J'ai retrouvé un article de presse expliquant le pourquoi du vote RN chez les policiers et les militaires :gare au gorille a écrit : 18 juillet 2022 14:17Ben en ce qui me concerne je suis loin de toujours soutenir la police surtout dans ses mauvaises actions et je me souviens que pendant l'épisode gilets jaunes mon parti le RN ne s'est pas privé de fustiger la police pour ses méthodes répressives souvent disproportionnées.Fonck1 a écrit : 18 juillet 2022 13:37
non c'est juste qu'à l'habitude, un fait divers aux manquements des fonctionnaires de police est beaucoup moins grave qu'un manquement de n'importe quel citoyen, et c'est bien ça qui est inacceptable.
surtout quand ils sont soutenus par une certaine classe politique, quoi qu'ils fassent.
Ceci dit il est vrai qu'une majorité de policiers votent pour le RN, mais peut être aussi parce que depuis toujours le RN soulève les vrais problèmes et notamment les liens entre insécurité et immigration qui sont longtemps restés sujets tabous dans les autres partis politiques.
Les policiers ont bien compris que si on reste portes ouvertes et que si on ne s'attaque pas au problème de l'immigration ils ne pourront rien contre l'insécurité de plus en plus présente dans notre société.
"Vote RN chez les policiers et militaires : «C’est un état d’abandon qui nourrit un sentiment populiste"
https://www.liberation.fr/politique/vot ... B2H4S2F74/
"’abord il y a un facteur lié à l’environnement direct : les attaques terroristes, une dégradation des conditions de travail, il y a aussi eu des drames chez les policiers, des membres des forces de l’ordre qui se font tuer, une confrontation avec des violences de plus en plus présentes, tout ça n’est pas sans conséquences. Il y a aussi et même surtout un deuxième élément qui explique cette montée du vote RN qui n’est pas récente, et qu’on observe partout dans la fonction publique, c’est un sentiment de protestation, de regard très critique à l’égard des gouvernements, le sentiment d’être un peu les pompiers du social, chez les policiers d’être obligés de faire le sale boulot alors qu’on ne leur donne pas les moyens et qu’ils ne sont pas à l’origine des maux auxquels ils sont confrontés. C’est le sentiment d’être les boucs émissaires, ceux qu’on envoie sur le front. Avec en toile de fond une rupture de ceux qui gouvernent avec ce qui se passe sur le terrain. C’est quelque chose qui a beaucoup marqué le quinquennat d’Emmanuel Macron : l’idée qu’il y a une méconnaissance du terrain par ceux qui prennent les décisions en haut. Une forme de politique managériale hors sol qui s’est développée. Ce que disent aussi les militaires [notamment dans une récente tribune dans Valeurs actuelles], c’est qu’il n’y a plus de régulation par l’Etat, une forme de laisser-faire, qui fait qu’on appelle les forces de l’ordre en dernier recours. C’est un état d’abandon, qui nourrit un sentiment populiste."
