Patchouli38 a écrit : 13 juillet 2022 08:58
sofasurfer a écrit : 13 juillet 2022 08:02
IL y a une proportion qui veut impérativement ne pas bosser le week end, et il y en a une autre qui veut bien bosser plus pour gagner plus y compris le week end, mais entre un boulot de bureau payé 1400 balles et un autre ou un bosse le week end payé pareil il préfèrera le premier.
Si aujourd'hui tu dis au candidat qu'il va bosser le week end pour gagner 30% de plus qu'un salarié d'horaires de bureau, ca va se bousculer au portillon.
Il n'y a pas de question de generation, ce genre de choix ca a toujours existé, sauf que en ce moment il y a plus de possibilités, ni plus ni moins...
Sur cette partie, je suis d'accord avec vous. Encore faut-il trouver un emploi dans les bureaux et avoir les compétences qui vont avec et, à ce niveau-là , ce n'est pas la concurrence qui manque en matière de candidats (dans mon service, énormément de candidatures pour des emplois administratifs).
Dans l'hôtellerie-restauration, beaucoup ont abusé car ils savaient que, si le salarié partait, la place serait aussitôt prise par un autre candidat. Alors, à quoi bon changer s'ils avaient toujours de la main d’œuvre à bon marché à porter de main ? Il y avait aussi des employeurs qui payaient bien leur salariés et ne cherchaient pas les exploiter. Aujourd'hui, le joli temps est fini et tout le monde se trouve à la même enseigne : les mauvais employeurs et les bons, les seconds payant aussi les abus des premiers. Mon mari a travaillé, quand il était plus jeune, dans l'hôtellerie-restauration (il a 66 ans) et déjà , à cette époque, c'était mal payé...
TOutes les personnes que je connais, de 25 à 60ans, ayant fait des études dans l'hotellerie restauration, du CAP au BTS, ont quitté le secteur pour aller faire autre chose. Ils racontent tous la meme histoire : mal payé, mal considéré, horaires a rallonge, appelé au dernier moment pour remplacer un absent etc. Et ce ne sont pas des fainéants, l'une est gérante d'un magasin de jouets, l'autre est conducteur d'engins TP, ils veulent bien bosser dur mais dans des conditions correctes.
Après ce que l'on voit actuellement, ce sont des restaurateurs qui pleurnichent car ils ne trouvent personne , "les jeunes ne veulent plus travailler". Sauf que ce qu'on ne voit pas, c'est que de nombreux restaurateurs s'y sont pris tôt pour le recrutement et ont tout de suite proposé des conditions correctes. Ces derniers ont fait le plein avec des professionnels sérieux, après pour ceux qui veulent tout pour le minimum se sont fait prendre a leur propre piège et viennent maintenant chialer devant les cameras.
Donc c'est pour cela qu'il faut aussi relativiser, l'employeur qui a su s'adapter a la loi de l'offre et de la demande n'a aucun problème...