération, plus de convergence, d’actions communes, etc., entre elles. Bref, je vois les choses d’une façon ambitieuse, mais autrement…


Pierre Manent : Je partage la perspective que vous venez de tracer. Qu’il faille aller vers toujours plus de coopération entre les nations européennes est un point sur lequel les citoyens des différents pays européens peuvent se retrouver ; mais cela suppose que les nations demeurent les éléments de base de notre vie politique. Et ce pour trois raisons principales. D’abord parce que, comme l’illustre l’histoire, le surgissement du principe consistant à « se gouverner soi-même » passe par la constitution des unités nationales. Il y a une solidarité étroite entre la formation des nations et la cristallisation des démocraties européennes, au point qu’on se demande si une démocratie détachée des nations est envisageable. En tout cas, cela ne s’est jamais vu.

La deuxième raison est que la constitution de l’Europe comme puissance n’a fait qu’un avec la montée en puissance des nations. De même que la cité était la forme politique propre à la Grèce, l’Etat-nation est celle de l’Europe. Les partisans doctrinaires d’une nation européenne rêveraient donc de séparer l’effet de sa cause, la civilisation européenne de sa raison politique, qui réside dans une relation entre les nations, faite d’un mélange de rivalités et d’émulation.

Le dernier argument concerne un point de morale politique au sens large, vient du fait que, pour que la vie politique soit humainement satisfaisante, qu’elle ouvre un avenir qui ait du sens, il faut que les hommes politiques soient responsables devant les citoyens. Et ceci ne peut advenir qu’à l’intérieur d’une unité bien circonscrite. Les Etats-Unis sont un pays très ouvert, à la population mêlée, mais il y a une frontière nette entre les Américains et les autres, un processus d’acquisition de la nationalité très strict, un contrôle sévère des frontières. Le problème des institutions européennes est qu’on ne sait pas devant qui elles sont responsables et qu’elles-mêmes l’ignorent ! Hormis, bien sûr, devant une certaine idée de l’Europe qu’elles ont produite et entretenue. Ce manque de substance politique explique aisément leur discrédit…



Marianne : Une « nation » européenne peut-elle néanmoins valoir en tant que but ultime des Européens, horizon de leurs actions communes ?


Hubert Védrine : En rappelant le décalage qui existe entre la vision post-nationale que certains ont de l’Europe et l’Europe telle qu’elle a été historiquement, Pierre Manent montre bien les limites de cette idée. Car l’Europe n’a paradoxalement jamais été aussi forte que lorsqu’elle était divisée : c’est la désunion – ou plutôt la compétition et la rivalité entre les nations – qui ont fait sa force du XVIe au XIXe siècle. Bien sûr, il n’est pas question de transposer ces leçons au temps présent, mais parler d’une nation européenne tient manifestement de l’oxymore. Je ne pense donc pas que ce puisse être le but ultime.

Non seulement cela n’arrivera pas, mais, si l’on considère les opinions européennes, la curiosité des unes envers les autres est même plutôt moins aiguisée qu’auparavant. On le voit bien en ce qui concerne la langue, la culture, et même Erasmus. Les Français parlent moins l’allemand qu’avant ; et il s’est généralisé, chez nous comme ailleurs, une sorte d’anglais d’aéroport, purement fonctionnel, qui ne témoigne d’aucun intérêt pour les autres cultures européennes, pas même britannique ! Le temps ne me semble donc pas travailler en faveur de la formation d’une nation européenne. C’est, à mon avis, une illusion, et donc aussi une machine à créer de la désillusion.

J’ajouterais que cette idée est propre à entretenir une sorte d’incompréhension radicale du monde extérieur par les Européens. S’ils continuent à croire qu’ils vivent dans un monde post-tragique, post-identitaire et post-national, ils risquent de moins comprendre que jadis ce qui se passe dans le monde, y compris aux Etats-Unis. L’objectif reste donc bien pour moi plus d’Europe, mais pas au sens d’une dépossession des nations au profit d’un système mou, au rôle mal défini et à la responsabilité incertaine : c’est plus d’Europe au sens de plus de coopération entre les nations, plus de politiques communes. Bref, il s’agit de prendre acte de la diversité de l’Europe, sans en faire un drame, et de transformer cette diversité en force. Qu’on arrête donc de sermonner les peuples européens en leur faisant honte de ce qu’ils sont ! Se libérer de la représentation d’une Europe transnationale permettrait de consacrer plus d’énergie à trouver entre nous des objectifs communs.

Pierre Manent
: Je constate d’ailleurs le même manque de curiosité mutuelle, que vous déplorez, dans mon propre métier. La formule selon laquelle « l’Europe nous ouvre l’esprit » dit exactement le contraire de ce qu’on observe. Quel doit donc être l’objectif pour nous, dans ces conditions ? Des institutions communes, nous en avons suffisamment, peut-être même trop ; ce dont nous manquons, c’est d’actions communes, dans laquelle les pays européens puissent se reconnaître et se réunir.


Marianne : Des événements dramatiques comme la crise actuelle ne peuvent-ils pas modifier de fond en comble ces données et pousser l’Europe à l’intégration ?


H.V. : Je n’y crois pas. On évoquait tout à l’heure les cités grecques. Je ne suis pas sûr que la menace perse ait abouti à les faire fusionner…

P.M.
: Non, et chacune procédait dans son coin à ses petites négociations avec les Perses…

Hubert Védrine : Même la menace stalinienne, à l’origine de la construction européenne, n’a pas entraîné une fusion des nations. Elle a engendré des structures collectives de défense, une construction économique, un marché commun, pas plus… Je ne vois pas quel phénomène extérieur, même la crise actuelle (sauf si la Chine voulait dominer le monde et absorber l’Europe, ce qui n’est pas le cas) pourrait forger une nation européenne. Comme le montre l’histoire des nations anglaise, française ou autre, cela a été un processus très long, avec beaucoup de violence, et de répression, l’interdiction des langues locales, de la purification ethnique, etc. Tout cela est heureusement impensable à l’époque moderne. En revanche, le moment est peut-être favorable pour que l’Europe élabore ce « point de vue actif » dont a parlé Pierre Manent.

C’est même indispensable : si les Européens veulent conserver leur mode de vie et leur type très particulier de société, avec ses équilibres et sa qualité de liberté, ils doivent accepter de devenir une puissance – sinon, ils seront condamnés à la dépendance et échoueront à se préserver. Et il me semble qu’il y a, en ce moment, une vraie opportunité. Une certaine désillusion se fait jour, le réalisme est à nouveau compris, et avec des crises à répétitions, alimentaire, énergétique, écologique, financière, etc., on entrevoit la fin d’un cycle américain irresponsable. Tout cela crée une occasion pour que les Européens s’affirment, à condition, bien sûr, d’en finir avec l’illusion du dépassement des identités – officiellement abandonné mais subliminalement obsédant –, qui handicape l’élaboration d’une vraie politique commune des Européens face au monde.

Pierre Manent : A condition que l’on sorte aussi de cette « délégitimation » intime des nations, née des guerres du XXe siècle et qui, depuis l’Allemagne, s’est répandue à des degrés divers dans toute l’Europe. Comme si l’histoire de nos nations se réduisait à la sucession de leurs crimes, réels ou supposés. Comment donc faire en sorte que chacune d’entre elles retrouve une certaine « amitié avec soi-même » ? Peut-être la crise aura-t-elle ce bon effet de nous ramener à une vie plus sobre et plus juste de ce que nous sommes et pouvons être.

Hubert Védrine : On ne sortira, je crois, de ce dilemme que par une approche le plus lucide possible de l’histoire, ce qui est le contraire de la repentance. Et face à la crise économique, c’est la combinaison des réponses nationales adéquates et coordonnées qui fait la réponse européenne. Bref, on n’arrivera pas à imposer une Europe-puissance par une substitution de l’Europe aux nations, mais par une prise de conscience par celles-ci de la nouvelle dureté du monde et une volonté commune, déterminée et durable.


* Ancien ministre socialiste des Affaires étrangères, auteur de Continuer l’histoire, Fayard, 2008.


**Directeur du centre Raymond-Aron, auteur de La Raison des nations, Gallimard, 2006.

Cet entretien est publié dans le Marianne numéro 608, dans la rubrique Forum
Source : http://www.marianne.net/Une-nation-euro ... 94228.html
Les risques d’une Europe Fédérale
Quand une Union monétaire n’est pas accompagnée d’une Union politique complète, cela mène au déséquilibre économique et au désastre, comme actuellement en Zone Euro.

Il faut donc trancher entre une Europe Fédérale et une Europe des Nations, par referendum.

Une Europe des Nations signifierait un retour aux monnaies nationales et à une coopération européenne qui reviendrait au fonctionnement d’avant Maastricht.

Une Europe Fédérale verrait l’Avènement d’un gouvernement européen, avec des Impôts Européens, des dépenses européennes et une solidarité à l’échelle Européenne.

Pour que cette Europe là se mette en place, il faudrait que les Européens votent « Oui » au référendum « voulez-vous d’une Europe Fédérale ? » que j’aimerais qui leur soit proposé.

C’est Beau non ? Tous ces peuples qui après s’être fait la guerre si longtemps se réunissent pour ne faire plus qu’un ? Si tout cela fait rêver, il ne faut pas oublier les risques que comporte cette union.

Si les gens ne se sentent pas européens mais ont toujours une identité nationale qui est forte, cela peut créer des tensions en temps de crises. Voyez déjà aujourd’hui ! Depuis le début de la crise de l’euro, les Allemands sont traité d’égoïstes, les Grecs de fainéants. Angela Merkel a eu besoin de 7 000 policiers pour assurer sa sécurité à Athènes, comme si elle était en Pays ennemi. Pas tellement l’idée que l’on se fait de l’amitié entre les peuples.

L’Espagne est l’exemple miniature de ce qui pourrait arriver à l’Europe Fédérale : la Catalogne se bat depuis longtemps pour son indépendance, mais il n’y a jamais eu de telles manifestations à Barcelone, et la crise actuelle n’y est pas pour rien. Les Catalans en ont marre de payer pour un gouvernement fédéral qui ne leur rend pas autant qu’ils payent, contrairement au principe de solidarité, où les régions riches doivent payer pour les pauvres.

En France par exemple les Impôts prélevés à Paris, vont aider des régions plus sinistrées de France. Où est le problème ? Ils aident d’autre français, des compatriotes, cela leur parait juste.

Les Catalans refusent de payer pour les autres Espagnols car ils ne les considèrent pas comme des compatriotes. Et comme leur revendication reste vaine, ils sont désespérés. C’est une forme « douce » d’Impérialisme ou un peuple qui refuse son gouvernant y est contraint. C’est la porte ouverte à la haine et la violence.

S’il n’y a pas de sentiment d’appartenance européen. C’est ce qui risque d’arriver à l’initiative fédérale, j’en ai bien peur.

Les gens devront voter à ce référendum avec leur cœur, ils doivent se poser la question « est-ce que je me sens européen ? » et non « est-ce que cela est dans mon intérêt ? », car le sentiment d’appartenance a l’entité qui les gouverne est dans leur intérêt. La question n’est pas économique, elle est irrationnelle puisque c’est un sentiment qui sert de réponse a la question.

Personnellement mon choix est fait, je voterai « non » à ce référendum que j’espère tant. Je me sens plus français qu’européen.

On ne rapprochera pas des nations en les effaçant sous un même drapeau.
Source : http://www.agoravox.fr/actualites/europ ... ale-126331

C'est deux articles résument bien ma pensé

Même si je suis profondément souverainiste et patriote, je pense que : D'abord une Alliance/UE à 6, au fur et à mesure du déclassement des pays européen face aux pays émergent, les liens se resserreront jusqu’à devenir une confédération/fédération. Ca prendrait minimum 50 ans. Après l'Alliance des 6 pourrait intégrer très lentement d'autre pays. Une fois que le dernier pays intégré est au niveau de l'Alliance au niveau du niveau de vie, de l'intégration, (ça passe forcement par des transferts de 100/200 milliards, pour mettre à niveau les infrastructures, par rapport au l'Alliance ..., puis une fois totalement intégré, on passe à un autre pays ...
Une alliance des 28 comme maintenant, ça aurait du prendre 200 ans, minimum. Mais la, c'est impossible
Modifié en dernier par Mister Polark le 30 mai 2014 14:21, modifié 1 fois.

Avatar du membre
bigboul
Posteur Diamant
Posteur Diamant
Messages : 890
Enregistré le : 14 mars 2014 05:42

Re: UE-EUROPE

Message par bigboul » 27 mai 2014 07:11

La géopolitique c'est comme les glaciers, ça bouge tout le temps et ça modifie le paysage, même si on ne le voit pas.
Bien-sûr le fédéralisme, s'il est un but à atteindre, ne va pas se mettre en place demain. Il faut harmoniser les lois fondamentales des nations (constitutions), puis transférer progressivement les souverainetés vers le pouvoir central en laissant aux Etats Nations les prérogatives spécifiques.
Mais en attendant tous les pays de la Communauté Européenne doivent prendre en considération l'humain afin d'élever les niveaux de vie et de protection de tous les européens. Si on commence par mettre tout le monde à la soupe populaire demain il n'y aura plus de soupe.
Le mensonge n'est pas une simple tromperie, il est l'expression d'un système de vie découlant d'une éducation basée sur l'exercice du pouvoir des puissants sur le monde.La vérité, elle, est révolutionnaire. :super:

Avatar du membre
Kelenner
Posteur DIVIN
Posteur DIVIN
Messages : 18877
Enregistré le : 05 juin 2013 09:03

Re: UE-EUROPE

Message par Kelenner » 27 mai 2014 19:49

Hubert Védrine, un des rares politiques qui relève le niveau.

Je crois qu'il est à peu près évident qu'il n'existe pas de nation européenne, chaque pays ayant sa propre langue, sa propre culture, sa propre histoire dont les différences sont trop importantes pour créer l'unité minimale d'une véritable "nation". Lire Todd, 'l"Invention de l'Europe" sur ce sujet.

Les "Etats-Unis d'Europe", ça n'existera jamais et ce n'est même pas souhaitable. Mais cela n'empêche pas de conserver une "Union", défendant un certain nombre de valeurs et d'intérêts communs strictement définis et délimités.

Avatar du membre
sacamalix
Posteur DIVIN
Posteur DIVIN
Messages : 15132
Enregistré le : 17 juillet 2011 21:09
Localisation : Midi Pyrénées

Re: UE-EUROPE

Message par sacamalix » 27 mai 2014 20:07

Kelenner a écrit : Hubert Védrine, un des rares politiques qui relève le niveau.

Je crois qu'il est à peu près évident qu'il n'existe pas de nation européenne, chaque pays ayant sa propre langue, sa propre culture, sa propre histoire dont les différences sont trop importantes pour créer l'unité minimale d'une véritable "nation". Lire Todd, 'l"Invention de l'Europe" sur ce sujet.

Les "Etats-Unis d'Europe", ça n'existera jamais et ce n'est même pas souhaitable. Mais cela n'empêche pas de conserver une "Union", défendant un certain nombre de valeurs et d'intérêts communs strictement définis et délimités.
Il y a plusieurs modèles de fédéralisations : les USA, l'Allemagne, la Suisse, la Russie (sans forcément mettre un Poutine en chef à Bruxelles :lol: )... Sans compter qu'on peut encore en "inventer". Alors au travail !!! :super:
Il n'y absolument aucun mérite à exciter les gens. Le vrai héros c'est celui qui apaise.

La laïcité n'est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l'ordre public.

Mister Polark
Posteur TOP VIP
Posteur TOP VIP
Messages : 1783
Enregistré le : 14 octobre 2013 20:41

Re: UE-EUROPE

Message par Mister Polark » 27 mai 2014 20:52

Kelenner a écrit : Hubert Védrine, un des rares politiques qui relève le niveau.

Je crois qu'il est à peu près évident qu'il n'existe pas de nation européenne, chaque pays ayant sa propre langue, sa propre culture, sa propre histoire dont les différences sont trop importantes pour créer l'unité minimale d'une véritable "nation". Lire Todd, 'l"Invention de l'Europe" sur ce sujet.

Les "Etats-Unis d'Europe", ça n'existera jamais et ce n'est même pas souhaitable. Mais cela n'empêche pas de conserver une "Union", défendant un certain nombre de valeurs et d'intérêts communs strictement définis et délimités.
Pour une fois on est d'accord. Même NDA/DLR ou le FN ou l'UKIP anglais, ne sont pas contre une Union.
Le conseil de l'Europe c'est très bien, on n'a pas besoin de commission, ou de parlement pour ça.
Les chefs d'états peuvent facilement ce mettre d'accord sur des Normes communes (écologique, ou norme CE/NF) que tout ceux qui accepte aurons (et chaque pays pourra les renforcer ...)

Mister Polark
Posteur TOP VIP
Posteur TOP VIP
Messages : 1783
Enregistré le : 14 octobre 2013 20:41

Re: UE-EUROPE

Message par Mister Polark » 30 mai 2014 01:42

A la suite de ces deux articles, j'ai écris un message sur comment je voyais l'Europe, comment était mon Europe idéal
L'Europe fédérale, non!


Nourri au lait Monnet-Schuman, le fédéraliste est incapable de pousser sa pensée plus loin que le bout de son nez; ça risquerait de remettre en question certains acquis. Or cette pensée conforme qui est la sienne, cette bien-pensance fédéraliste, souffre de limites sérieuses qu'il faut examiner. Parce que les choix politique concernant l'Europe engagent notre avenir, repousser l'examen critique du fédéralisme, c'est refuser ce qui peut-être nous permettra de ne pas entrer dans le mur. Le but de cet article n'est pas de nier l'Union européenne, mais de critiquer certaines conclusions. Ce ne sont pas les postulats qui sont mauvais, c'est la conclusion.

Bien sûr, il faut une structure qui encadre les Etats et qui mette en commun des enjeux. La mise en commun d'enjeux vise à créer du vivre-ensemble entre les Etats, l'encadrement des Etats est un moyen d'éviter les abus. C'est que la souveraineté ne justifie pas tout. Comme la liberté de l'homme doit connaitre des limites, puisque sans limites, elle peut être dangereuse, la souveraineté des Etats doit connaitre des limites, puisque sans limites, elle peut être dangereuse. Certes, l'Etat doit pouvoir agir librement, sans qu'un autre Etat ne s'immisce dans ses affaires. Mais cette liberté n'excuse pas par exemple les crimes contre l'humanité, ou la mise en place d'une politique de type totalitaire. D'où des limites posées à la souveraineté. Pour cela, l'Union Européenne est la bienvenue.

Par contre, en quoi la mise en commun d'enjeux et la nécessité d'une limitation de la souveraineté conduisent-elle nécessairement vers une fédération européenne? On nous explique - c'est Schuman et Monet qui l'ont dit, alors respect - que les Etats-nation sont dangereux. Pourtant, en soi, un Etat-nation n'est pas dangereux. L'Etat-nation n'est dangereux que s'il est replié sur soi, que s'il exclut. Un Etat-nation est juste un Etat qui trouve sa légitimité dans une Nation, c'est-à-dire des hommes qui se pensent tous membres d'une même communauté. Mais une société multiculturelle peut être une Nation si malgré leurs différences, les hommes considèrent qu'ils sont tous frères. C'est le sens même de la Fraternité française.

Les sociétés homogènes culturellement dont rêve Eric Zemmour n'existent pas. L'illusion de partager tous les mêmes mœurs, d'appartenir à la même culture, peut avoir fondé un Etat, la Nation dans ce cas repose sur l'illusion d'une culture unique. Ca reste une illusion. Même au Japon, d'une île à une autre, d'une région à une autre, d'une classe sociale à une autre, d'une génération à une autre, les hommes vivent différemment. Si des Nations reposent sur l'illusion que tous leurs membres partagent les mêmes mœurs, la même culture, d'autres Nations se sont construites sur une diversité culturelle qui n'enlève rien à leur statut de Nation.

Mais il a été constaté une difficulté relative à la construction européenne: l'Europe fédérale aujourd'hui n'est pas légitime. D'où l'importance, pour les fédéralistes, de fonder une identité européenne. On veut un peuple européenne, uni dans la diversité, on veut que tous, nous nous sentions européen. Car on a découvert, après moult années passées à fumer la chicha, qu'un Etat pour exister doit être légitime. Mais que cherche t-on, quand on veut fonder un Etat européen sur un peuple européen? A créer un Etat-nation. Un Etat-nation multiculturel, mais qui reste un Etat-nation. Et c'est en plus un Etat-nation qui comme tout Etat sera souverain.
En créant une fédération européenne, on ne supprime pas la souveraineté des Etats, on la transfert vers un Etat nouvellement constitué: l'Europe fédérale. C'est-à-dire que loin d'avoir une souveraineté équilibrée, on donne tous les pouvoir à un nouvel Etat qui pourra agir souverainement. Songeons à l'Etat qu'on nous construit. La paix en Europe dépend d'un équilibre entre les Etats. Nous avons des Etats souverains, limités dans leur souveraineté, et qui ont des intérêts communs. Ils se contraignent les uns les autres, et ayant besoin les uns des autres, ils ne peuvent se nuire. Puis est créée une Europe fédérale: c'est une sorte de tank qu'on a là, et qui ne dépend de personne. Plus compétitive et plus productive que les Etats-Unis, plus forte au niveau diplomatique que la Russie, elle peut couper la chique aux autres Etats. Mais n'est-ce pas à des lieux de la volonté de Monnet et de Schuman? N'a-t-on pas la possibilité ici d'un conflit économique, et à long terme d'un guerre? S'il n'y a pas de guerre, si on en reste au conflit économique, l'Europe fédérale aura tout de même contredit son but initial: la sauvegarde de la paix.

Mais en déclarant que le seul horizon possible aux peuples européens est l'Europe fédérale, les fédéralistes s'opposent à une valeur pourtant essentielle à l'Union européenne: la démocratie, c'est-à-dire la possibilité pour les peuples de choisir le type d'Etat auquel ils veulent appartenir. Les fédéralistes posent un horizon unique, en oubliant qu'au final, ce sont les électeurs qui choisissent où aller. Les fédéralistes veulent un grand Etat qui dans leur imaginaire leur assurerait la paix, alors qu'en réalité, ce qui importe, c'est de favoriser les relations entre les Etats, pour préserver la paix et protéger les citoyens, tout en veillant à ne pas nuire à l'intérêt des peuples et à la démocratie.
Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/jad-seif ... derale-non
L’Europe c’est la paix...
Très peu de discours favorables à la "constitution" sont dépourvus d’une phrase ou un passage sur cette question : l’Europe aurait entre autres vertus de nous avoir donné la paix, de nous avoir protégé de la guerre. Qu’en est-il vraiment ?

Les 60 années de paix qui viennent de s’écouler sont bien réelles. Qu’il s’agisse d’un fait inédit dans l’histoire du continent est indiscutable. Que pendant cette période des politiques de coopérations en Europe aient été mises en place est incontestable. Que certains cherchent par des traités à réaliser l’unification du continent est également manifeste. Mais y a-t-il pour autant un lien de cause à effet entre ces politiques et la paix ? C’est ce que nous contestons et que nous allons infirmer.

Commençons par examiner comment se sont déclenchées les guerres précédentes, celle de 1870 et les deux Guerres mondiales.

Constatons qu’il y eut des ambitions de domination, à l’origine, de simples idées. Elles devinrent des idéologies qui "embrayèrent" sur leur société ; les individus se mirent en mouvement. Vinrent alors des politiques, des efforts coordonnés dans l’Etat. Ces formes de croyances, engendrèrent du dévouement, du zèle, se traduisant par des réalisations concrètes : des routes, des chemins de fer, des ponts, des véhicules, enfin des armes, toutes sortes d’armes et pour les utiliser un appareil militaire. Ici encore, le zèle, la discipline, le dévouement à l’idéologie déplacèrent des montagnes.

Enfin vint la "broutille diplomatique" qui enflammait le conflit avec le voisin dont on convoitait les territoires ou la soumission. La guerre consistait à franchir la frontière, foncer vers la capitale par un chemin plus ou moins subtile en vainquant les armées adverses qui se trouvaient sur le passage, pour enfin obtenir la capitulation et le but de guerre escompté, butin ou soumission. En ces temps-là, le type de guerre possible, ce qu’on appelle aujourd’hui la « guerre conventionnelle », donnait la prime au plus belliqueux, au plus déterminé ou au plus retors, au début de la guerre en tout cas.

Or, ce scénario est désormais impossible. Et ce, depuis une soixantaine d’année ! Pourquoi ? En raison de l’arme atomique. En raison de l’équilibre de la terreur. Explications.

Imaginons qu’un Etat voisin cherche à nouveau à agresser la France. Ses sujets auraient pour commencer l’idée de leur légitime domination, ou de leur légitime vengeance. Cette idée deviendrait une idéologie, les gens se mettraient à y croire, à se dévouer, ils en feraient une politique. Et grâce à leur zèle, ils institueraient des organisations, ils produiraient toutes sortes d’armes et une armée terrible. Ils se débrouilleraient pour provoquer la "broutille diplomatique" qui déclencherait les hostilités. Et là... Et là, au moment de franchir la frontière, avant qu’ils aient pu conquérir leur deuxième kilomètre carré, ils auraient déjà perdu des dizaines de milliers d’autres, les plus sensibles, loin sur leurs arrières, en raison des frappes nucléaires qui annihilent tout espoir de gains. Conclusion : ce type d’aventure est désormais impossible. Ce type de calculs aussi, ça ne vaut même plus la peine d’en rêver.

La raison fondamentale qui fait que nous avons la paix depuis 60 ans est là : tout espoir de conquête par la guerre est devenu illusoire. Non, les européens, en raison des horreurs commises, ne sont pas devenus meilleurs en adoptant la politique idéale visant l’unification du continent qui par elle-même engendrerait la paix. Il y a la paix parce que par la guerre il n’est même plus possible d’espérer gagner quoi que ce soit, car inévitablement toutes les combinaisons butent sur le feu nucléaire. En revanche, cette idée d’unification de l’Europe et ses idéologies successives, vieilles comme la chute de l’Empire romain ! ont engendré, en 1500 ans, plus de conflits et d’instabilité en Europe que de paix et de prospérité. Comment en serait-il autrement aujourd’hui ?

Les bons sentiments peuvent être séduisants, mais vous devriez préférer réfléchir en faisant fond sur les nécessités : s’il y a la paix en Europe depuis 60 ans, c’est parce que la conquête par la guerre conventionnelle est devenue impossible. Ainsi, si Frédéric Joliot-Curie et ses collaborateurs avaient eu la possibilité de donner l’arme atomique à la France en 1939, il n’y aurait pas eu de Deuxième guerre mondiale, les armées nazies auraient vite compris qu’elles ne pouvaient plus franchir leurs frontières.

Et même si demain deux "petits Etats" se faisaient une guerre conventionnelle, ils n’entraîneraient pas les "grands" comme par le passé, car ceux-ci ne pourraient pas s’affronter militairement, leur territoire étant sanctuarisé. En fait, toute la "science de la guerre" a changé, la possibilité de conclure les conflits par le feu nucléaire a transformé toute la logique des conflits et des alliances.


La guerre aujourd’hui

Si aujourd’hui une population voulait abattre un voisin ou lui prendre une partie de son territoire, elle devrait procéder tout autrement que par le passé.

Ce qui est possible désormais, ce sont les conflits périphériques. Avec une petite guerre périphérique, vous pouvez transformer la carte des zones d’influences et infliger des défaites à un pays doté de l’arme nucléaire que vous voulez abattre mais ne pouvez attaquer de front. Mieux, les rivalités entre les "grands pays", ou contre un pays doté de l’arme nucléaire, doivent surtout éviter de devenir manifestes et militaires pour aboutir, il faut les faire passer par les marges, en faisant accomplir la besogne par des tiers.

Ce qui est possible, ce sont les guerres civiles. Si vous voulez abattre un pays, surtout ne vous déplacez pas avec armes et bagages. Instillez le ferment de la sécession, de l’irrédentisme, profitez des périodes de crise économique, semez le doute et faites en sorte que la politique de vos voisins s’ethnicise, se fonde sur un critère objectif : culture, religion, tradition... Donnez des sous aux séparatistes, aux régionalistes, aux "minorités" et aux "nationalistes". Ils feront le travail à votre place. La guerre de l’avenir, c’est la guerre civile. Et si c’est trop difficile à déclencher dans le pays même, prenez-vous en à ses alliés.

Ce qui est possible, c’est la guerre économique. Déstabilisez des entreprises concurrentes des vôtres, puis rachetez-les si cela présente un intérêt. Produisez du mieux que vous puissiez, imposez vos normes, et surtout exportez, exportez ! Déstabilisez la balance commerciale de vos voisins, avec le sourire et la main tendue. Faites en sorte que leur balance des paiements soit dans le rouge, qu’ils doivent dévaluer, aient des difficultés pour équilibrer le budget de l’Etat.

Une guerre de retard


On a souvent répété que la France avait eu, lors des trois dernières guerres, une guerre de retard : prête pour le mouvement quand la guerre fut de position et inversement. Ce qui est sûr aujourd’hui, c’est que ceux qui répètent que c’est à l’Europe que nous devons la paix, ont effectivement une guerre de retard. Parce qu’ils pensent encore dans les schémas qui précédent l’ère nucléaire, parce qu’ils ne voient pas la cause de la paix, parce qu’ils s’illusionnent au sujet de leur idéologie d’unification de l’Europe qu’ils surévaluent, mais surtout parce qu’ils ne voient pas les risques réels : ils laissent effectivement les ferments des communautarismes se répandre, ou les encouragent même, en commençant par affirmer, pour rendre pensable leur utopie de politique européenne, que la nation civique, élective et démocratique est un résidu du passé, qu’elle doit être dépassée, qu’elle est à l’origine du nationalisme. Ils sont incapables de lutter contre la pauvreté qui s’aggrave, et nous vantent des politiques impuissantes qui exaspèrent les peuples. Au final, ils se félicitent du cocktail explosif dont des confrontations de demain ne manqueront pas d’être composées.
Source : http://www.les-europes.org/article.php3?id_article=12


Je ne suis pas foncièrement contre l'Europe, mais je ne veux pas de cette Europe là. Je ne veux pas d'Europe fédéral.
Je suis pour une Europe des (Etats) Nation, des projets, des coopérations, des "Agences", on peut mettre des ressources en communs.

Par exemple :

Obligatoire :
Spatial = NASA Européen
Spatial = Arianespace
Aéronautique = Agence de la Sécurité Aérienne Européenne
Aéronautique = Airbus
Santé = OMS Européen
Recherche = CNRS Européen
Étude = ERASMUS + Crée des universités européenne ?
Commerce = OMC Européen
Astronomie = Agence de l'Observation Européen
GPS = GPS Européen
Humanitaire = Agence Européenne des Catastrophes (Bateau hôpitaux, Hôpitaux de campagne, équipe de secours ...)
Finance = FMI Européen
Maritime = Agence (sécurité) Maritime Européenne
Brevet = Office européen des brevets
Culture = UNESCO Européen
Travail = Organisation du travail Européen
Nucléaire (sureté) = Agence de l'énergie atomique européenne
Énergie = Agence de l'énergie européenne
Météo = Organisation de la météorologie européenne
Tourisme = Organisation européenne du tourisme
Télécommunication = Organisation européenne des télécommunications
Statistique = INSEE Européen
Animaux et Nature = Agence Européenne de protection (Dans un bunker, on stock un maximum de sperme/ovule d'animaux de toute les espèces/race et les graines de toutes les espèces de plante, pour le futur + Coopération pour les échanges d'animaux dans les zoos, les fécondations in-vitro ...)
Archive = Archive européenne (Dans un bunker, on fait une copie de toute les archives européenne et même mondial papier + numérique, pour le futur comme les Archives des mormons)


Facultatif :
Défense = OTAN Européen
Police = INTERPOL Européen
Justice = Cour suprême européenne (Je suis plutôt contre)
Marché = Association européenne de libre-échange (Marché commun + Association européenne de libre-échange)
Monnaie = Monnaie National + Monnaie commune pour le commerce + Banque Central européenne
Finance = Autorité bancaire européenne + Autorité européenne des marchés financiers
Libre = Liberté de circulation des capitaux, marchandise, bien, personne ...

Tous ceci s’organiserait autour d'un organe politique Européen :
1- Conseil de l'Europe : Un ONU Européen
- Comité des chefs d'état = 1 à 2 fois par ans
- Comité des ministres = Entre les différents ministres Entre ministre de la défense, entre ministre de l'industrie ... 1 fois par ans pour les ministres et plusieurs fois par mois pour leurs délégués (C'est un organe très classique de type intergouvernemental qui n'a aucun caractère supranational dans la mesure où ses conventions ne sont obligatoires pour les États que s'ils les acceptent ) (SOURCE : Wikipédia)

2- Le conseil de l'Europe pourra faire des normes européenne Environnemental et de sécurité (CE+NF sur les jouets ...). Ce sera des normes minimal, planché, chaque état pourra choisir de les appliqués ou non, et chaque état pour les renforcer avec leurs propres normes

3- Les Agences obligatoires : Chaque état intégrant le Conseil de l'Europe devrait "versé" 1% (exemple, ça peut très bien être 0,25 ou 0,5, je ne sais pas combien ça coutera) de son PIB aux conseil de l'Europe qui serviront à financer les agences obligatoires, chaque état pourra en supplément choisir s'il le souhaite de donner + de 1% aux conseil de l'Europe pour la répartition, ou donner à Une agence spécifique, à une section d'une agence, ou bien à un projet spécifique. Les Agences obligatoire bien qu'ayant une grande autonomie, sont donc sous le contrôle du Conseil de l'Europe. Obligatoire, je parle du financement, c'est agence ne peuvent rien imposé au États (ou pas à voir)

4- Les Agences non obligatoire : Ne sont financer que par les Etats membre, et son totalement indépendante du conseil de l'Europe, mais contrôlé par les états membre

5- On peut imaginer des partenariat entre les Agences et des pays non-membres du conseil de l'Europe (chine-USA) par exemple la chine et les USA et Israel financent en partie le GPS Européen (Galliléo), ces pays auront les avantages stipulé dans le contrat, mais n'auront pas le contrôle

6- Géographiquement : L'ONU européen (Le conseil de l'Europe) C'est Europe + Méditerrané c'est à dire : Europe de l'ouest (Atlantique) jusqu’à la Russie (non incluse) et La Méditerrané (Magreb, Turquie ...)

7- Ça permettra de s'imposer face aux grands sans perte de souveraineté. La plupart de ces organisations/agences existent déjà au niveau national (CNRS) ou internationale (UNESCO ...) ou Européen (Agence spatial européenne). Ca renforcera l'indépendance de l'Europe face au monde et au autre puissant pays.

8- Ça rendra les pays interdépendant, ça renforcera les coopération, ça rapprochera les peuples ...

9- Pour le financement des agences, même si un pays fait un énorme dons a une agences, et que donc l'argent commun du conseil de l'Europe n'est plus nécéssaire, le conseil de l'Europe devra au minimum financer les frais structurels et de fonctionnement pour éviter qu'un pays ne prenne le contrôle d'une agence.



Voilà mon europe, comment je l'imagine

Avatar du membre
sacamalix
Posteur DIVIN
Posteur DIVIN
Messages : 15132
Enregistré le : 17 juillet 2011 21:09
Localisation : Midi Pyrénées

Re: UE-EUROPE

Message par sacamalix » 30 mai 2014 06:54

:super:

Bon nombre de structures que tu décris existent déjà (Galiléo pour le GPS européen et CEP pour la météo par exemple), ou ne demandent qu'à être consolidés, les réseaux européens existant déjà (c'est souvent le cas dans la recherche et les universités)
Il n'y absolument aucun mérite à exciter les gens. Le vrai héros c'est celui qui apaise.

La laïcité n'est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l'ordre public.

Avatar du membre
bigboul
Posteur Diamant
Posteur Diamant
Messages : 890
Enregistré le : 14 mars 2014 05:42

Re: UE-EUROPE

Message par bigboul » 30 mai 2014 07:35

Mister Polark a écrit :...
Je ne suis pas foncièrement contre l'Europe, mais je ne veux pas de cette Europe là. Je ne veux pas d'Europe fédéral.
Je suis pour une Europe des (Etats) Nation, des projets, des coopérations, des "Agences", on peut mettre des ressources en communs.

Par exemple :

Obligatoire :
Spatial = NASA Européen Ça s'appelle ESA
Spatial = Arianespace
Aéronautique = Agence de la Sécurité Aérienne Européenne
Aéronautique = Airbus
Santé = OMS Européen S'il existe une organisation mondiale inutile qu'il y en ait une pour UE
Recherche = CNRS Européenpas possible sans Europe Fédérale
Étude = ERASMUS + Crée des universités européenne ?
Commerce = OMC Européen dans une économie mondialisée ?
Astronomie = Agence de l'Observation Européen C'est LE domaine scientifique où il n'y a pas de frontière, c'est très bien comme ça
GPS = GPS Européen Galileo continue à se développer
Humanitaire = Agence Européenne des Catastrophes (Bateau hôpitaux, Hôpitaux de campagne, équipe de secours ...)
Finance = FMI Européen Ça s'appelle BCE (Banque Centrale Européenne)
Maritime = Agence (sécurité) Maritime Européenne
Brevet = Office européen des brevets OEB (ça existe)
Culture = UNESCO Européen
Travail = Organisation du travail Européen
Nucléaire (sureté) = Agence de l'énergie atomique européenne AEN agence internationale
Énergie = Agence de l'énergie européenne ACER (Agence européenne de coopération des régulateurs de l'énergie)
Météo = Organisation de la météorologie européenne
Tourisme = Organisation européenne du tourisme
Télécommunication = Organisation européenne des télécommunications Point important qu'il nous faudra développer ailleurs
Statistique = INSEE Européen
Animaux et Nature = Agence Européenne de protection (Dans un bunker, on stock un maximum de sperme/ovule d'animaux de toute les espèces/race et les graines de toutes les espèces de plante, pour le futur + Coopération pour les échanges d'animaux dans les zoos, les fécondations in-vitro ...)
Archive = Archive européenne (Dans un bunker, on fait une copie de toute les archives européenne et même mondial papier + numérique, pour le futur comme les Archives des mormons)


Facultatif :
Défense = OTAN Européen
Police = INTERPOL Européen Europol existe mais comme Interpol ses pouvoirs son limités
Justice = Cour suprême européenne (Je suis plutôt contre) La cour européenne de justice agit comme une cour supprême, elle constitue souvent un dernier recours
Marché = Association européenne de libre-échange (Marché commun + Association européenne de libre-échange)
Monnaie = Monnaie National + Monnaie commune pour le commerce + Banque Central européenne impossible, on est dans l'Euro ou pas
Finance = Autorité bancaire européenne + Autorité européenne des marchés financiers C'est un des rôle de la banque centrale
Libre = Liberté de circulation des capitaux, marchandise, bien, personne ... Schengen
...
C'est sûr qu'il y a matière à réfléchir et à débattre, mais l'Europe est déjà une usine à gaz et si on te suis ça ne va pas s'arranger.
Sinon ton post est presque un tutoriel sur l'Europe, et on pourrait, comme ça se fait sur les forum techniques, garder le texte avec la possibilité de l'améliorer (sous contrôle évidemment).
Le mensonge n'est pas une simple tromperie, il est l'expression d'un système de vie découlant d'une éducation basée sur l'exercice du pouvoir des puissants sur le monde.La vérité, elle, est révolutionnaire. :super:

Mister Polark
Posteur TOP VIP
Posteur TOP VIP
Messages : 1783
Enregistré le : 14 octobre 2013 20:41

Re: UE-EUROPE

Message par Mister Polark » 30 mai 2014 14:08

sacamalix a écrit : :super:

Bon nombre de structures que tu décris existent déjà (Galiléo pour le GPS européen et CEP pour la météo par exemple), ou ne demandent qu'à être consolidés, les réseaux européens existant déjà (c'est souvent le cas dans la recherche et les universités)
Oui, je sais que la moitié existe (ou plus) au niveau national/européen/international. J'avais juste la flemme de chercher les noms exacte.
On consolide tous ça, et ça serait une europe rêvé pour moi
bigboul a écrit :
C'est sûr qu'il y a matière à réfléchir et à débattre, mais l'Europe est déjà une usine à gaz et si on te suis ça ne va pas s'arranger.
Sinon ton post est presque un tutoriel sur l'Europe, et on pourrait, comme ça se fait sur les forum techniques, garder le texte avec la possibilité de l'améliorer (sous contrôle évidemment).
Commission, parlement, tu supprimes, ça enlève déjà pas mal d'usine à gaz, tu n'auras plus de technocrate. Ces agences ne seront pas des usines à gaz, enfin je pense pas.

Et j'ai pas compris le truc du forum techniques et l'amélioration sous controle

Avatar du membre
sacamalix
Posteur DIVIN
Posteur DIVIN
Messages : 15132
Enregistré le : 17 juillet 2011 21:09
Localisation : Midi Pyrénées

Re: UE-EUROPE

Message par sacamalix » 30 mai 2014 14:19

bigboul a écrit : C'est sûr qu'il y a matière à réfléchir et à débattre, mais l'Europe est déjà une usine à gaz et si on te suis ça ne va pas s'arranger.
Sinon ton post est presque un tutoriel sur l'Europe, et on pourrait, comme ça se fait sur les forum techniques, garder le texte avec la possibilité de l'améliorer (sous contrôle évidemment).
Pour travailler au coeur d'une structure de recherche européenne (en fait un réseau de centres nationaux dont la structure va être très prochainement consolidée en un projet européen), je ne pense pas que la proposition de Mister Polark, au moins concernant les "agences", soit source d'une usine à gaz. Ce que je vois au jour le jour, c'est une lourdeur administrative inhérente à la coordination d'une cinquantaine de centres nationaux et à l'harmonisation que cela demande. Mais les domaines de chacun sont assez bien délimités, les structures de coordination sont assez légères (10 personnes pour le management de "top level" et 1 ou 2 personnes "de référence" dans chaque centre), et l'ensemble tourne bien.
Après, je ne sais pas ce que ça peut donner au niveau politique, puisque c'est souvent de là que viennent les problèmes :roll: :siffle:
Il n'y absolument aucun mérite à exciter les gens. Le vrai héros c'est celui qui apaise.

La laïcité n'est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l'ordre public.

Avatar du membre
bigboul
Posteur Diamant
Posteur Diamant
Messages : 890
Enregistré le : 14 mars 2014 05:42

Re: UE-EUROPE

Message par bigboul » 30 mai 2014 16:25

Mister Polark a écrit : ...
Et j'ai pas compris le truc du forum techniques et l'amélioration sous controle
Mon expérience se base sur les forums permettant de modifier le logiciel de base d'un smartphone. La chose n'étant pas aisée, certains forumeurs ont écrit des tutoriels indiquant pas à pas la méthode pour y arriver. Les smartphones évoluent, les logiciels aussi, mais la méthode change peu. Et ces tutoriels, lorsqu'ils doivent être corrigés, sont modifiés sous contrôle (admin+auteur) tout en restant le premier post du fil, et donc facilement accessible même s'il y a 1000 pages de post.
Ainsi ton travail pédagogique resterait une référence de travail et de débats. ;-)
Le mensonge n'est pas une simple tromperie, il est l'expression d'un système de vie découlant d'une éducation basée sur l'exercice du pouvoir des puissants sur le monde.La vérité, elle, est révolutionnaire. :super:

Mister Polark
Posteur TOP VIP
Posteur TOP VIP
Messages : 1783
Enregistré le : 14 octobre 2013 20:41

Re: UE-EUROPE

Message par Mister Polark » 30 mai 2014 23:55

sacamalix a écrit : Pour travailler au coeur d'une structure de recherche européenne (en fait un réseau de centres nationaux dont la structure va être très prochainement consolidée en un projet européen), je ne pense pas que la proposition de Mister Polark, au moins concernant les "agences", soit source d'une usine à gaz. Ce que je vois au jour le jour, c'est une lourdeur administrative inhérente à la coordination d'une cinquantaine de centres nationaux et à l'harmonisation que cela demande. Mais les domaines de chacun sont assez bien délimités, les structures de coordination sont assez légères (10 personnes pour le management de "top level" et 1 ou 2 personnes "de référence" dans chaque centre), et l'ensemble tourne bien.
Après, je ne sais pas ce que ça peut donner au niveau politique, puisque c'est souvent de là que viennent les problèmes :roll: :siffle:
Merci :)
Après je ne suis pas contre le fait que l'on garde des agences nationales en plus des agences européennes. On peut tout à fait imaginer un CNRS Français et un CNRS Européen, l'européen s'occupant des très gros projets (Accélérateur de particule ...)
bigboul a écrit : Mon expérience se base sur les forums permettant de modifier le logiciel de base d'un smartphone. La chose n'étant pas aisée, certains forumeurs ont écrit des tutoriels indiquant pas à pas la méthode pour y arriver. Les smartphones évoluent, les logiciels aussi, mais la méthode change peu. Et ces tutoriels, lorsqu'ils doivent être corrigés, sont modifiés sous contrôle (admin+auteur) tout en restant le premier post du fil, et donc facilement accessible même s'il y a 1000 pages de post.
Ainsi ton travail pédagogique resterait une référence de travail et de débats. ;-)
Ok :) Et merci de dire que mon travail est pédagogique, parceque j'ai vraiment beaucoup réfléchie pour trouver quel organisation était la mieux, aucune, agences, union, confédération, fédération ...


D'autre avis ? :)
Faut voir comment tout ça s'organisera, mais je ne pense pas que ce sera une grande usine à gaz

Répondre

Retourner vers « DISCUSSIONS POLITIQUE - ACTUALITÉ - DÉBATS »