"Fiscalité sur les résidences secondaires : on déplafonne ! " Voilà ce qu'on pouvait lire à la mi-journée devant la propriété familiale de l'actuel ministre de l'Economie à Saint-Pée-sur-Nivelle au Pays basque. Selon nos confrères de Sud Ouest, une poignée de militants d'EH Bai étaient présents, banderoles en mains, pour alerter sur la problématique du logement en France.
Ils étaient une dizaine à s'être réunis en fin de matinée dans la cour de la propriété mais aussi sur le toit de la résidence. Au cœur de leurs revendications, le déplafonnement de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires.
Actuellement, elle est limitée à 60% sur la zone tendue de la côte basque. "Il existe au moins 41 000 résidences secondaires au Pays basque. Cela représente 21 % du parc du logement" ont-ils déclaré. Le collectif réclame, entre autres, l'extension de la zone.
Pour imager leurs propos, les militants du mouvement politique écologiste ont d'ailleurs retiré plusieurs tuiles du toit de la résidence de Bruno Le Maire.
Rendez-vous avec le ministre
Les militants ont également fait connaître leur volonté de se voir octroyer un rendez-vous officiel avec Bruno Le Maire.
Toujours selon Sud Ouest, le ministre de l'Economie n'a d'ailleurs pas tardé à réagir et a contacté les protestataires par téléphone pour convenir d'un rendez-vous approprié. Suite à cela, les manifestants ont annoncé qu'ils allaient quitter les lieux rapidement.
Ces militants dénoncent les facilités offertes aux bobos macronistes d'acquérir des résidences secondaires, ce qui a pour effet de faire flamber les prix sur le marché de l'immobilier: les vrais habitants ne trouvent alors plus à se loger.
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L'action se veut symbolique en pleine crise du logement au Pays basque : des militants écologistes d'EH BAI ont investi, ce lundi 11 juillet, la résidence familiale de Bruno Le Maire à Saint-Pée-sur-Nivelle.
Pour freiner la prolifération des résidences secondaires, ils réclament le déplafonnement de la fiscalité sur ces résidences secondaires, actuellement limité à 60 % dans les 24 communes sous tension au Pays basque.
C'est intenable ! Les jeunes du Pays basque n'arrivent plus à se loger ici. A Guéthary ou St-Jean-de-Luz, on dépasse 50 % de logements vides à l'année, des résidences secondaires !
Peio Dufau, membre du parti Eh Bai
