Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

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Jiimmy
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Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par Jiimmy »

Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), dont font partie la cellule investigation de Radio France et « le Monde », dévoile ce dimanche 10 juillet une longue enquête sur les agissements d’Uber. Elle dévoile comment le géant du VTC s’est implanté dans le monde, notamment en cherchant le soutien de personnalités politiques de haut rang. Parmi celles-ci, il en est une dont on risque de parler tout particulièrement en France : selon « le Monde », plus que du soutien, l’entreprise aurait trouvé « quasiment un partenaire » dans le jeune ministre de l’Economie Emmanuel Macron, en plein conflit social avec les taxis et alors qu’elle se trouvait dans le collimateur de la justice.

Ces enquêtes s’appuient sur des documents internes d’Uber, transmis au quotidien britannique « the Guardian » et partagés avec le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) : 124 000 documents fichiers, e-mails, présentations, tableurs et PDF, écrits entre 2013 et 2017, détaillant, entre autres, les activités de lobbying d’Uber pour s’implanter en France.

Uber, Deliveroo… Le gouvernement doit cesser de faire le jeu des plateformes
En 2014, alors que l’exécutif est pourtant publiquement très méfiant − voire hostile − à cette jeune entreprise qui opère en dehors de la loi et est visée par plusieurs enquêtes, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron est alors le seul à soutenir Uber et son modèle.
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/fra ... li=AAaCKnE



Eh oui quand on mettait en garde contre la corruption du bonhomme qui roule manifestement pour certaines élites financières. Raison pour laquelle je disais qu'un second mandat avec le fait majoritaire (heureusement pour l'instant on y échappe) serait dramatique car l'individu en aurait alors profité pour pleinement préparer sa retraite présidentielle en s'activant au mieux pour satisfaire les attentes d'un cercle restreint de personnes dont les intérêts sont clairement divergents avec ceux du peuple Français.

Ce président des riches (des multinationales, des élites financières mondialisées) s'en cogne totalement du peuple Français, des classes moyennes, des classes les - favorisées qui n'ont pas réussi (selon ses critères de la réussite) et ne sont donc rien pour lui (souvenez-vous de ce qu'il disait concernant les gares) et démontre à travers ce scandale qu'il préfère clairement privilégier un grand groupe étranger que tout une masse de salariés Français dans la difficulté (les taxis en l'occurrence).
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gare au gorille
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Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par gare au gorille »

Ben quoi, c'est le "président des riches" . Depuis le premier jour il n'a fait que déconstruire la France et la vendre à la découpe.
Cinq ans c'était un peu juste, surtout avec quelques gilets jaunes qui ont essayé de lui mettre des battons dans les roues, mais la il a encore cinq bonnes années devant lui pour essayer de dépecer un peu plus la France. Il se donne du mal, il demande même à l'opposition d'être "constructif" pour l'aider dans son oeuvre de liquidation.
Bon, un bon point pour nous, il veut se passer des LFI et du RN et ça tombe bien, on a pas plus envie que ça de l'aider dans son entreprise de déconstruction de la France. Enfin je parle du RN, les Insoumis je sais pas trop..
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Corvo
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Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par Corvo »

L'Uber et l'argent d'Uber.
Coquerel va pouvoir enquêter. :siffle:

Long mais intéressant à lire.
https://www.francetvinfo.fr/politique/a ... 48423.html
Patchouli38
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Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par Patchouli38 »

Je n'émettrai pas de jugement là-dessus simplement sur le fait d'une enquête, j'attends de voir les arguments des principaux intéressés.
Ce qui est étonnement surprenant, c'est quelle tombe juste avant la motion de censure, un peu comme les accusations de D. Abad pendant les législatives, celles à l'encontre d'E. Coquerel après sa nomination à la commission des finances, etc.

J'attends simplement la suite, je refuse d'émettre un jugement sur le fait d'un article.
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jabar
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Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par jabar »

Aussi la version du Monde. Uber aurait écrit des amendements ...
La BBC a aussi écrit un bon article:
https://www.bbc.com/news/business-62057321


https://www.lemonde.fr/pixels/article/2 ... 08996.html


ENQUÊTE Des documents internes à l’entreprise, analysés par « Le Monde », montrent comment, entre 2014 et 2016, le ministre de l’économie a œuvré en coulisse pour la société de VTC, qui tentait d’imposer une dérégulation du marché et affrontait l’hostilité du gouvernement.

Premier octobre 2014. Depuis minuit, la toute nouvelle loi Thévenoud est entrée en vigueur : elle encadre beaucoup plus sévèrement les conditions pour devenir chauffeur Uber, trois ans après l’arrivée de l’entreprise américaine en France, et interdit de facto UberPop, le service qui a provoqué un gigantesque mouvement de colère des taxis dans l’Hexagone en permettant à tout un chacun de devenir chauffeur occasionnel. Mais à 8 h 30, ce matin-là, c’est un véhicule Uber un peu particulier qui se gare devant le 145 de la rue de Bercy – l’entrée du ministère de l’économie par laquelle passent les invités d’Emmanuel Macron, nommé un mois plus tôt à ce poste.

A l’intérieur du van Mercedes Viano se trouvent quatre figures d’Uber : Pierre-Dimitri Gore-Coty, le directeur Europe de l’Ouest, aujourd’hui chargé d’Uber Eats ; Mark MacGann, le lobbyiste en chef pour la zone Europe, Afrique, Moyen-Orient ; David Plouffe, l’ancien conseiller de Barack Obama, fraîchement nommé vice-président d’Uber ; et le fondateur et PDG de l’entreprise en personne, Travis Kalanick. Une heure plus tard, l’équipe de lobbying de choc ressort abasourdie du bureau d’Emmanuel Macron. « En un mot : spectaculaire. Du jamais-vu, écrit Mark MacGann dans un bref compte rendu envoyé dans la foulée à ses collègues. Beaucoup de boulot à venir, mais on va bientôt danser ;) » « Meeting méga top avec Emmanuel Macron ce matin. La France nous aime après tout », écrira-t-il également.

Cette rencontre restée confidentielle ne figurait pas à l’agenda d’Emmanuel Macron. Le Monde et ses partenaires du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) sont aujourd’hui en mesure d’en révéler l’existence grâce à l’analyse d’une vaste quantité de documents internes d’Uber, transmis au quotidien britannique The Guardian. Ces « Uber Files », des dizaines de milliers d’e-mails, de présentations, de tableurs et de documents PDF, écrits entre 2013 et 2017, jettent un éclairage particulièrement cru sur ces années folles, émaillées de violences durant les manifestations de taxis, pendant lesquelles l’entreprise américaine a usé de toutes les recettes du lobbying pour tenter d’obtenir une dérégulation du marché en France.

Surtout, ces documents montrent à quel point Uber a trouvé une oreille attentive chez Emmanuel Macron, qui scellera quelques mois plus tard un « deal » secret avec l’entreprise californienne pour « faire en sorte que la France travaille pour Uber afin qu’Uber puisse travailler en et pour la France ».

Gouvernement court-circuité Les dirigeants d’Uber sont d’autant plus ravis de l’accueil extrêmement cordial du ministre de l’économie que le reste du gouvernement leur est très hostile. Le président François Hollande a bien rencontré très discrètement Travis Kalanick en février 2014, mais personne au sein de l’exécutif ne semble prêt à défendre Uber. Arnaud Montebourg, le prédécesseur d’Emmanuel Macron à Bercy, accusait directement Uber de « détruire des entreprises » ; au ministère de l’intérieur, Bernard Cazeneuve – qui a la tutelle des taxis – ne cache pas son hostilité au service, qui opère en marge de la loi et est visé par au moins quatre enquêtes différentes. Manuel Valls, premier ministre, n’a guère plus de sympathie pour Uber, et Alain Vidalies, aux transports, se méfie de ce service qui n’offre aucune sécurité de l’emploi. Lorsqu’il reçoit M. Kalanick, M. Macron ne peut ignorer qu’il court-circuite ainsi les décisions de ses collègues du gouvernement et des députés socialistes.

L’actuel président de la République n’a jamais caché sa sympathie pour Uber et son modèle, à même, selon lui, de créer énormément d’emplois, notamment pour les personnes peu qualifiées. « Je ne vais pas interdire Uber, ce serait renvoyer [les jeunes de banlieue sans qualifications] vendre de la drogue à Stains [Seine-Saint-Denis] », avait-il déclaré à Mediapart en novembre 2016. Fin 2014, Emmanuel Macron défend très publiquement le modèle d’Uber lors de la conférence Le Web, durant laquelle il se prononce contre l’interdiction d’Uber à Paris et explique que « [son] job n’est pas d’aider les entreprises établies mais de travailler pour les outsiders, les innovateurs ».

Mais les « Uber Files » montrent à quel point Emmanuel Macron a été, à Bercy, plus qu’un soutien, quasiment un partenaire. Un ministre qui suggère à Uber de transmettre des amendements « clés en main » à des députés amis ; un ministre qu’Uber France n’hésite pas à solliciter en cas de perquisition dans ses locaux ; un ministre qui, ce 1er octobre 2014, « s’excuse presque » de l’entrée en vigueur de la loi Thévenoud, d’après un compte rendu du rendez-vous écrit par le lobbyiste Mark MacGann pour ses collègues anglophones. D’après ce message, M. Macron aurait affirmé vouloir aider Uber à « travailler autour » de cette loi.

La rencontre d’octobre 2014 à Bercy avec Travis Kalanick est la première d’une longue série d’échanges avec le très controversé fondateur et PDG d’Uber, qui a quitté le conseil d’administration de l’entreprise en 2017 après une série de scandales de harcèlement et de conflits avec ses actionnaires. Au moins dix-sept échanges significatifs (rendez-vous, appels, SMS) ont eu lieu entre Emmanuel Macron ou ses proches conseillers et les équipes d’Uber France dans les dix-huit mois qui ont suivi son arrivée au ministère, dont au moins quatre rencontres entre le ministre et Travis Kalanick. Soit un échange par mois en moyenne.

Relation « gagnant-gagnant » Les cadres d’Uber France entrevoient rapidement comment ils peuvent, dans une forme de symbiose, établir une relation « gagnant-gagnant » avec Emmanuel Macron, en fournissant au ministre des occasions de se présenter comme le champion de l’innovation, tout en assurant à l’entreprise des retombées médiatiques et politiques positives. Fin 2014, l’actualité offre un moment idéal : le géant du transport Mory Ducros, en grave difficulté financière depuis plusieurs années, s’apprête à déposer le bilan. Le dossier intéresse beaucoup Uber, et Travis Kalanick l’évoque avec Emmanuel Macron. Plutôt que de laisser les 2 200 salariés que compte encore l’entreprise perdre leur travail, pourquoi ne pas leur proposer de devenir chauffeurs Uber ? L’entreprise fait face à une pénurie de « supply » – « ravitaillement », le mot utilisé en interne pour désigner les chauffeurs.

En février 2015, quand Mory Ducros dépose finalement le bilan, les principaux cadres d’Uber France voient une occasion parfaite pour « pousser » leur proposition de simplifier les conditions d’accès à la licence de VTC (véhicule de transport avec chauffeur). « Cela pourrait être une sortie de crise pour le ministre [Emmanuel Macron], avec des milliers de chauffeurs de poids lourds qui deviendraient chauffeurs Uber », écrit Alexandre Molla, responsable du développement d’Uber en France. « On devrait en parler aussi vite que possible au cabinet de Macron (…) pour voir si ça l’intéresserait d’explorer cette idée avec Travis Kalanick », répond Maxime Drouineau, de l’équipe affaires publiques d’Uber.

Le projet n’aboutira jamais. Pas plus que celui, pourtant très avancé, d’organiser une visite des locaux d’Uber France et une rencontre avec des chauffeurs. Emmanuel Macron avait également donné son accord pour un détour par le siège californien d’Uber à San Francisco, en marge de son déplacement au Consumer Electronics Show, le salon des technologies de Las Vegas, visite qui n’aura jamais lieu. Fin 2015, un porte-parole d’Uber France s’agacera d’ailleurs publiquement que les rencontres avec son PDG ne soient « jamais inscrites à l’agenda » de ses interlocuteurs politiques.

En coulisse, en tout cas, Emmanuel Macron et son cabinet se démènent pour aider l’entreprise américaine. Dès sa première rencontre avec Travis Kalanick, le ministre de l’économie s’est engagé à donner un coup de pouce à Uber sur un dossier bien précis : la DGCCRF. A l’époque, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, sous la tutelle de Bercy, enquête sur Uber et son modèle, considérant qu’UberPop se présente de manière mensongère comme un service de covoiturage. Les contrôles de chauffeurs se multiplient et, à Paris, les cadres de l’entreprise se doutent qu’une perquisition est imminente. Ce 1er octobre 2014, Emmanuel Macron les rassure : opposé à ce que les agents de la DGCCRF soient « trop conservateurs » dans leur interprétation des textes, il demande à son cabinet d’avoir « une discussion technique » avec eux, selon un compte rendu de la réunion écrit par Uber.

Mais six semaines après cette rencontre, et d’autres échanges plus informels, deux agents de la DGCCRF se présentent dans les locaux d’Uber France à Lyon. Trois jours plus tard, c’est le siège à Paris qui est visé par une perquisition. Depuis les Etats-Unis, David Plouffe, vice-président d’Uber, fulmine : « [Ces agents] dépendent de Macron, n’est-ce pas ? » Trois jours plus tard, le sujet est évoqué dans une nouvelle réunion entre Thibaud Simphal, directeur général d’Uber France, et Emmanuel Lacresse, le directeur de cabinet adjoint d’Emmanuel Macron, aujourd’hui député (Renaissance) de Meurthe-et-Moselle. « Lacresse a précisé que les grandes administrations comme la DGCCRF (…) fonctionnent principalement en autonomie, relate un compte rendu. Mais il a reconnu qu’il était important qu’ils agissent en cohérence, et donc il a dit qu’il leur parlerait. »

La DGCCRF a-t-elle subi des pressions ? Non, assure-t-elle aujourd’hui. Sollicités, plusieurs de ses hauts responsables de l’époque, dont la directrice Nathalie Homobono, n’ont pas souhaité répondre aux questions du Monde. Quant à Emmanuel Lacresse, il affirme de son côté qu’à aucun moment « des consignes n’ont été données à la DGCCRF ».

Un décret sur mesure Une situation similaire se produit en octobre 2015 : le préfet de police de Marseille, Laurent Nuñez, prend un arrêté interdisant de facto Uber dans une large partie des Bouches-du-Rhône. « Monsieur le Ministre, nous sommes consternés par l’arrêté préfectoral à Marseille », écrit aussitôt Mark MacGann, le lobbyiste en chef d’Uber, à Emmanuel Macron. « Pourriez-vous demander à votre cabinet de nous aider à comprendre ce qui se passe ? » Emmanuel Macron répond par SMS qu’il va « regarder cela personnellement ». Trois jours plus tard, la préfecture de police « précise » les contours de son arrêté : l’interdiction disparaît au profit d’une menace de contrôles accrus pour les chauffeurs qui ne seraient pas en règle.

Laurent Nuñez, aujourd’hui coordonnateur national du renseignement à l’Elysée et proche conseiller d’Emmanuel Macron, assure n’avoir reçu aucune pression ni avoir eu aucun échange avec Bercy sur ce sujet ; d’anciens cadres d’Uber estiment que la préfecture se serait simplement rendu compte que son arrêté initial était illégal. M. Lacresse affirme de son côté que « le ministre n’est jamais intervenu auprès de la préfecture des Bouches-du-Rhône concernant la suspension du service UberX à Marseille, ni sur des procédures judiciaires quelles qu’elles soient concernant l’entreprise Uber ».

La réaction agacée d’Uber face à l’arrêté marseillais est d’autant plus vive qu’à ce moment-là, l’entreprise est précisément en train de valider les contours précis d’un accord confidentiel avec Emmanuel Macron, proposé par le ministre. Le « deal », comme l’appellent les cadres d’Uber France, repose sur un échange simple : en contrepartie de la suspension d’UberPop, Emmanuel Macron leur fait miroiter une simplification drastique des conditions nécessaires pour obtenir une licence de VTC. Un accord « gagnant-gagnant » pour Uber, dont le service UberPop a déjà été jugé illégal à plusieurs reprises, et que l’entreprise réfléchit déjà à arrêter.

Pour y parvenir, Emmanuel Macron et Uber s’accordent sur une stratégie commune. « Il veut que nous l’aidions en communiquant clairement et de manière agressive », écrit Thibaud Simphal, dans un compte rendu de réunion en janvier 2015. Première étape : Uber rédige directement des amendements parlementaires simplifiant les conditions d’accès à la licence de VTC, pour qu’ils soient proposés par des députés et discutés au cours de l’examen du projet de loi dite « Macron 1 » ; si leur adoption est peu probable à l’Assemblée, ils donneront plus de poids au ministre pour signer un décret qui n’aura pas besoin de passer par l’Assemblée.

En janvier 2015, Uber France transmet donc des amendements « clés en main » au député socialiste Luc Belot, opposé à UberPop mais très favorable à Uber, avec qui ils sont déjà en contact. « Bon appel avec Luc Belot, député socialiste, soutien-clé des VTC et d’Uber, se félicite Thibaud Simphal, le 21 janvier. Il a fait allusion à Macron à plusieurs reprises, et aussi, de manière détournée, à notre rencontre [avec Macron] d’hier soir. Il veut que le dossier VTC avance. » M. Simphal retire de cet échange « l’impression » que le député « avait reçu un coup de fil de Julie Bonamy », la rapporteuse de la mission de Thomas Thévenoud sur les taxis et les VTC en 2014, voire « de Macron lui-même, étant donné le niveau de détail qu’il avait ». Sollicité par Le Monde, M. Belot reconnaît avoir déposé des amendements tels que rédigés par Uber ou légèrement modifiés, et explique avoir été en plein accord avec leur contenu, étant convaincu qu’Uber apportait des améliorations aux services de transport.

Le plan se déroule sans accroc : les amendements présentés par Luc Belot sont rejetés ou retirés, mais Emmanuel Macron saisit l’occasion, à l’Assemblée, pour annoncer qu’un décret en reprendra les grandes lignes. Début 2016, le gouvernement réduit la durée de la formation nécessaire pour l’obtention d’une licence de VTC de deux cent cinquante à sept heures. Uber France conteste avoir obtenu une législation plus favorable à la suite de l’arrêt de Pop, et explique avoir stoppé ce service en raison du « niveau des violences visant nos utilisateurs, chauffeurs comme passagers, qui ne nous permettaient plus d’assurer leur sécurité », ainsi que par le placement en garde à vue de deux de ses cadres.

Une forme de fascination Six mois plus tôt, le « deal » avait pourtant été entériné directement au plus haut niveau. Le 3 juillet 2015, Travis Kalanick envoie un SMS à Emmanuel Macron. Dans les jours précédents, le ministre de l’économie a discuté avec Bernard Cazeneuve et Manuel Valls pour leur présenter son « deal », et Uber a annoncé le matin même la suspension d’UberPop en France, mais Travis Kalanick, échaudé, se demande si l’intérieur est vraiment d’accord. « Pouvons-nous faire confiance à caz [Cazeneuve] ? », écrit M. Kalanick. « Nous avons eu une réunion hier avec le premier ministre, répond Emmanuel Macron. [Bernard] Cazeneuve s’assurera que les taxis restent calmes et je réunirai tout le monde la semaine prochaine pour préparer la réforme et corriger la loi. Caz a accepté le deal. Quand êtes-vous à Paris ? » A 20 heures, UberPop est définitivement mis hors ligne en France. M. Cazeneuve assure au Monde ne jamais avoir été consulté ou tenu au courant d’un accord de ce type.

Conclu, le « deal » est rapidement mis à rude épreuve. Trois jours après cet échange, juste avant 8 heures, une vingtaine d’agents débarquent au siège d’Uber à Paris pour une perquisition. Très agacé par ce qu’il perçoit comme une trahison, Mark MacGann demande en parallèle à ses collègues de lui passer les enquêteurs au téléphone pour « brandir Macron, Caze, etc. », dans l’idée de se prévaloir de leur soutien.

L’enquête, portant sur des soupçons d’évasion fiscale, est du ressort des services du ministère du budget, et non de ceux d’Emmanuel Macron. Mais cela n’empêche pas Mark MacGann d’envoyer immédiatement un SMS au ministre de l’économie, resté sans réponse : « Désolé de vous embêter, mais descente en ce moment d’une vingtaine de fonctionnaires de la direction des finances publiques. Ils disent qu’ils vont mettre [nos] dirigeants en garde à vue. (…) Nous avions l’espoir de pouvoir atteindre le fameux climat d’apaisement dès ce week-end. Pouvez-vous demander à vos services de nous conseiller ? »

Quelle était la motivation d’Emmanuel Macron pour s’impliquer, avec tant d’énergie, aux côtés d’une multinationale américaine à la réputation sulfureuse ? Une convergence de vues politique, d’abord, en faveur d’une dérégulation rapide. Mais aussi une certaine fascination pour Travis Kalanick. Dans le très controversé fondateur d’une des entreprises les plus « disruptives » de la dernière décennie, le futur président voyait, semble-t-il, une sorte de double. A la veille de leur première rencontre, une collaboratrice d’Uber relatait ainsi une discussion avec son cabinet : « Emmanuel Macron est très intéressé par l’histoire de Travis, miroir de la sienne – moins de 40 ans et réussite impressionnante. »

Sollicité, l’Elysée affirme que l’action de l’ancien ministre de l’économie rentrait dans le cadre classique des fonctions d’un ministre qui était « naturellement amené à échanger avec de nombreuses entreprises engagées dans la mutation profonde des services advenue au cours des années évoquées, qu’il convenait de faciliter en dénouant certains verrous administratifs ou réglementaires ».

Ces bonnes relations se sont-elles poursuivies après le départ d’Emmanuel Macron de Bercy, et son arrivée à l’Elysée ? D’après le registre de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, des représentants d’Uber ont rencontré des collaborateurs du président Macron à huit reprises entre 2017 et 2022. En 2018, Dara Khosrowshahi, le bien plus fréquentable remplaçant de Travis Kalanick, faisait partie des invités de marque du sommet Tech for Good, voulu et organisé par le président de la République. Une rencontre publique, et en grande pompe, cette fois.

« Uber Files », une enquête internationale « Uber Files » est une enquête reposant sur des milliers de documents internes à Uber adressés par une source anonyme au quotidien britannique The Guardian, et transmis au Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et à 42 médias partenaires, dont Le Monde.

Courriels, présentations, comptes rendus de réunion… Ces 124 000 documents, datés de 2013 à 2017, offrent une plongée rare dans les arcanes d’une start-up qui cherchait alors à s’implanter dans les métropoles du monde entier malgré un contexte réglementaire défavorable. Ils détaillent la manière dont Uber a utilisé, en France comme ailleurs, toutes les ficelles du lobbying pour tenter de faire évoluer la loi à son avantage.

Les « Uber Files » révèlent aussi comment le groupe californien, déterminé à s’imposer par le fait accompli et, au besoin, en opérant dans l’illégalité, a mis en œuvre des pratiques jouant volontairement avec les limites de la loi, ou pouvant s’apparenter à de l’obstruction judiciaire face aux enquêtes dont il faisait l’objet.
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Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par Jiimmy »

Des entreprises étrangères qui créent elles-même les règles de droit en France (par le biais d'amendements ou de décrets), on aura tout vu. La démocratie, c'est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ? Pas dans l'univers Macronien en tous cas.
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Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par Mickey »

Le retraité moyen français, persuadé d'être devenu triallardaire grâce à Macron, va répondre que l'uberisation a permis à bon nombre de racailles banlieusardes de rentrer enfin dans le monde du travail.
Car c'est un fait, la grande majorité des taxis drivers uber sont issus de l'immigration heureuse, de même chez deliveroo où le retour de l'esclavage n'est pas une vue d'esprit, mais bien la réalité que connaissent les migrants sur leur bicyclette.
L'important étant d'avoir un travail, disent-ils.

Alors oui, Macron corrompu jusqu'à la moelle est intervenu pour libéraliser le secteur nécrosé du transport de personnes, appelé vulgairement "taxis ".
Mais combien d'emplois en retour, quel est le bénéf pour la clientèle tant au niveau de la disponibilité que du prix de la course, combien de recettes supplémentaires pour l'état...telles sont les questions élémentaires à poser avant de s'ériger en procureur.
Macron ne se fait pas iech pour rien, faut pas déconner.
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Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par sofasurfer »

Macron étant intouchable actuellement, il ne se passera rien. Mais dès 2027 il devra répondre des affaires Mc Kinsey, Uber et également celle de l’organisateur d'évènements pour sa somptueuse fête de ses 40 ans financée par l’Élysée.

IL serait temps de changer les comportements des dirigeants français qui se prennent pour des hauts dignitaires africains. Dans les pays scandinaves, le chef de l'état va au travail en velo et habite dans un zone pavillonnaire et personne ne trouve a redire...
L’ouverture d'esprit n'est pas une fracture du crâne

Pierre Desproges
jabar
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Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par jabar »

Judiciairement, il ne risque absolument rien pour tout ça. Illégal et amoral sont 2 choses différentes.
papibilou
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Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par papibilou »

Il y a à boire et à manger dans ce sujet.
La situation il y a 8 ans est la suivante en ce qui concerne les taxis:
- manque de taxis en particulier dans les grandes agglomérations. Et cela alors que la situation de l'emploi n'a rien de réjouissante.
- un système de licences complètement vérolé ou des gens ont acheté des licences et les revendent à des prix exorbitants ( parfois plus de 300 000 euros à l'époque).
Que Macron, dans l'espoir que Uber augmenterait le nombre d'emplois:
https://www.bfmtv.com/economie/entrepri ... 30137.html
ait facilité l'implantation en France est sans doute une bonne chose.
En revanche, il est regrettable que le système Uber ou les gens ne sont pas salariés induise une forme de précarité qui doit impérativement être corrigée en obligeant la boîte à salarier les gens qu'elle emploie.
Que Uber se mette beaucoup d'argent dans les poches est faux puisque au moins jusqu'à 2021 ils n'avaient pas de bénéfices :
https://www.lefigaro.fr/societes/uber-s ... t-20200908
Reste donc au gouvernement d'obliger Uber à salarier ses chauffeurs.
oups
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Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par oups »

Moi ,j’attends rien du tout :evil: avant Uber on passait des plombes et des plombes à Paris ( comme Travis Kalanick :icon_winks: ) avant qu’un Taxi Zofficiel daigne nous véhiculer maintenant seuls ceux qui veulent absolument un taxi à la papa attendent et c’est très bien comme ça
Après ,les intérêts divergents de Bercy ,ministère de l’intérieur & transports c’est pas nouveau, de la l’intérêt d’un Premier Ministre pour procéder aux arbitrages, :icon_clap: Uber :super:
Ah oui pour les conduire ou bien s’y faire véhiculer ,Uber c’est F A C U L TA T I F re :icon_clap: :super:
oups
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Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par oups »

Mickey a écrit : 11 juillet 2022 09:46 Le retraité moyen français, persuadé d'être devenu triallardaire grâce à Macron, va répondre que l'uberisation a permis à bon nombre de racailles banlieusardes de rentrer enfin dans le monde du travail.
Car c'est un fait, la grande majorité des taxis drivers uber sont issus de l'immigration heureuse, de même chez deliveroo où le retour de l'esclavage n'est pas une vue d'esprit, mais bien la réalité que connaissent les migrants sur leur bicyclette.
L'important étant d'avoir un travail, disent-ils.

Alors oui, Macron corrompu jusqu'à la moelle est intervenu pour libéraliser le secteur nécrosé du transport de personnes, appelé vulgairement "taxis ".
Mais combien d'emplois en retour, quel est le bénéf pour la clientèle tant au niveau de la disponibilité que du prix de la course, combien de recettes supplémentaires pour l'état...telles sont les questions élémentaires à poser avant de s'ériger en procureur.
Macron ne se fait pas iech pour rien, faut pas déconner.
Pour ce qui de l’intérêt du client c’est assez simple c’est juste plus et mieux accessible , plus pratique en l’absence de paiement au chauffeur et de surcroit moins cher. Et ça tombe bien vu que c’est un service destiné au client ,ni au chauffeur ni au,ni à ...... :siffle:
Modifié en dernier par oups le 11 juillet 2022 12:27, modifié 1 fois.
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Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par Corvo »

Répréhensible ou pas voilà la question.

"IL FAISAIT SON TRAVAIL": LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE DÉFEND MACRON SUR LES UBER FILES

Après la mise en cause du président dans une enquête sur les méthodes d'Uber pour s'imposer en France, la macronie monte au créneau. Elle explique que l'ancien ministre de l'Économie était dans son rôle. Les ténors de la majorité restent cependant pour la plupart silencieux.
Emmanuel Macron est mis en cause par une enquête de plusieurs médias, dont Le Monde, dénonçant un "deal" secret avec Uber quand il était ministre de l'Économie entre 2014 et 2016. Le journal rapporte de très nombreux échanges avec les équipes de la plateforme américaine par le biais de rendez-vous, d'appels ou de SMS dans une période de vive tension avec les chauffeurs de taxis et en plein changement de réglementation dans un secteur jusqu'alors très encadré. Face aux vives attaques de la gauche qui a dénoncé ces liens, la coalition présidentielle défend le président.

• Macron aurait été dans son rôle
Première technique adoptée pour tenter d'éteindre le feu alors que la France insoumise a ouvert la porte à une commission d'enquête par la voix du député Alexis Corbière ce lundi: celle d'un membre de l'exécutif parfaitement à sa place.

"C’est formidable, un pays qui s’offusque qu’un ministre de l’Économie reçoive des chefs d’entreprise. Heureusement qu'il faisait son travail", a répondu sur le ton de l'ironie Aurore Bergé, la présidente du groupe Renaissance (ex-La République en marche) sur CNews ce lundi matin.
Même son de cloche du côté de la députée européenne, Ilana Cicurel. "Un ministre de l'Économie qui rencontre des entreprises, c'est bien", a jugé l'élue sur BFMTV.

https://www.bfmtv.com/politique/il-fais ... 10289.html
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Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par gare au gorille »

Corvo a écrit : 11 juillet 2022 12:26 Répréhensible ou pas voilà la question.

"IL FAISAIT SON TRAVAIL": LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE DÉFEND MACRON SUR LES UBER FILES

Après la mise en cause du président dans une enquête sur les méthodes d'Uber pour s'imposer en France, la macronie monte au créneau. Elle explique que l'ancien ministre de l'Économie était dans son rôle. Les ténors de la majorité restent cependant pour la plupart silencieux.
Emmanuel Macron est mis en cause par une enquête de plusieurs médias, dont Le Monde, dénonçant un "deal" secret avec Uber quand il était ministre de l'Économie entre 2014 et 2016. Le journal rapporte de très nombreux échanges avec les équipes de la plateforme américaine par le biais de rendez-vous, d'appels ou de SMS dans une période de vive tension avec les chauffeurs de taxis et en plein changement de réglementation dans un secteur jusqu'alors très encadré. Face aux vives attaques de la gauche qui a dénoncé ces liens, la coalition présidentielle défend le président.

• Macron aurait été dans son rôle
Première technique adoptée pour tenter d'éteindre le feu alors que la France insoumise a ouvert la porte à une commission d'enquête par la voix du député Alexis Corbière ce lundi: celle d'un membre de l'exécutif parfaitement à sa place.

"C’est formidable, un pays qui s’offusque qu’un ministre de l’Économie reçoive des chefs d’entreprise. Heureusement qu'il faisait son travail", a répondu sur le ton de l'ironie Aurore Bergé, la présidente du groupe Renaissance (ex-La République en marche) sur CNews ce lundi matin.
Même son de cloche du côté de la députée européenne, Ilana Cicurel. "Un ministre de l'Économie qui rencontre des entreprises, c'est bien", a jugé l'élue sur BFMTV.

https://www.bfmtv.com/politique/il-fais ... 10289.html


sauf qu'un ministre de l'économie quand il reçoit des chefs d'entreprises cela ne se passe pas en catimini et en dehors de l'agenda officiel comme l'a fait Macron avec ces gens. On a appris que c'étaient les dirigeants d' Uber qui rédigeaient eux même les amendements des textes de loi que les députés devaient ensuite faire adopter à l'Assemblée !!
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Re: Scandale autour de Macron et de l'entreprise Uber

Message par Corvo »

gare au gorille a écrit : 11 juillet 2022 13:06
Corvo a écrit : 11 juillet 2022 12:26 Répréhensible ou pas voilà la question.

"IL FAISAIT SON TRAVAIL": LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE DÉFEND MACRON SUR LES UBER FILES

Après la mise en cause du président dans une enquête sur les méthodes d'Uber pour s'imposer en France, la macronie monte au créneau. Elle explique que l'ancien ministre de l'Économie était dans son rôle. Les ténors de la majorité restent cependant pour la plupart silencieux.
Emmanuel Macron est mis en cause par une enquête de plusieurs médias, dont Le Monde, dénonçant un "deal" secret avec Uber quand il était ministre de l'Économie entre 2014 et 2016. Le journal rapporte de très nombreux échanges avec les équipes de la plateforme américaine par le biais de rendez-vous, d'appels ou de SMS dans une période de vive tension avec les chauffeurs de taxis et en plein changement de réglementation dans un secteur jusqu'alors très encadré. Face aux vives attaques de la gauche qui a dénoncé ces liens, la coalition présidentielle défend le président.

• Macron aurait été dans son rôle
Première technique adoptée pour tenter d'éteindre le feu alors que la France insoumise a ouvert la porte à une commission d'enquête par la voix du député Alexis Corbière ce lundi: celle d'un membre de l'exécutif parfaitement à sa place.

"C’est formidable, un pays qui s’offusque qu’un ministre de l’Économie reçoive des chefs d’entreprise. Heureusement qu'il faisait son travail", a répondu sur le ton de l'ironie Aurore Bergé, la présidente du groupe Renaissance (ex-La République en marche) sur CNews ce lundi matin.
Même son de cloche du côté de la députée européenne, Ilana Cicurel. "Un ministre de l'Économie qui rencontre des entreprises, c'est bien", a jugé l'élue sur BFMTV.

https://www.bfmtv.com/politique/il-fais ... 10289.html


sauf qu'un ministre de l'économie quand il reçoit des chefs d'entreprises cela ne se passe pas en catimini et en dehors de l'agenda officiel comme l'a fait Macron avec ces gens. On a appris que c'étaient les dirigeants d' Uber qui rédigeaient eux même les amendements des textes de loi que les députés devaient ensuite faire adopter à l'Assemblée !!
Vous avez déjà été ministre de l'économie pour affirmer ça ?...
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