Un projet d'arrêté et de décret pour mieux réglementer l'installation de ces entrepôts est en concertation depuis juillet.«Ma proposition n'est surtout pas d'autoriser partout les “dark stores”, ce n'est pas du tout l'image que j'ai d'une ville», a déclaré Olivier Klein.
Source:Le Figaro.
Face au développement des «dark stores», le gouvernement hausse le ton....
Après avoir été accusé par la mairie de Paris de vouloir légaliser ces magasins «fantômes» utilisés par les acteurs de la livraison express de courses (Gorillas, Getir, Flink...), l'exécutif a précisé ses intentions ce jeudi, par la voix du ministre délégué chargé de la Ville et du Logement.
«Il faut réglementer. Il faut pouvoir donner aux maires la possibilité d'interdire ou pas un “dark store” dans un quartier», a lancé Olivier Klein sur RTL.
Un projet d'arrêté et de décret sur le sujet est en cours d'élaboration. «Le texte est en concertation depuis juillet», a indiqué il y a quelques jours Olivier Klein sur Twitter. Son ministère assure que collectivités locales et les professionnels continueront d'être consultés à la rentrée, pour aboutir à un texte définitif à l'automne. «Notre proposition, c'est de travailler à un décret collectivement - et le travail n'est pas fini - qui permet de dire ce que c'est (un “dark store”, NDLR), et ensuite utiliser le pouvoir d'un maire, qui est son plan local de l'urbanisme», a expliqué le ministre sur RTL.
L'actuel maire de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) dit en effet ne pas vouloir d'un déploiement anarchique des «dark stores» dans les centres-villes. «Ma proposition n'est surtout pas d'autoriser partout les “dark stores”, ce n'est pas du tout l'image que j'ai d'une ville. Une ville, elle est ouverte, elle a des commerces de proximité, qui apportent de la vie et de la lumière sur le quartier, et non pas un rideau de fer fermé», a-t-il pointé.
En plein essor depuis les restrictions de déplacement liées à la pandémie de Covid-19, la livraison ultrarapide de courses, en 10 à 15 minutes, profite pour l'heure du flou juridique qui entoure les «dark stores». Cela a permis à ces entrepôts, où sont préparées les commandes des clients, de proliférer dans les grandes villes, surtout à Paris, qui en compterait une centaine. Ces dernières disent souffrir d'un manque de moyens de régulation. Ce à quoi le gouvernement veut répondre avec son projet d'arrêté et de décret.
https://www.lefigaro.fr/conjoncture/dar ... n-20220818

