Hdelapampa a écrit : 07 juillet 2022 23:09
Once a écrit : 07 juillet 2022 22:11
A partir du moment où une procédure de mise en examen est engagée. La présomption de culpabilité,elle, concerne les médias et les réseaux sociaux. Et elle semble vous convenir, à vous lire.
Non. Il s'agit :
1) de mesures conservatoires (malheureusement le rendu de la justice est très lent).
2) de l'application du principe de précaution.
Ce que vous évoquez c’est la théorie. La réalité c’est que ce Comité procède à du bricolage, avec de bonnes intentions peut-être, mais dont les conséquences regrettables relèvent d’une justice parallèle.
La seule chose qui prévaut dans ce genre d’affaire c’est un dépôt de plainte claire et nette de la part des plaignantes auprès du premier commissariat de police venu.
Pourquoi ne l’ont-elles pas fait ? Parce qu’elles auraient redouté d’en rajouter sur les attaques racistes dont ce membre a de suite été l’objet. (voir le lien vidéo plus bas où cela est évoqué)
Oui, mais, ce faisant, elles accusent quelqu'un en restant dans l’ombre sans permettre à l’accusé de pouvoir se défendre.
Le fait est que le 11 mai Taha Bouhafs évoque LUI-Même les 3 témoignages des femmes qui l'accusent.
Mais, dans le cadre de cette petite cuisine interne, il ne sait toujours pas de quoi il est accusé et qui l’accuse au juste. Et aucune plainte officielle n’a été déposée contre lui lui permettant d’assurer sa défense.
Je connais très bien les pratiques staliniennes en matière de procès et d'exclusions.
Ellles consistent à faire avouer à des militants les fautes que le parti lui-même a commises.
Dans l'intérêt du parti.
Là , on en est très loin.
On en est suffisamment près pour jeter la calomnie sur un membre ne sachant toujours pas de quoi on l’accuse au juste ni qui sont ses accusatrices.
Ceci n’est pas normal.
Sur Eric Coquerel, je pense qu'il ne peut y avoir deux poids et deux mesures: l'étiquette LFI doit lui être retirée jusqu'à ce que la justice se prononce.
Sur ce point nous sommes bien d’accord.
Des gens qui claquent la porte, il y en a dans tous les partis.
Certes. Mais il est bon de savoir
pourquoi. Au sein de FI, c’est clairement le fonctionnement bien trop vertical de ce mouvement qui est souvent mis en cause. FI, on y adhère en un clic de souris mais on n’y est enregistré que comme un simple militant sans de vrais droits de membre à part entière.
D'ailleurs, ce n'est pas à vous de régler les problèmes éventuels de LFI avec son "leader".
Aucun leader n'est parfait.
J’appelle cela « botter en touche » et « mêlez vous de ce qui vous regarde ». Pourtant, France Insoumise prétend incarner le peuple et défendre ses intérêts mais il fonctionne comme une secte soumise à un gourou ,maître absolu des lieux et décisionnaire tout puissant, au final.
Occupez-vous de votre parti: personne à gauche n'a jamais conseillé à Marine Le Pen d'évincer son père du bureau politique du FN.
Qui vous a dit quel était mon parti et même si j’en avais un ? Et pourquoi me renvoyez-vous à un parti pour lequel je n’ai jamais voté, pour lequel je ne voterai jamais et que je combats tout autant ?
Je ne vous ai pas, moi, assimilé à FI simplement parce que vous semblez défendre bec et ongles ce mouvement dans ce post !
Il faut se garder de ce genre de procédé qui se termine par des attaques personnelles et des caricatures de propos : évitons de tomber dans ce travers.
La seul chose qui m’importe c’est la liberté de penser et de critiquer en dehors d’appartenance à quelque parti que ce soit.
Mais pour en revenir à l’affaire Taha Bouaf, je vous invite à visionner l’entretien qu’Appolline de Malherbe a accordé à son avocat William Bourdin, ce matin même, sur BFMTV :
https://rmc.bfmtv.com/replay-emissions/ ... 80148.html
En essayant de voit plus loin dans cette affaire, je dirais que FI, depuis sa recherche d’un électorat nouveau, plus proche des banlieues dites « sensibles » s’est pris les pieds dans le tapis : en devenant moins ferme sur les question de laïcité et plus flou sur les questions de sécurité (qu’il a lâchement être instrumentalisées par l’extrême-droite) pour lutter – entre autres - contre le racisme, et bien, ce qu’il a gagné comme nouvel électorat d’un côté, il l’a perdu de l’autre.
Roussel et le PCF ont été plus fermes et cohérents sur ce point.
Pas Mélenchon et FI qui ont laissé les classes moyennes inférieures (Gilets jaunes etc.) aux mains du RN qui est arrivé en finale des dernières élections présidentielles.
François Ruffin (un membre estimable de FI, à mon avis) reconnaissait récemment cet échec et disait qu’il allait falloir travailler pour être à l’écoute de ces citoyens.
Il admettait aussi qu’il comprenait que ces citoyens là pouvaient avoir du mal avec les attaques complètement disproportionnées sur la police : sans désigner bien sûr celui qui s’en était fait le héros outrancier.
Mais on voit bien de qui il voulait parler. Et on voit bien de qui il essaie de prendre ses distances.