EDF a subi une perte historique au premier semestre, de 5,3 milliards d’euros, en raison de la baisse de production d’électricité nucléaire et de sa mise à contribution par l’Etat pour contenir la facture d’électricité des Français.
En raison de la fermeture de 12 des 56 réacteurs nucléaires, l'impact négatif de la baisse de la production nucléaire pour EDF s'est élevé à 24 milliards d'euros.
Source:Le Parisien.Malgré une hausse du chiffre d’affaires en forte progression de 67 % à 66,262 milliards d’euros en raison de l’augmentation des prix de l’électricité et du gaz en Europe, EDF vient pourtant d’afficher une perte historique de 5,3 milliards d’euros au 1er semestre.
« Les résultats du premier semestre traduisent les difficultés rencontrées en matière de production nucléaire en France et dans une moindre mesure hydroélectrique, ainsi que l’effet du bouclier tarifaire mis en place en France pour 2022 », a expliqué le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy dans un communiqué.
Actuellement, 12 réacteurs des 56 réacteurs nucléaires en France sont à l’arrêt pour des problèmes de corrosion, et de 18 autres pour des opérations de maintenance programmées.
Plus que les 18,5 milliards d’euros estimés:
Le groupe français d’énergie nucléaire EDF a estimé l’impact négatif d’une baisse de la production nucléaire sur ses bénéfices principaux de 2022 à 24 milliards d’euros (24,50 milliards de dollars), un coup plus important que les 18,5 milliards d’euros estimés précédemment.
Néanmoins, le groupe a indiqué maintenir sa « prévision de production nucléaire sur l’année dans la fourchette de 280 à 300 TWh », une prévision « confortée » par la validation mercredi par l’Autorité de sûreté nucléaire de sa stratégie pour contrôler les problèmes de corrosion rencontrés dans son parc nucléaire.
En outre, le gouvernement a obligé EDF à vendre davantage d’électricité bon marché à ses concurrents pour protéger la facture des ménages. « Ces événements imposent au groupe d’acheter de l’électricité dans un contexte de prix de marché élevés », ajoute l’énergéticien, détenu à 84 % par l’État français, et dont le gouvernement a prévu la renationalisation à 100 % dans les prochains mois.
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