http://www.lopinion.fr/17-juin-2014/sec ... mali-13451Des colonnes de djihadistes armés s'apprêtent à déferler sur la capitale d'un Etat. Irak, juin 2014 ? Pas seulement : c'était aussi le Mali en janvier 2013. Enfin, pas tout à fait... Car le récit des débuts du conflit malien, tel qu'il avait alors été largement présenté pour justifier l'intervention militaire française est tout simplement faux. « Non, il n'y a jamais eu de colonnes de terroristes déferlant vers Bamako », affirme Jean-Christophe Notin dans un ouvrage qui vient de paraître. «La guerre de la France au Mali» contient son lot de révélations, d'autant plus précieuses que l'auteur a eu accès aux meilleures sources françaises, notamment dans l'armée et les services de renseignement. Et que ses interlocuteurs lui ont, en quelque sorte, donné leur blanc-seing pour qu'il publie ce récit extrêmement complet. Jean-Christophe Notin ne dit pas tout, mais ce qu'il dit a été validé. Et les surprises abondent.
«Ce n'est pas sur la foi de preuves concrètes, mais sur un faisceau de présomptions que la France a déclenché l'opération» Serval. «Pas plus que les avions de reconnaissance, aucun satellite français comme américain n'a jamais pris de mouvement massif [de djihadistes - ndlr] en flagrant délit. Jamais un conseiller n'a déposé sur la table les clichés fatidiques». Par ailleurs «ni la DRM (Direction du renseignement militaire), ni la DGSE (Direction générale de sécurité extérieure) n'ont trace d'écoutes de l'un des chefs djihadistes, annonçant sa volonté d'aller prier le lendemain à la mosquée de Mopti». Tout cela est de l'invention, du story-telling comme disent les communicants. Sur la base de renseignement humain et avec une excellente connaissance du terrain, les analystes de la DGSE sont arrivés à la conclusion que «plusieurs centaines de djihadistes étaient massés avec une posture agressive. Sans certitude absolue sur leurs intentions exactes, la DGSE n'assortit son analyse d'aucun constat d'urgence.» C'est au pouvoir politique de juger et c'est lui qui va déclencher les opérations.
Les Groupes armés djihadistes (GAD) que l'armée française va être appelée à détruite rassemblent alors «1 500 individus». Ont-ils l'intention de foncer vers la capitale Bamako ? Parmi les responsables français, «peu y croient» alors, même si un raid n'est pas complètement exclu. L'objectif serait plutôt les villes de Mopti et Sévaré, à 450 km de la capitale et l'intention prêtée aux «terroristes» est de provoquer ainsi «une onde de choc qui fera s'effondrer le peu d'Etat qu'il reste à Bamako».
Le 11 janvier 2013, François Hollande déclare la guerre, en donnant une liberté d'action jamais vue de mémoire de militaires français. Lors du Conseil de défense qui se tient ce matin-là à l'Elysée, le chef de l'Etat déclare que dans la zone où se trouvent les groupes armés, «vous avez tir libre et j'assume». Jean-Christophe Notin explique le sens de ces mots : «Tir libre, c'est la possibilité pour les militaires français d'ouvrir le feu dès qu'ils ont repérés un véhicule suspect». Et l'auteur de constater que «ce bellicisme étonne» de la part de François Hollande, qui finalement «ressemble moins à Jacques Chirac qu'à Nicolas Sarkozy».
L'auteur livre un récit très détaillé des opérations militaires, y compris de celles, volontiers discrètes, du Commandement des opérations spéciales (COS), qui aboutiront à la reconquête du Nord-Mali. L'ouvrage fourmille d'anecdotes. On apprend ainsi que les Américains ont perdu un drone Predator le 9 avril vers Tigharghar et que l'armée française a dû monter un raid héliporté pour aller détruire les restes de l'appareil, afin qu'il ne tombe pas dans de mauvaises mains. Ou que les Français ont eu la surprise de découvrir que certains combattants ennemis étaient complètement drogués, d’où un comportement parfois aberrant. Alors que trois blindés crachent le feu dans leur direction, «l'un d'eux est aperçu s'asseyant paisiblement en tailleur, en pleine mitraille, la Kalachnikov entre les jambes...»
Sur l'avant et après Serval, Jean-Christophe Notin révèle également des faits importants. Comme le fait que la DGSE était présente au Sahel depuis 2003, mais pas seulement pour y gérer les affaires d'otages. Elle devait aussi «faire barrage à l'expansion djihadiste». Dans les trois années qui ont précédées l'intervention militaire française, la DGSE «a contribué, en collaboration avec les services régionaux à la "neutralisation" de près de quatre-vingt djihadistes : soit ils ont été arrêtés, soit ils ont été purement et simplement éliminés». Toutefois, la montée en puissance des groupes armés est telle qu’à partir de 2012, la DGSE en vient à considérer que «le Mali est désormais hors de son contrôle». Une opération militaire, à laquelle elle apportera son soutien, devenait alors nécessaire. Les socialistes s'en convainquirent dès leur arrivée au pouvoir en 2012.
Le succès de l'opération Serval n'a pas détruit tous les foyers djihadistes au Sahel, tant s'en faut. Jean-Christophe Notin assure que, aujourd'hui, «les forces spéciales françaises opèrent dans le sud-libyen», une région qui sert de refuge aux groupes terroristes. A partir d'Aguellal (Niger), à 70 km à l'est d'Arlit, «une centaine» d'hommes du COS «dotés d'hélicoptères» «tapissent discrètement la frontière avec la Libye pour relever les passages, évaluer les forces concernées. Et, à l'occasion, avec le blanc-seing de Tripoli, elles basculent de l'autre côté de la passe du Salvador», c'est-à-dire en Libye. «L'appui des Etats-Unis et de leurs drones leur est acquis», précise l'auteur.
La véritable histoire de "Serval"
- sacamalix
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Il n'y absolument aucun mérite à exciter les gens. Le vrai héros c'est celui qui apaise.
La laïcité n'est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l'ordre public.
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Re: La véritable histoire de "Serval"
Faudrait-il en conclure que Hollande a été manipulé par son entourage ? Dans quel but ?
Sinon, pourquoi s'est -il engagé dans cette aventure ?
J'ai remarqué que dans le passé, nos présidents avaient tous eu leur épisode militaire. A croire qu'ils étaient fascinés par leur Pouvoir ! Le besoin de s'affirmer...
Mais peut-être suis-je mauvaise langue ?
Sinon, pourquoi s'est -il engagé dans cette aventure ?
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Re: La véritable histoire de "Serval"
Hollande n'aurait pas touché quelques millions pour sa campagne électorale ?, de la part des terroristes aux Mali…
c'est peu être pour ça qu'il voulait s'en débarrasser.. enfin vu qu'ils n'existaient pas.. il s'est battu contre des mirage avec les mirages de la France, histoire de nous endetter un peu pluss
faudrait peu être les mettre sur écoute, lui et ses comparses au gouvernement.. par ce que ça sent le graillon tout ça
sinon l'Irak, les américains s'en vont.. et qui c'est ty qui revient ?.. une nouvelle force armée.. la nature humaine a horreur du vide
c'est peu être pour ça qu'il voulait s'en débarrasser.. enfin vu qu'ils n'existaient pas.. il s'est battu contre des mirage avec les mirages de la France, histoire de nous endetter un peu pluss
faudrait peu être les mettre sur écoute, lui et ses comparses au gouvernement.. par ce que ça sent le graillon tout ça
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Re: La véritable histoire de "Serval"
La bise au cousinLion blanc a écrit :
Il n'y absolument aucun mérite à exciter les gens. Le vrai héros c'est celui qui apaise.
La laïcité n'est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l'ordre public.
La laïcité n'est pas une conviction mais le principe qui les autorise toutes, sous réserve du respect de l'ordre public.
Re: La véritable histoire de "Serval"
Ça sonne faux cette affaire. Il semblerait qu'on ait oublié les Touaregs et leur histoire. Tout part de là. La requête des ces peuples, devenus nomades par exclusion, à retourner sur les terres de leurs ancêtres était légitime. Les alliances contre nature qu'ils ont faites avec ces sectes et groupes armés menés par des bandits islamistes leur à fait perdre le contrôle de leur combat.
L'autre partie la plus curieuse est l'absence de photos satellite ou aériennes montrant l'avancée (pas forcément en colonne d'ailleurs) de pseudo djihadistes alors que dans un même temps il est reconnu qu'un drone fut abattu. L'absence de preuve, dans ce cas là, aurait du être analysé par le journaliste comme n'importe quelle preuve et n'aurait pas du être considérée comme du vide de la part de cet enquêteur par ailleurs très compétent dans son domaine et sur-diplômé de surcroît. Bien-sûr il faut lire son livre pour voir si le résumé correspond bien à l'ouvrage, ce dont je doute. Après, la décision du chef des armées françaises (notre Président) a été prise en fonction des données que l'armée elle-même lui a fourni. Que cette action ait pu être bien fondée est une autre histoire, mais en aucun cas les communicants élyséens n'ont pu monter un "story-telling" hollywoodien afin d'envoyer nos troupe dans un conflit qui ne mettait pas certains intérêts français en péril.
Dans ce pré carré de la françafrique ne pas intervenir aurait été interprété par les terroristes comme un aveu de faiblesse.
L'autre partie la plus curieuse est l'absence de photos satellite ou aériennes montrant l'avancée (pas forcément en colonne d'ailleurs) de pseudo djihadistes alors que dans un même temps il est reconnu qu'un drone fut abattu. L'absence de preuve, dans ce cas là, aurait du être analysé par le journaliste comme n'importe quelle preuve et n'aurait pas du être considérée comme du vide de la part de cet enquêteur par ailleurs très compétent dans son domaine et sur-diplômé de surcroît. Bien-sûr il faut lire son livre pour voir si le résumé correspond bien à l'ouvrage, ce dont je doute. Après, la décision du chef des armées françaises (notre Président) a été prise en fonction des données que l'armée elle-même lui a fourni. Que cette action ait pu être bien fondée est une autre histoire, mais en aucun cas les communicants élyséens n'ont pu monter un "story-telling" hollywoodien afin d'envoyer nos troupe dans un conflit qui ne mettait pas certains intérêts français en péril.
Dans ce pré carré de la françafrique ne pas intervenir aurait été interprété par les terroristes comme un aveu de faiblesse.
Le mensonge n'est pas une simple tromperie, il est l'expression d'un système de vie découlant d'une éducation basée sur l'exercice du pouvoir des puissants sur le monde. 
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Re: La véritable histoire de "Serval"
Non, le Serval est déjà un cousin éloigné.. C'est le lion qui est le plus proche du chat.. A un chromosome près, parait-il..sacamalix a écrit : La bise au cousin
Lion a écrit :
