L’enquête sur la disparition du vol de la Malaysia Airlines le 8 mars dernier étudie également désormais la piste du "détournement d’avion aggravé ayant entraîné la mort d’une ou plusieurs personnes".
L’info. La justice française avait d’abord ouvert une enquête pour "homicide involontaire", après la disparition du vol MH370. Ghyslain Wattrelos, père de deux victimes et époux d’une troisième, a appris mercredi par un courrier de son avocat Maître Szpiner que le juge d'instruction en charge de l'affaire enquêtera également sur un possible détournement de l'avion de la Malaysia Airlines.
L'avocat de la partie civile, Maître Francis Szpiner, rappelle que le juge d'instruction a demandé au parquet de Paris d'élargir le cadre son enquête "aux faits de détournements d'aéronefs aggravés par la mort d'une ou plusieurs personnes". Le parquet a accédé à sa requête car "les systèmes permettant la localisation de l'appareil ont été volontairement coupés" alors que l'appareil a poursuivi son vol sur une trajectoire qui n'était pas celle prévue au départ.
Les recherches se poursuivent toujours pour retrouver les débris du vol MH370 de la Malaysia Airlines, porté disparu le 8 mars dernier. La catastrophe a provoqué la mort de 239 personnes.
Vol MH370 : la piste du "détournement d’avion" étudiée
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nouvelles recherches sous-marines début Oct dans l'océan Ind
Ces opérations se dérouleront dans des conditions "très difficiles" dans une zone largement inexplorée et très éloignée des côtes.
Près de sept mois après la disparition inexpliquée du vol MH370 de la Malaysia Airlines, de nouvelles recherches sous-marines vont être engagées début octobre dans l'océan Indien où l'avion se serait abîmé. Le Boeing 777-200 de la compagnie malaisienne a disparu le 8 mars peu après son décollage de Kuala Lumpur à destination de Pékin. Il transportait 239 passagers et membres d'équipage. Tout contact avec le cockpit a cessé après environ une heure de vol et aucune trace physique de l'appareil n'a été retrouvée depuis. Ses systèmes de communication ont néanmoins "accroché" à plusieurs reprises des satellites, permettant de reconstituer sa trajectoire présumée jusqu'à sa probable chute en mer dans le sud de l'océan Indien, au large des côtes occidentales de l'Australie.
Après une première phase de recherches infructueuses en surface et en profondeur en mars-avril, l'Australie et les pays concernés vont lancer début octobre de nouvelles opérations. Deux navires spécialisés - le Fugro Discovery et le GO Phoenix affrétés par la Malaisie - passeront les fonds marins au peigne fin en immergeant de puissants sonars à 5 000 mètres, selon le bureau australien d'enquête sur les accidents (ATSB). Ces sonars tractés ont été programmés pour détecter les parties volumineuses de l'épave de l'avion comme les moteurs, le train d'atterrissage et le fuselage, a précisé Peter Foley de l'ATSB. En cas d'"anomalie", les navires referont un passage plus lent et activeront des caméras, a-t-il indiqué à l'AFP.
Ces opérations se dérouleront dans des conditions "très difficiles" dans une zone largement inexplorée et très éloignée des côtes. En surface, les hommes y seront soumis à des températures polaires, de forts vents soufflant de l'Antarctique et des vagues pouvant atteindre douze mètres. "C'est un défi extraordinaire", a estimé Peter Foley.
Relief accidenté
Auparavant, un navire d'étude chinois, le Zhu Kezhen, et un navire australien, le Fugro Equator, ont scanné les fonds sur près de 110 000 kilomètres carrés. À partir de ces relevés bathymétriques, l'institut public Geoscience Australia a dressé une carte en trois dimensions révélant un relief accidenté de volcans, de crêtes et de fosses autour du plateau de Broken Ridge. Les enquêteurs ont également reçu l'aide d'un spécialiste qui avait travaillé sur le crash du vol Air France AF447 Rio-Paris en juin 2009 dans l'océan Atlantique.
Plusieurs hypothèses ont été évoquées pour expliquer la disparition du vol MH370, du coup de folie du pilote ou du copilote au détournement en passant par un grave accident mécanique. Peu après son décollage, l'avion a changé radicalement de plan de vol, virant vers l'ouest, puis le sud, en direction de l'océan Indien où il serait tombé, à court de carburant. L'explication la plus crédible, selon les responsables chargés de l'enquête, est qu'une brusque chute du niveau de l'oxygène à bord a rendu l'équipage et les passagers inconscients. L'avion aurait continué de voler en pilote automatique, jusqu'à sa chute en mer, faute de carburant.
Sur les 239 personnes à bord, 153 étaient chinois. Il y avait également quatre Français. Le 17 juillet, un autre Boeing de la Malaysia Airlines, assurant la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur, avait explosé en vol, vraisemblablement abattu par un missile pendant son survol de l'est de l'Ukraine. Il transportait 298 personnes, dont 193 ressortissants néerlandais.