La réforme pénale en discussion à l'Assemblée

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La réforme pénale en discussion à l'Assemblée

Message par le parisien » 03 juin 2014 23:56

La réforme pénale, ça changera quoi ?


La très controversée réforme pénale de Christiane Taubira arrive enfin à l'Assemblée nationale, où elle sera discutée à partir de mardi. Initialement intitulé "projet de loi sur la prévention de la récidive et l'individualisation des peines", il a été rebaptisé par la commission des lois "projet de loi tendant à renforcer l'efficacité des sanctions pénales". En cause : les nombreux amendements importants introduits dans le nouveau texte. Europe1 vous présente les principales mesures de cette réforme pénale, combattue par la droite, mais aussi jusque dans les rangs de la gauche.


Des peines individualisées. Christiane Taubira propose de rétablir le principe de l'individualisation des peines, en supprimant les automatismes. Ainsi, les peines plancher, c'est-à-dire les peines incompressibles imposées par la loi, devraient être abandonnées. Tout comme les révocations automatiques de sursis ou de sursis avec mise à l'épreuve.


Les conditions d'aménagement des courtes peines seraient aussi revues. Depuis deux lois de 2004 et 2009, le seuil d'examen obligatoire "ab initio" (c'est-à-dire avant l'incarcération de la personne condamnée) pour pouvoir aménager une peine est d'avoir été condamné à au moins de deux ans - un an en cas de récidive. La réforme présentée par Christiane Taubira unifierait ce seuil à des peines d'un an pour tout le monde. Ce système ne concerne que les peines qui ne sont pas mises immédiatement à exécution, c'est-à-dire quand le condamné n'est pas incarcéré à l'issue de l'audience.


La création d'une "contrainte pénale". Cette nouvelle peine, exécutoire en milieu ouvert, entre dans le dispositif voulu par Christiane Taubira pour lutter contre la surpopulation carcérale. Après une période d'évaluation de trois mois, le juge d'application des peines (JAP) définira les obligations, interdictions, mesures de réparation et/ou de suivi auxquelles le condamné devra se soumettre. Une évaluation périodique (au moins une par an) permettra d'adapter les mesures. Le JAP pourra moduler dans un sens plus ou moins sévère, voire mettre fin à la contrainte pénale (au bout d'un an au moins et avec accord du parquet) ou révoquer la mesure. Un autre juge sera alors saisi pour décider d'une incarcération pour une durée maximale égale à la moitié de la peine de contrainte pénale initialement prononcée. Le condamné est averti de cette possibilité dès le prononcé de la peine.

La contrainte pénale pourra être prononcée pour une durée de six mois à cinq ans. Le projet initial réservait cette contrainte pénale aux délits passibles d'un maximum de cinq ans de prison, c'est-à-dire 80% des condamnations pour délits. La contrainte pénale ne remplace aucune peine, toutes les autres restants en vigueur. Elle ne s'appliquera néanmoins pas aux mineurs. Selon l'étude d'impact, 8.000 à 20.000 contraintes pénales devraient être prononcées chaque année.


La fin des sorties de prison sans accompagnement. Christiane Taubira veut mettre fin aux "sorties sèches", qui représentent actuellement 80% des sorties et même 98% pour les peines de moins de six mois. La réforme prévoit que la situation du détenu soit évaluée aux deux-tiers de la peine. Selon le parcours et le projet d'insertion du prisonnier, une "sortie sous contrainte" pourra être décidée par le JAP, comportant des mesures de restriction, d'obligation et/ou de surveillance. Entre 14.400 et 28.800 personnes pourraient bénéficier d'une libération sous contrainte par an.


Une possible césure du procès pénal. Le projet de loi accorde au tribunal la possibilité de prononcer la culpabilité et des mesures d'indemnisation des victimes lors d'une première audience. Et de renvoyer sa décision sur la peine à une seconde audience, après une période d'évaluation du prévenu de quatre mois maximum.
http://www.europe1.fr/France/La-reforme ... i-2139965/#



Réforme pénale: la prison est-elle efficace contre la récidive ?


On l'appelle réforme pénale. Officiellement le texte qui va mettre l'Assemblée en émoi toute la semaine est intitulé "projet de loi relatif à la prévention de la récidive et à l'individualisation des peines". Après des mois de débat au sein même du gouvernement, Christiane Taubira s'apprête à défendre le deuxième grand texte de son passage place Vendôme. Mais après le mariage pour tous, c'est le premier qui concerne directement le milieu judiciaire.

Elle veut "enrichir l'arsenal répressif qui est mis à la disposition des juges". "Nous sommes partis d’un constat d’échec des politiques pénales", explique la Garde des Sceaux pour justifier un projet de loi "indispensable" et répondre aux accusations de laxisme.

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Mais son texte est très décrié et promet des débats acharnés au Parlement. Selon la droite, la ministre de la Justice aurait pour seul objectif de "vider les prisons". Les spécialistes de la sécurité à l'UMP s'en prennent aux trois mesures phares: la suppression des peines plancher introduites par Nicolas Sarkozy, la libération sous contrainte qui permettra à des détenus de sortir plus tôt avec un contrôle judiciaire plus important et la contrainte pénale, censée devenir une nouvelle arme (hors prison) dans l'arsenal des sanctions..


"Moindre récidive quand la peine est exécutée en milieu ouvert"

En fait, ces deux camps s'opposent sur la vocation de la prison. "Ecole du crime" pour certains, riposte indispensable pour mettre les délinquants hors d'état de nuire pour d'autres, l'univers carcéral concentre tous les débats. Une phrase de Christiane Taubira résume les enjeux: "La récidive est moins forte quand la peine est exécutée en milieu ouvert", estime la ministre de la Justice. Pour étayer son propos, elle avance des chiffres: "Entre 2001 et 2012, la population carcérale a augmenté de 35% contre 7% pour la population française et le taux de récidive est passé de 4,9% à 12,1%", déclare-t-elle.

"Le caractère criminogène de la prison est bien réel. Moi qui suis avocate, j'ai pu le voir à de nombreuses reprises avec mes propres clients. Pour un petit nombre cela peut provoquer un choc mais pour beaucoup cela augmente le risque de récidive", avance Colette Capdevielle, députée socialiste membre de la commission des Lois. "Les analyses statistiques sont formelles : l'emprisonnement ferme produit des taux de récidive plus élevés que les peines sans prison; il en est de même des incarcérations longues comparées à de plus courtes. La France ne fait pas exception", expose aussi, dans Le Monde, Didier Fassin (Professeur à l'Institute for Advanced Study (Princeton) et à l'Ecole des hautes études en sciences sociales.

Il est en effet une population de détenus pour laquelle, la situation serait plus grave: "C'est précisément pour les personnes condamnées à de courtes peines que l'on constate les effets les plus délétères de la prison et un taux de récidive plus important", analyse pour le HuffPost Aline Daillère, responsable des programmes Lieux privatifs de liberté en France. Les plus militants avancent l'idée que Mehdi Nemmouche, le suspect dans l'affaire de la tuerie de Bruxelles, aurait pu échapper à son embrigadement idéologique s'il n'avait pas sombré dans une spirale récidiviste.

Plus sûrement, c'est pour ceux dont la première condamnation pourrait conduire à la case prison que la gouvernement mise sur la contrainte pénale.
"La prison n'est pas un lieu magique"

L'autre angle d'attaque du gouvernement est l'impréparation des détenus à leur sortie. "Il y a en France chaque année 90.000 sorties de prison, dont 72.000 détenus. 80% sortent sans aucun suivi, un chiffre qui monte à 98% pour les 28.000 détenus dont la peine était inférieure à six mois. Une étude a montré que la réitération (réincarcération à cinq ans) concerne 58% des détenus et seulement 38% des détenus en libération conditionnelle. D'où notre volonté de réduire le nombre de sorties sèches", avance Dominique Raimbourg, rapporteur du texte.

Pour y remédier, le concept de "libération sous contrainte" a été développé. "C'est une sorte d'échange sortie anticipée contre suivi serré", image Dominique Raimbourg, évoquant la possibilité de placer l'ex-détenu sur écoute pour le suivre à la trace. "La prison ne doit pas être vue comme le lieu magique qui va permettre de dissoudre le délinquant. Elle doit être un élément du parcours, celui qui marque un coup d'arrêt mais aussi celui de la préparation de l'après", conclut-il.

Encore faudrait-il que les moyens humains et matériels soient mis au service de cette politique et que les détenus aient un vrai suivi pendant leur période de détention. Ce qui n'est pas le cas, dénonce la droite qui juge dérisoires les augmentations d'effectifs des conseillers d'insertion et de probation.


"Quand ils sont dedans, ils ne sont pas dehors"

Mais les opposants les plus vindicatifs s'opposent à la philosophie de la réforme. Elle est vue comme laxiste voire un encouragement à la délinquance. "C'est une provocation républicaine qui va jeter du sel sur les plaies déjà à vif de notre démocratie. Quant au poncif humaniste qui laisse tendre que la prison est l'école du crime, je pourrais l'accepter s'il ne venait pas d'une gauche qui n'accepte pas le principe que la récidive est d'abord le fait du récidiviste", tacle l'ancien magistrat Philippe Bilger qui ne fait pas mystère de son opposition à Christiane Taubira, notamment dans son dernier livre Contre la justice laxiste (ed. l'Archipel).

Le problème ne serait donc pas la peine mais l'auteur des faits. "C’est évident que certains petits délinquants ressortent aguerris et endurcis de leur passage en prison. Mais c’est oublier, les échecs précédents qui les ont conduit à l’incarcération. Les courtes peines de prison sont généralement prononcées après une succession de peines en milieu ouvert qui ont échoué (sursis simple, travail d’intérêt général, suris avec mise à l'épreuve. C’est au terme de ces échecs successifs, qui n’ont pas empêché la récidive ou la réitération, que les magistrats prononcent des courtes peines d’emprisonnement", rapporte Alexandre Giuglaris, du très droitier Institut pour la Justice.

Pour les partisans du tout-carcéral, l'incarcération est la bonne solution. "Le seul message efficace pour éviter la récidive, c'est la prison ferme, avance le député UMP Eric Ciotti. Même si elle doit être le dernier recours, la prison a l'énorme qualité de protéger la société des délinquants. Comme me le disait un ancien grand policier: 'Quand ils sont dedans, ils ne sont pas dehors'".

"Ce qu’il faut, c’est que l’on cesse d’inventer des dispositifs pour contourner la prison, faute de places. La prison est avant tout une peine. Et la première fonction d’une peine est de sanctionner la transgression des lois. Si la prison n’est évidemment pas l’unique réponse, elle est et demeure une peine utile et nécessaire, notamment pour protéger la société des individus les plus dangereux", avance aussi Alexandre Giuglaris.


Surpopulation et manque de places

Et quand ils admettent que la surpopulation carcérale est un problème, il n'en font pas la même lecture que la majorité. "Oui, certaines destinées pénitentiaires sont dégradées par des conditions de détention déplorables. Mais la surpopulation n'est pas le fait de magistrats qui incarcèrent beaucoup. C'est parce que l'on refuse l'idée qu'il n'y a pas assez de places de prison. Il n'y a aucune honte pour une démocratie à vouloir se défendre", veut croire Philippe Bilger.

Aujourd'hui, le taux d'incarcération en France est d'environ une centaine de détenus pour 100.000 habitants. Un taux qui est nettement supérieur à celui de l'Allemagne et des scandinaves mais bien inférieur à ce qu'il est en Angleterre et en Espagne où le taux avoisine les 150.

"Si l’on veut à la fois mettre à exécution les peines prononcées et fermer les établissements insalubres et indignes que compte notre pays, il faut construire de 20.000 à 30.000 places supplémentaires. Pour rappel, à population équivalente, le Royaume-Uni compte plus de 96.000 places de prison contre 57.000 en France", estime Alexandre Giuglaris.

Dans son projet, Christiane Taubira prévoit bien un programme de construction de nouvelles places d'ici à 2017. Mais seulement 6500.

Pour ma part, je sais pas trop quoi en penser. C'est vrai qu'à priori, cette réforme parait un peu laxiste, parait abandonner toute idée de fermeté vis à vis de ceux qui ne respectent pas la loi. Seulement en France on est actuellement face à un double problème : 1) une surpopulation carcérale et des conditions de vie dans les prison qui nous valent de fréquentes condamnations par les instances internationales et 2) un taux de récidive très élevé (32% des détenus récidivent au bout d'un an, 59% au bout de 5 ans).
Face à ça on peut pas rester sur la situation actuelle, conserver les politiques actuelles, il faut essayer autre chose, parce que pour l'instant, la prison, elle fabrique surtout des Nemouche...
Les pays d'Europe du Nord on un taux récidive bien moindre qu'en France et une politique pénale plus souple, mettant l'accent sur la réinsertion et la prévention.
Les solutions type "On n'a qu'à rouvrir Cayenne" ou "Un parachute et un ile déserte" étant irréaliste.

En outre, qui dit peine effectuée dehors dit moins de frais pour le contribuable.

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Re: La réforme pénale en discussion à l'Assemblée

Message par Mister Polark » 04 juin 2014 00:02

Johan a écrit : Pour ma part, je sais pas trop quoi en penser. C'est vrai qu'à priori, cette réforme parait un peu laxiste, parait abandonner toute idée de fermeté vis à vis de ceux qui ne respectent pas la loi. Seulement en France on est actuellement face à un double problème : 1) une surpopulation carcérale et des conditions de vie dans les prison qui nous valent de fréquentes condamnations par les instances internationales et 2) un taux de récidive très élevé (32% des détenus récidivent au bout d'un an, 59% au bout de 5 ans).
Face à ça on peut pas rester sur la situation actuelle, conserver les politiques actuelles, il faut essayer autre chose, parce que pour l'instant, la prison, elle fabrique surtout des Nemouche...
Les pays d'Europe du Nord on un taux récidive bien moindre qu'en France et une politique pénale plus souple, mettant l'accent sur la réinsertion et la prévention.
Les solutions type "On n'a qu'à rouvrir Cayenne" ou "Un parachute et un ile déserte" étant irréaliste.

En outre, qui dit peine effectuée dehors dit moins de frais pour le contribuable.
La surpopulation carcérale est peut-être du à un manque de prison ?

Mais sinon, je suis pour de la prévention, de la réinsertion, mais aussi de la fermeté
Si pour les 3/4/5 premiers délit, il n'y a pas de prison ferme, ça ne me gène pas, ce qui est gênant c'est qu'après 30/40 délits, les mecs soit toujours dehors
De la prévention, de la réinsertion et entre : de la fermeté

On peut imaginer une réponse graduée :
- 1er délit : Rappel à la loi
- 2ème délit : TIG + sursis
- 3ème délit : Centre ouvert + sursis
- 4ème délit : Centre semi-fermé + sursis
- 5ème délit : Prison ferme
(Ça concerne les petits délits)

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Re: La réforme pénale en discussion à l'Assemblée

Message par le parisien » 04 juin 2014 00:22

Un manque de prison en France ? On pourrait le croire si on note que la moyenne des taux d'incarcération des pays de l'UE est de 127/100.000 habitants alors qu'en France on est à 104. Sauf que ce chiffre moyen est "dopé par des taux venus certains pays de l'est (265/100.000h en Estonie, 309 en Lettonie, 24 en Lituanie, 220 en Pologne, 210 en Rep. Tchèque).
http://www.ffsu.org/fileadmin/ffsu/pdf/ ... _UE_27.pdf

Si on prend les même chiffres concernant l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France l'Italie, le Luxembourg, les Pays Bas le Royaume Unis et la Suède, la moyenne est à 105/100.000h.

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Re: La réforme pénale en discussion à l'Assemblée

Message par Kelenner » 04 juin 2014 07:17

L'approche est intéressante, il faudra voir les résultats, ce qui est sûr c'est qu'il faut essayer quelque chose de neuf parce que les politiques Sarkozy-Valls ont prouvé leur inefficacité -même si le but recherché était purement électoral.

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Re: La réforme pénale en discussion à l'Assemblée

Message par lareran » 04 juin 2014 09:04

Pour la première mouture, voilà le genre de délits qui pourra passer sous contrainte pénale donc si tu es victime tu ressors par la même porte que l'auteur et peut être bras dessus dessous :siffle:
Article 222-27 En savoir plus sur cet article...
Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 - art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002

Les agressions sexuelles autres que le viol sont punies de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende.
Pour la mouture finale, tu auras ce genre de délits :
Article 222-28 En savoir plus sur cet article...
Modifié par Loi n°2006-399 du 4 avril 2006 - art. 11 JORF 5 avril 2006

L'infraction définie à l'article 222-27 est punie de sept ans d'emprisonnement et de 100 000 euros d'amende :

1° Lorsqu'elle a entraîné une blessure ou une lésion ;

2° Lorsqu'elle est commise par un ascendant légitime, naturel ou adoptif, ou par toute autre personne ayant autorité sur la victime ;

3° Lorsqu'elle est commise par une personne qui abuse de l'autorité que lui confèrent ses fonctions ;

4° Lorsqu'elle est commise par plusieurs personnes agissant en qualité d'auteur ou de complice ;

5° Lorsqu'elle est commise avec usage ou menace d'une arme ;

6° Lorsque la victime a été mise en contact avec l'auteur des faits grâce à l'utilisation, pour la diffusion de messages à destination d'un public non déterminé, d'un réseau de télécommunications ;

7° Lorsqu'elle est commise par le conjoint ou le concubin de la victime ou le partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité.

Article 222-29 En savoir plus sur cet article...
Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 - art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002

Les agressions sexuelles autres que le viol sont punies de sept ans d'emprisonnement et de 100000 euros d'amende lorsqu'elles sont imposées :

1° A un mineur de quinze ans ;

2° A une personne dont la particulière vulnérabilité due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de son auteur.

Article 222-30 En savoir plus sur cet article...
Modifié par Loi n°2003-239 du 18 mars 2003 - art. 47 JORF 19 mars 2003

L'infraction définie à l'article 222-29 est punie de dix ans d'emprisonnement et de 150000 euros d'amende :

1° Lorsqu'elle a entraîné une blessure ou une lésion ;

2° Lorsqu'elle est commise par un ascendant légitime, naturel ou adoptif ou par toute autre personne ayant autorité sur la victime ;

3° Lorsqu'elle est commise par une personne qui abuse de l'autorité que lui confèrent ses fonctions ;

4° Lorsqu'elle est commise par plusieurs personnes agissant en qualité d'auteur ou de complice ;

5° Lorsqu'elle est commise avec usage ou menace d'une arme ;

6° Lorsqu'elle a été commise à raison de l'orientation sexuelle de la victime.
Y en a qui vont être contents ils vont avoir plein d'ami(e)s qu'ils pourront "beloter"

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Re: La réforme pénale en discussion à l'Assemblée

Message par le parisien » 04 juin 2014 09:20

Ce sont des délits qui sont passibles de 7 ans mais aucun juge ne condamne les coupables a 7 ans.
Les mecs sont passibles de 7 ans, ils en prennent 4, ils sont dehors au bout de 2. Quite à choisir, je préfère que es 2 ans, ils les passennt dehors avec une obligation de se soigner...

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Re: La réforme pénale en discussion à l'Assemblée

Message par LOFOTEN » 04 juin 2014 10:00

Connaissez vous exactement ce qui se passe aujourd'hui ?? Dureté de la loi ?? Il y a des textes et la réalité..
On peut imaginer une réponse graduée :
- 1er délit : Rappel à la loi
- 2ème délit : TIG + sursis
- 3ème délit : Centre ouvert + sursis
- 4ème délit : Centre semi-fermé + sursis
- 5ème délit : Prison ferme
(Ça concerne les petits délits)
Mais nous sommes bien au delas ....certains malfrats ont plus de 10/20 condamnations et toujours libres....

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Re: La réforme pénale en discussion à l'Assemblée

Message par le parisien » 04 juin 2014 10:14

LOFOTEN a écrit : Connaissez vous exactement ce qui se passe aujourd'hui ?? Dureté de la loi ?? Il y a des textes et la réalité..
Mais nous sommes bien au delas ....certains malfrats ont plus de 10/20 condamnations et toujours libres....
Et à coté de ça, t'en a qui multiplient les sejours, pour des infractions plus grave à chaque fois et à la fin, ils tirent dans un musé juif et font 3 morts...

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Re: La réforme pénale en discussion à l'Assemblée

Message par Jarod1 » 04 juin 2014 10:37

Tout ça va dans le sens d'un renfort des droits des délinquants, il ne me semble vraiment pas que ce soit la bonne direction compte tenu du laxisme actuel...

Au-delà, décider de mesures alternatives à la prison c'est toujours intéressant, mais si il n'y a pas les structures derrière, ça revient à remplacer la prison par rien, et c'est la fin de l'état de droit (pas de règle sans sanction).

Et comme les moyens manquent cruellement...

Bref, totalement contre cette réforme. Les textes actuels sont suffisants et laissent déjà de larges marges de manœuvre aux magistrats, que ce soit au stade du jugement ou de l'application des peines.

Après, soit on donne des moyens à la Justice, soit on subventionne des artistes, des sportifs, des entreprises et des bons à rien.

Gouverner c'est choisir.
"disons que la chine est un pays particulier,c'est sur,tout le monde a du travail,et ceux qui ne savent rien faire au lieu d'attendre que ça passe balayent les autoroutes.
on ne sait pas trop à quoi ca sert,mais au moins,ils travaillent."

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Re: La réforme pénale en discussion à l'Assemblée

Message par Fonck1 » 04 juin 2014 14:50

moi,j'y ai entendu des choses intéressantes,je pense que le signal envoyé n'est pas le bon,on ne va pas dans le détail de la mesure,et je ne suis pas sur que l'on aille avec efficacité vers une gestion efficace du problème.

je suis pour sur la base,mais comme les français ne savent pas mettre les choses en place,je doute de l'efficacité à terme.
Appel à participation pour le forum
où est ce qu'il trouve toute cette énergie? :mdr3:
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Re: La réforme pénale en discussion à l'Assemblée

Message par Fonck1 » 04 juin 2014 14:51

Jarod1 a écrit : Tout ça va dans le sens d'un renfort des droits des délinquants, il ne me semble vraiment pas que ce soit la bonne direction compte tenu du laxisme actuel...

Au-delà, décider de mesures alternatives à la prison c'est toujours intéressant, mais si il n'y a pas les structures derrière, ça revient à remplacer la prison par rien, et c'est la fin de l'état de droit (pas de règle sans sanction).

Et comme les moyens manquent cruellement...

Bref, totalement contre cette réforme. Les textes actuels sont suffisants et laissent déjà de larges marges de manœuvre aux magistrats, que ce soit au stade du jugement ou de l'application des peines.

Après, soit on donne des moyens à la Justice, soit on subventionne des artistes, des sportifs, des entreprises et des bons à rien.

Gouverner c'est choisir.
j'ai entendu parler de travail obligatoire encadré.
mais bon,c'est cruellement sur ces points la qu'il manque de juridiction,et d'efficacité,voire de peines exemplaires.
Appel à participation pour le forum
où est ce qu'il trouve toute cette énergie? :mdr3:
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Re: La réforme pénale en discussion à l'Assemblée

Message par hulneb » 08 juin 2014 14:16

Enfin une bonne nouvelle :
Christiane Taubira va bientôt rétablir la peine de mort
En effet, sa dernière proposition va dans ce sens, après avoir tout fait pour favoriser les délinquants aux détriments des victimes. Encore une étape, et bientôt, grâce à elle, les meurtres ne seront plus punis par de la prison.
Donc, dès que c'est fait, nous allons enfin pouvoir revenir a ce qui a toujours existé : quand un voleur, un agresseur vient chez toi, tu lui tire dessus :!:
Donc le prochain cambrioleur que je choppe, je lui applique la peine de mort : je lui mets 2 balles dans le buffet, et grâce à Taubira, je ne vais pas en prison :ange:
«Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre»
(Phrase apocryphe de W Churchill)
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Re: La réforme pénale en discussion à l'Assemblée

Message par le parisien » 08 juin 2014 14:30

hulneb a écrit : Enfin une bonne nouvelle :
Christiane Taubira va bientôt rétablir la peine de mort
En effet, sa dernière proposition va dans ce sens, après avoir tout fait pour favoriser les délinquants aux détriments des victimes. Encore une étape, et bientôt, grâce à elle, les meurtres ne seront plus punis par de la prison.
Donc, dès que c'est fait, nous allons enfin pouvoir revenir a ce qui a toujours existé : quand un voleur, un agresseur vient chez toi, tu lui tire dessus :!:
Donc le prochain cambrioleur que je choppe, je lui applique la peine de mort : je lui mets 2 balles dans le buffet, et grâce à Taubira, je ne vais pas en prison :ange:
Comme tu es naïf.
Taubira aime les délinquants et les criminels, pas les honnêtes gens. Donc, si tu tues un cambrioleur, tu iras en prison. En revanche, si un cambrioleur te tue, il restera libre.

Quoi, j'éxagère ? J'essaie juste de me mettre au niveau de mauvaise foi de mon interlocuteur :siffle:

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Re: La réforme pénale en discussion à l'Assemblée

Message par hulneb » 08 juin 2014 14:40

Non non, Johan, nous serons tous les deux libres, le cambrioleur et moi :super: si Mme Taubira continue son oeuvre, sauf que si je tire le premier, je serai un peu plus vivant que la 'personne' voulant me dépouiller :!:
«Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre»
(Phrase apocryphe de W Churchill)
Boycott QATAR FIFA 2022

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Re: La réforme pénale en discussion à l'Assemblée

Message par le parisien » 08 juin 2014 14:43

hulneb a écrit : Non non, Johan, nous serons tous les deux libres, le cambrioleur et moi :super: si Mme Taubira continue son oeuvre, sauf que si je tire le premier, je serai un peu plus vivant que la 'personne' voulant me dépouiller :!:
Absolument pas.

Il y aura des loi contre la légitime défense. Tout ce que tu auras le droit de faire face à un cambrioleur, c'est de lui remettre tout ce qu'il demande sans réchigner et d'appeler la police après son départ.

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