Racisme : aimez-vous les uns les autres, surtout les autres ...

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Relax
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Racisme : aimez-vous les uns les autres, surtout les autres ...

Message par Relax »

Comment définir le racisme :

Le racisme est une forme de discrimination fondée sur l'origine ou l'appartenance ethnique ou raciale de la victime, qu’elle soit réelle ou supposée.
Le racisme recourt à des préjugés pour déprécier la personne en fonction de son apparence physique ; il lui attribue des traits de caractères, des aptitudes ou des défauts physiques, intellectuels qui renvoient à des clichés ou des stéréotypes.
Le racisme cherche à porter atteinte à la dignité et à l'honneur de la personne, à susciter la haine et à encourager la violence verbale ou physique. Il tend à répandre des idées fausses pour dresser les êtres humains les uns contre les autres.
Parfois, il se présente comme une idéologie, une théorie explicative des inégalités entre les hommes et propose alors une hiérarchie entre les groupes humains. Le racisme idéologique s'est développé à partir du XIXe siècle, avec des auteurs comme Vacher de Lapouge, qui ont voulu donner une base biologique au racisme, mais il est devenu un véritable système politique avec l'apartheid en Afrique du Sud et le nazisme du Reich allemand.

https://www.histoire-immigration.fr/les ... le-racisme

Cette définition est intéressante parce qu'elle est concrète, complète et détaillée.

Le racisme est une discrimination fondée sur l'appartenance réelle ou supposée d'une personne à une ethnie, c'est également une idéologie

Si je dis l'islam c'est de la merde, l'islam n'est pas une personne c'est une civilisation fondée sur un culte religieux, c'est pas du racisme.
Si je dis les yougoslovènes sont tous des tâches, il faut les considérer différemment des autres c'est du racisme.

Le racisme c'est aussi une idéologie.

Si je prétends que la femme est un être inférieur qui est tenue de porter le voile islamique, mais que les hommes en sont dispensés, c'est du racisme.
Du racisme anti-femme en l'occurrence.
Si je prétends que les gays doivent être pendus sur la place publique, c'est du racisme anti-LGBT.


Le racisme consiste aussi à répandre des idées fausses pour dresser les êtres humains les uns contre les autres.
Dire qu'Israël est un état d’apartheid c'est du racisme parce que c'est une idée fausse.
Dire que l'Afghanistan est un état d’apartheid, c'est pas du racisme parce que c'est la triste réalité que vivent les afghanes.


Le racisme se manifeste par des discriminations ou se théorise dans une idéologie, mais ce n'est jamais un sentiment.

On a encore le droit de ne pas aimer tout le monde, on a encore le droit de vouloir dégager les clandos, les branlos et les étrangers auteurs de crimes et de délits, non pas parce qu'ils sont ce qu'ils sont mais parce qu'ils ne respectent pas nos lois et parce qu'ils portent un préjudice direct à la France et aux français.

On n'est jamais obligé d'aimer ce qui nous nuisent.

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Re: Racisme : aimez-vous les uns les autres, surtout les autres ...

Message par jabar »

Pour lui, ce tas de daube fut un effort intellectuel à produire.
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Re: Racisme : aimez-vous les uns les autres, surtout les autres ...

Message par vivarais »

pour aimer il faut que ce soit reciproque
c'est bien le message transmis par les évangiles
aimez vous les uns les autres
et non comme certains le voudraient n'aimer que les autres sans retour
c'est comme la non violence dans certains cas cela ne peut pas s"appliquer
jesus a bien chassé à coup de fouet les profiteurs qui avaient envahi la maison de son pere "le temple"
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Re: Racisme : aimez-vous les uns les autres, surtout les autres ...

Message par Fonck1 »

la racisme a une définition officielle, c'est pas ton site sulfureux qui l'entérine.

le droit ne se sert pas de "histoire immigration" pour statuer ses verdicts, mais du code pénal, et des mots officiels du dictionnaire.

ainsi, on peut trouver dans le lexique de la langue française (le vrai) :

Larousse :
racisme

nom masculin

1. Idéologie fondée sur la croyance qu'il existe une hiérarchie entre les groupes humains, autrefois appelés « races » ; comportement inspiré par cette idéologie.
2. Figuré, par exagération. Attitude d'hostilité systématique à l'égard d'une catégorie déterminée de personnes : Racisme anti-jeunes.
le petit robert :
Définition de racisme ​​​
nom masculin
Idéologie postulant une hiérarchie des races (III). Ensemble de réactions qui, consciemment ou non, s'accordent à cette idéologie. Ligue contre le racisme.
Discrimination, hostilité violente envers un groupe humain. Racisme envers les femmes (➙ sexisme), les homosexuels (➙ homophobie).
vous voyez, ça n'est pas compliqué, c'est pas la peine d'essayer de faire passer des vessies par les lanternes.

la responsabilité de chacun, c'est de faire respecter la loi, hors la loi encadre le racisme :
Les lois contre le racisme et les discours de haine sont des lois qui prohibent et interdisent la discrimination et les discours de haine, allant de l'intimidation et le dénigrement jusqu'à la violence contre une personne, une certaine catégorie de la population ou leurs biens.

L'incitation à la haine raciale désigne les appels (écrits ou oraux) d'actes malveillant sur la caractéristique raciale supposée ou réelle, et le discours de haine (en anglais « hate speech »), désigne les appels sur les autres caractéristiques : religion, âge, sexe ou orientation sexuelle, etc.

Le but invoqué de ces législations est de protéger une atteinte aux valeurs qui fondent la démocratie mais aussi de prévenir la violence.
La France interdit la publication de propos diffamatoires ou insultants depuis 188115. Le 25 juillet 1919, à la suite de violences racistes perpétrées au printemps par des militaires américains, la Chambre des députés vote à l'unanimité un ordre du jour condamnant le préjugé de race et menaçant les contrevenants d'une loi pénale qui n'existe pas16. Les lois sanctionnant les comportements racistes et les discours de haine sont en revanche bien plus tardives, puisqu'elles n'apparaissent qu'en 1939 puis 197217. La loi de 1972 fut ainsi la première d'une série de lois ayant successivement enrichi la loi de 1881 sur la liberté de la presse. En l'état actuel du droit positif, sont sanctionnés les comportements qui provoqueraient « à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée18. »

La loi interdit l’incitation à la discrimination, la haine, la violence contre les personnes en raison de leur sexe, orientation sexuelle, leur identité de genre ou leur handicap. La loi interdit les déclarations qui justifient ou relativisent les crimes contre l’humanité (comme la négation de la Shoah).

En France, le droit pénal réprime les actes qui sont une manifestation de racisme.

La loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 et le code pénal répriment différents agissements considérés comme racistes.

Le législateur a complété le dispositif législatif afin de réprimer plus efficacement toutes les formes de racisme. Dès 188119, la loi sur la liberté de la presse punit la diffamation raciste « d'un emprisonnement de un mois à un an et d'une amende de 1 000 F à 1 000 000 de francs » 20

La loi no 72-546 du 1er juillet 1972 sur la lutte contre le racisme (dite par erreur loi « Pleven ») a introduit d'autres notions, avec notamment le délit de « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ». Cette même loi de 1972 punit également la discrimination exercée par un agent public.

La loi Gayssot de 1990 réprime également la négation des crimes de guerre nazis.

La peine prévue est aujourd'hui « d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende ou de l'une de ces deux peines seulement »21, la peine minimale d'un an ayant été introduite à l'occasion de la réforme du Code pénal en 199222.

Contrairement à ce que l'on pense, la loi Gayssot n'a pas, à ce niveau, changé grand-chose. Ainsi, c'est la loi de 1992 sur la réforme du Code pénal, en vigueur depuis 1994, qui a modifié un certain nombre d'articles, en alourdissant certaines des peines possibles.

Les lois de 1972 et suivantes visent les infractions commises par la presse et les autres moyens de communication : la provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence, la diffamation et l'injure à raison de l'origine ou de l'appartenance raciale, ethnique, nationale ou religieuse, l'apologie et la contestation des crimes contre l'humanité. L'auteur de paroles, écrits ou images à caractère raciste est punissable lorsque les attaques incriminées s'adressent par tout moyen de communication au public, y compris par internet, quand bien même le site serait basé à l'étranger, à condition que le propos litigieux soit diffusé en France.

Le procureur de la République peut prendre d'office l'initiative de poursuivre l'auteur de l'infraction raciste, sans intervention préalable de la personne ou du groupe de personnes qui en ont été victimes.
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Re: Racisme : aimez-vous les uns les autres, surtout les autres ...

Message par Fonck1 »

vivarais a écrit : 03 septembre 2022 09:45 pour aimer il faut que ce soit reciproque
c'est bien le message transmis par les évangiles
aimez vous les uns les autres
et non comme certains le voudraient n'aimer que les autres sans retour
c'est comme la non violence dans certains cas cela ne peut pas s"appliquer
jesus a bien chassé à coup de fouet les profiteurs qui avaient envahi la maison de son pere "le temple"
il ne faut pas interpréter les choses mais les appliquer
celà vaut aussi pour la loi des hommes et des supposés dieux
ce n'est pas les évangiles ou le coran qui décident de ce qu'est le racisme, c'est la loi.
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Re: Racisme : aimez-vous les uns les autres, surtout les autres ...

Message par Kelenner »

C’est frappant de voir à quel point la rhétorique haineuse de l’extrême droite et celle des islamistes se confondent. On retrouve exactement les mêmes « démonstrations «  fumeuses pour tenter pitoyablement de se convaincre qu’on peut haïr en toute bonne conscience, puisque si on déteste en bloc les musulmans, ce n’est pas du racisme, ou que si on approuve le meurtre des apostats, c’est uniquement pour des raisons politiques. Laissez juste les gens normaux en dehors de vos délires, et tout se passera bien.
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Re: Racisme : aimez-vous les uns les autres, surtout les autres ...

Message par CrazyMan »

jabar a écrit : 03 septembre 2022 09:45 Pour lui, ce tas de daube fut un effort intellectuel à produire.
Cet âne bâté me donne la nausée.
Voilà qu'il commence à expliquer qu'il critique l'islam mais pas les musulmans, il nous prend pour des cons en plus. Je crois qu'il a oublié que l'on peut avoir accès à l'historique des messages.
Perso, la prochaine fois ce sera pas au Larousse de juger s'il y a racisme ou pas. Je pourrais passer une demi heure à faire une collection des messages bien crados de Relax et envoyer un best of afin m'assurer qu'il prenne une amende bien sale mais bon on va envisager le fait que les fascistes peuvent faire semblant de ne pas l'être en public.
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Re: Racisme : aimez-vous les uns les autres, surtout les autres ...

Message par Fonck1 »

Relax a écrit : 03 septembre 2022 09:29

On a encore le droit de ne pas aimer tout le monde, on a encore le droit de vouloir dégager les clandos, les branlos et les étrangers auteurs de crimes et de délits, non pas parce qu'ils sont ce qu'ils sont mais parce qu'ils ne respectent pas nos lois et parce qu'ils portent un préjudice direct à la France et aux français.

tu as le droit de voter et penser ce que tu veux, mais pas de le diffuser, la loi encadre cela parce qu'en le diffusant, tu alimentes la haine, par exemple, il y a beaucoup d'étrangers en france qui travaillent et qui ne font ni crimes ni délits, ces étrangers, tu viens de les stigmatiser par une phrase généraliste en englobant tous les étrangers.

TON racisme, il est là.et il est interdit interdit par la loi, de généraliser, et elle a bien raison.

Concernant l'encadrement de ce forum, il respecte la loi, et il n'y aura pas de dérogations.
j'espère que tout cela est bien clair pour toi, comme pour tous les autres, qui avez plus que dépassé les bornes.
"Le fascisme ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons."
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Re: Racisme : aimez-vous les uns les autres, surtout les autres ...

Message par Relax »

Fonck1 a écrit : 03 septembre 2022 09:52 la racisme a une définition officielle, c'est pas ton site sulfureux qui l'entérine.

le droit ne se sert pas de "histoire immigration" pour statuer ses verdicts, mais du code pénal, et des mots officiels du dictionnaire.

ainsi, on peut trouver dans le lexique de la langue française (le vrai) :

Larousse :
racisme

nom masculin

1. Idéologie fondée sur la croyance qu'il existe une hiérarchie entre les groupes humains, autrefois appelés « races » ; comportement inspiré par cette idéologie.
2. Figuré, par exagération. Attitude d'hostilité systématique à l'égard d'une catégorie déterminée de personnes : Racisme anti-jeunes.
le petit robert :
Définition de racisme ​​​
nom masculin
Idéologie postulant une hiérarchie des races (III). Ensemble de réactions qui, consciemment ou non, s'accordent à cette idéologie. Ligue contre le racisme.
Discrimination, hostilité violente envers un groupe humain. Racisme envers les femmes (➙ sexisme), les homosexuels (➙ homophobie).
vous voyez, ça n'est pas compliqué, c'est pas la peine d'essayer de faire passer des vessies par les lanternes.
Les définitions sont totalement convergentes : le racisme porte préjudice aux personnes ou aux groupes de personnes, il ne concerne pas les idéologies.

Les lois contre le racisme répriment les discriminations, pas les sentiments.

C'est à la portée de tout le monde de comprendre ce qui est clairement exprimé.


la responsabilité de chacun, c'est de faire respecter la loi, hors la loi encadre le racisme :
Les lois contre le racisme et les discours de haine sont des lois qui prohibent et interdisent la discrimination et les discours de haine, allant de l'intimidation et le dénigrement jusqu'à la violence contre une personne, une certaine catégorie de la population ou leurs biens.

L'incitation à la haine raciale désigne les appels (écrits ou oraux) d'actes malveillant sur la caractéristique raciale supposée ou réelle, et le discours de haine (en anglais « hate speech »), désigne les appels sur les autres caractéristiques : religion, âge, sexe ou orientation sexuelle, etc.
C'est clairement spécifié : le racisme concerne les personnes pas l'idéologie.
Dire que l'islam c'est de la merde c'est pas du racisme, l'islam n'est pas une personne c'est une idéologie.

Le but invoqué de ces législations est de protéger une atteinte aux valeurs qui fondent la démocratie mais aussi de prévenir la violence.
La France interdit la publication de propos diffamatoires ou insultants depuis 188115. Le 25 juillet 1919, à la suite de violences racistes perpétrées au printemps par des militaires américains, la Chambre des députés vote à l'unanimité un ordre du jour condamnant le préjugé de race et menaçant les contrevenants d'une loi pénale qui n'existe pas16. Les lois sanctionnant les comportements racistes et les discours de haine sont en revanche bien plus tardives, puisqu'elles n'apparaissent qu'en 1939 puis 197217. La loi de 1972 fut ainsi la première d'une série de lois ayant successivement enrichi la loi de 1881 sur la liberté de la presse. En l'état actuel du droit positif, sont sanctionnés les comportements qui provoqueraient « à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée18. »

La loi interdit l’incitation à la discrimination, la haine, la violence contre les personnes en raison de leur sexe, orientation sexuelle, leur identité de genre ou leur handicap. La loi interdit les déclarations qui justifient ou relativisent les crimes contre l’humanité (comme la négation de la Shoah).

En France, le droit pénal réprime les actes qui sont une manifestation de racisme.

La loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 et le code pénal répriment différents agissements considérés comme racistes.

Le législateur a complété le dispositif législatif afin de réprimer plus efficacement toutes les formes de racisme. Dès 188119, la loi sur la liberté de la presse punit la diffamation raciste « d'un emprisonnement de un mois à un an et d'une amende de 1 000 F à 1 000 000 de francs » 20

La loi no 72-546 du 1er juillet 1972 sur la lutte contre le racisme (dite par erreur loi « Pleven ») a introduit d'autres notions, avec notamment le délit de « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ». Cette même loi de 1972 punit également la discrimination exercée par un agent public.

La loi Gayssot de 1990 réprime également la négation des crimes de guerre nazis.

La peine prévue est aujourd'hui « d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende ou de l'une de ces deux peines seulement »21, la peine minimale d'un an ayant été introduite à l'occasion de la réforme du Code pénal en 199222.

Contrairement à ce que l'on pense, la loi Gayssot n'a pas, à ce niveau, changé grand-chose. Ainsi, c'est la loi de 1992 sur la réforme du Code pénal, en vigueur depuis 1994, qui a modifié un certain nombre d'articles, en alourdissant certaines des peines possibles.

Les lois de 1972 et suivantes visent les infractions commises par la presse et les autres moyens de communication : la provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence, la diffamation et l'injure à raison de l'origine ou de l'appartenance raciale, ethnique, nationale ou religieuse, l'apologie et la contestation des crimes contre l'humanité. L'auteur de paroles, écrits ou images à caractère raciste est punissable lorsque les attaques incriminées s'adressent par tout moyen de communication au public, y compris par internet, quand bien même le site serait basé à l'étranger, à condition que le propos litigieux soit diffusé en France.

Le procureur de la République peut prendre d'office l'initiative de poursuivre l'auteur de l'infraction raciste, sans intervention préalable de la personne ou du groupe de personnes qui en ont été victimes.
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Ça confirme mon propos : le racisme vise les personnes, pas les idéologies, ni les cultes etc.

Pour prendre un exemple concret : les clandos, et les étrangers auteurs de crimes et de délits constituent-ils un groupe racial, ethnique, national ou religieux ?

Le prétendre serait raciste, le seul point commun que partagent les clandos et les étrangers auteurs de crimes et de délits, c'est de ne pas respecter nos lois.

Dura lex sed lex. ;)
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Re: Racisme : aimez-vous les uns les autres, surtout les autres ...

Message par Relax »

jabar a écrit : 03 septembre 2022 09:45 Pour lui, ce tas de daube fut un effort intellectuel à produire.
L'important c'est que tu approuves mon propos. :mdr3: :mdr3:
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Re: Racisme : aimez-vous les uns les autres, surtout les autres ...

Message par Relax »

Fonck1 a écrit : 03 septembre 2022 09:53
vivarais a écrit : 03 septembre 2022 09:45 pour aimer il faut que ce soit reciproque
c'est bien le message transmis par les évangiles
aimez vous les uns les autres
et non comme certains le voudraient n'aimer que les autres sans retour
c'est comme la non violence dans certains cas cela ne peut pas s"appliquer
jesus a bien chassé à coup de fouet les profiteurs qui avaient envahi la maison de son pere "le temple"
il ne faut pas interpréter les choses mais les appliquer
celà vaut aussi pour la loi des hommes et des supposés dieux
ce n'est pas les évangiles ou le coran qui décident de ce qu'est le racisme, c'est la loi.
La loi précise explicitement que le racisme vise les personnes.
Les idéologies et les religions ne sont pas concernées, ça relève de la liberté d'expression que tu chéris probablement autant que moi. ;)
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Re: Racisme : aimez-vous les uns les autres, surtout les autres ...

Message par Relax »

Kelenner a écrit : 03 septembre 2022 10:06 C’est frappant de voir à quel point la rhétorique haineuse de l’extrême droite et celle des islamistes se confondent.
Tu as parfaitement raison sur ce point !
Perso, je considère que l'islamisme est une idéologie d'extrême droite :
- mépris de la démocratie et du pluralisme,
- régulation sociale par la violence,
- discrimination des minorités ( femmes, homosexuels, infidèles, apostats etc. )
- application de la peine de mort.

On retrouve exactement les mêmes « démonstrations «  fumeuses pour tenter pitoyablement de se convaincre qu’on peut haïr en toute bonne conscience, puisque si on déteste en bloc les musulmans, ce n’est pas du racisme, ou que si on approuve le meurtre des apostats, c’est uniquement pour des raisons politiques. Laissez juste les gens normaux en dehors de vos délires, et tout se passera bien.
Haïr les musulmans ou les adorateurs du temple solaire, c'est un sentiment.

Perso j'apprécie Salman Rushdie et l'imam Chalghoumi qui sont musulmans, mais que certains musulmans veulent assassiner.
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Re: Racisme : aimez-vous les uns les autres, surtout les autres ...

Message par Relax »

Fonck1 a écrit : 03 septembre 2022 10:22
Relax a écrit : 03 septembre 2022 09:29

On a encore le droit de ne pas aimer tout le monde, on a encore le droit de vouloir dégager les clandos, les branlos et les étrangers auteurs de crimes et de délits, non pas parce qu'ils sont ce qu'ils sont mais parce qu'ils ne respectent pas nos lois et parce qu'ils portent un préjudice direct à la France et aux français.

tu as le droit de voter et penser ce que tu veux, mais pas de le diffuser, la loi encadre cela parce qu'en le diffusant, tu alimentes la haine, par exemple, il y a beaucoup d'étrangers en france qui travaillent et qui ne font ni crimes ni délits, ces étrangers, tu viens de les stigmatiser par une phrase généraliste en englobant tous les étrangers.
Je vise précisément les clandos et les étrangers auteurs de crimes et de délits.
Tu fais un AMALGAME raciste en englobant tous les étrangers.


TON racisme, il est là.et il est interdit interdit par la loi, de généraliser, et elle a bien raison.
Il n'y a pas de racisme à l'encontre des idéologies, ni à l'encontre de ceux qui ne respectent pas nos lois.

Concernant l'encadrement de ce forum, il respecte la loi, et il n'y aura pas de dérogations.
j'espère que tout cela est bien clair pour toi, comme pour tous les autres, qui avez plus que dépassé les bornes.
Je lance un sujet sur le racisme, la modération du forum est un autre sujet qui n'est pas sensé être débattu autrement qu'en privé.
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Re: Racisme : aimez-vous les uns les autres, surtout les autres ...

Message par Fonck1 »

Relax a écrit : 03 septembre 2022 10:44
Fonck1 a écrit : 03 septembre 2022 09:53
ce n'est pas les évangiles ou le coran qui décident de ce qu'est le racisme, c'est la loi.
La loi précise explicitement que le racisme vise les personnes.
Les idéologies et les religions ne sont pas concernées, ça relève de la liberté d'expression que tu chéris probablement autant que moi. ;)
non, tu as tort et à tous les niveaux, mais je sais que tu es limité la dedans, parce que tu ne t'es pas instruit, malgré le fait que l'on passe notre temps à ressasser toujours la même chose, c'est dire s'il est difficile d'apprendre à ceux qui ne le veulent pas (pour raison idéologiques hélas)

Lien gouvernemental :
https://www.gouvernement.fr/tousuniscon ... a-loi-4046

La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie constitue une priorité du Gouvernement. La loi interdit et sanctionne le racisme et l'antisémitisme sous toutes leurs formes. Les peines varient en fonction de la façon dont ils s’expriment : des propos insultants ; un traitement différent et défavorable par rapport à d’autres personnes (il peut s’agir alors d'une discrimination) ; des violences physiques.
Contenu publié sous le Gouvernement Valls III du 11 Février 2016 au 06 Décembre 2016




Le racisme et l’antisémitisme sont-ils des infractions ?
La liberté d’opinion est une liberté fondamentale, affirmée en France dès la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui énonce en son article 10 que "Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses." Comme toute liberté fondamentale, elle comporte cependant des limitations strictes, déjà énoncées dans l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Cette liberté est en effet garantie "pourvu que [sa] manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi".

La liberté d’expression est le corollaire de la liberté d’opinion. Comme elle, elle connait des limites. L’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclame en effet : "La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi."



Aucune opinion, tant qu’elle n’est pas exprimée publiquement, ne peut être poursuivie. Le droit sanctionne en revanche les manifestations de racisme ou d’antisémitisme à travers des propos ou des actes motivés par ce sentiment raciste ou antisémite.
Ces droits fondamentaux sont également garantis au niveau international par la Déclaration universelle des droits de l’homme (art. 8) et européen dans la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (art. 10) et la Charte des droits fondamentaux (art. 10 et 11). L’expression souvent entendue : "le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit", n’est pas juridiquement exacte. Aucune opinion, tant qu’elle n’est pas exprimée publiquement, ne peut être poursuivie. Le droit sanctionne en revanche les manifestations de racisme ou d’antisémitisme à travers des propos ou des actes motivés par ce sentiment raciste ou antisémite. Il faut donc qu’un acte soit commis ou que des propos soient tenus pour tomber sous le coup de la loi.

LA RéPRESSION DE LA PAROLE RACISTE ET ANTISéMITE
Afin de garantir la liberté d’expression, la loi interdit toute censure préalable. En revanche, elle sanctionne les propos racistes et antisémites, qui constituent des abus de la liberté d’expression.
On répond, a posteriori, des propos que l’on a effectivement tenus, des publications dont on est l’auteur. En cas de risque de trouble à l’ordre public, le juge peut, exceptionnellement et en dernier ressort, interdire une publication ou la tenue d’un rassemblement.
Le principe : répondre a posteriori des abus de liberté d’expression définis par la loi
Les propos racistes sont interdits par la loi et punis en fonction de leur gravité. Lorsqu'ils sont tenus publiquement, les peines sont plus sévères.

La publicité des propos

Les propos sont dits "publics" lorsque leur auteur a clairement voulu qu’ils soient entendus ou lus par d’autres personnes (dans les médias, au cours d’une réunion publique, sur une affiche, lors d’une manifestation publique…). Dans le cas contraire, on dit qu’ils ont été tenus dans le cadre privé (dans un domicile, lors d’une discussion entre deux élèves dans un lieu clos).


Par principe, les propos tenus sur internet sont publics. Ce n’est pas le cas des courriels, qui sont des correspondances privées. Sur un réseau social, un message est considéré comme public s'il est accessible à d'autres personnes que les "amis" de l’utilisateur ou de l’utilisatrice ; sinon, il est considéré comme privé.

Exemples : sur un profil Facebook, une publication est publique si elle est ouverte aux catégories "amis des amis" ou "tout le monde" ; sur Twitter, tous les tweets d'un compte public sont publics.
Par principe, les propos tenus sur internet sont publics. Ce n’est pas le cas des courriels, qui sont des correspondances privées. Sur un réseau social, un message est considéré comme public s'il est accessible à d'autres personnes que les "amis" de l’utilisateur ou de l’utilisatrice ; sinon, il est considéré comme privé. Exemples : sur un profil Facebook, une publication est publique si elle est ouverte aux catégories "amis des amis" ou "tout le monde" ; sur Twitter, tous les tweets d'un compte public sont publics.


Les différents types de propos

La loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, révisée en 1972, définit plusieurs infractions réprimant la tenue de propos racistes ou antisémites.


L'injure raciste

La loi définit l’injure raciste comme toute expression outrageante, tout terme de mépris ou toute invective "envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée".


L’injure constitue une attaque personnelle et directe. Lorsqu’elle est dirigée contre une personne ou un groupe de personnes en raison de leur appartenance religieuse, elle est réprimée. En revanche, ni la critique d’une religion ni le "blasphème" (outrage à la divinité) ne constituent des injures. En effet, en France, société laïque et pluraliste, le respect de toutes les croyances va de pair avec la liberté de critiquer les religions quelles qu’elles soient et avec celle de représenter des sujets ou objets de vénération religieuse.

Lorsque l'injure n'est pas publique, la peine encourue est une amende de 750 euros maximum (contravention de 4e classe) (art. R.624-4 du code pénal). Lorsqu’elle est publique, son auteur encourt jusqu'à 6 mois d’emprisonnement et 22 500 euros d'amende (art. 29 alinéa 2 et 33 alinéa 3 de la loi du 29 juillet 1881).


La diffamation raciste

Si des propos tenus attribuent des faits précis qui portent atteinte à l’honneur d’une personne ou d’un groupe "à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée", il s’agit de diffamation raciste.


La provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciste

La provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciste, lorsqu'elle est publique, est punie d'un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, ainsi que des peines complémentaires telles que l’affichage ou la diffusion de la condamnation (art. 24 al. 6 et 8 de la loi du 29 juillet 1881).Lorsqu'elle n'est pas publique, elle est punie de 1 500 euros d’amende maximum (art. R.625-7 du code pénal).
C’est l’infraction raciste la plus communément poursuivie devant les tribunaux. Il y a "provocation" lorsque des propos encouragent la discrimination, la haine ou la violence raciste à l’égard d’une personne ou d’un groupe "à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée".

Lorsqu'elle n’est pas publique, elle est punie de 1 500 euros d’amende maximum (art. R.625-7 du code pénal). Lorsqu’elle est publique, son auteur encourt jusqu’à un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende, ainsi que des peines complémentaires telles que l’affichage ou la diffusion de la condamnation (art. 24 al. 6 et 8 de la loi du 29 juillet 1881).


Le délit d'apologie des crimes

Si des propos promeuvent ou justifient un crime de guerre ou un crime contre l’humanité, il s'agit d'un délit d'apologie des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité ou des crimes et délits de collaboration avec l'ennemi.


La contestation de l'existence d'un ou plusieurs crimes contre l'humanité

Enfin, si des propos nient un fait historique relatif à un crime contre l’humanité, ils constituent une contestation de l'existence d'un ou plusieurs crimes contre l'humanité. Cette infraction est définie dans la loi n° 90-615 du 13 juillet 1990, dite loi Gayssot. La jurisprudence assimile le fait de minimiser de façon outrancière le nombre de victimes de la Shoah, le fait de présenter ces crimes sous la forme dubitative à la contestation de crime contre l’humanité.

La définition de cette infraction est cependant très restrictive. Elle ne concerne en effet que les "crimes contre l'humanité tels qu'ils sont définis par l'article 6 du statut du tribunal militaire international annexé à l'accord de Londres du 8 août 1945 et qui ont été commis soit par les membres d'une organisation déclarée criminelle en application de l'article 9 dudit statut, soit par une personne reconnue coupable de tels crimes par une juridiction française ou internationale" - soit en pratique les crimes jugés par les tribunaux de Nuremberg et de Tokyo à l’issue de la Seconde Guerre mondiale.
L’auteur d’une telle contestation, nécessairement publique, encourt un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende (art. 24 bis de la loi du 29 juillet 1881).


La pénalisation de la négation des crimes contre l’humanité autres que la Shoah – La question du génocide arménien

La Cour européenne des droits de l’homme a considéré que la pénalisation de la contestation du génocide arménien par la Suisse constituait une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression dans un arrêt du 15 octobre 2015. La Cour a considéré dans cette décision contestée que pour déterminer si des propos négationnistes peuvent ou doivent être poursuivis en justice, il est nécessaire de tenir compte du contexte et du pays dans lequel les propos ont été tenus. En l’absence de lien direct entre la Suisse et le génocide de 1915, la répression des propos négationnistes (l’intéressé avait déclaré publiquement que le génocide arménien constituait un "mensonge international") apparaît être une limitation de la liberté d’expression disproportionnée.
L’exception : l’interdiction a priori en cas de risque de trouble à l’ordre public
Par exception, il est possible pour les autorités administratives (maires, préfets…) d’interdire des manifestations, réunions ou spectacles lorsque ceux-ci sont susceptibles de causer un trouble à l’ordre public.

La justice apprécie au cas par cas, en évaluant à chaque fois s’il y a bien un trouble à l’ordre public et s’il est suffisant pour justifier une interdiction. Ainsi, un même artiste, voire un même spectacle peut, selon le risque de trouble, et les mesures alternatives pouvant être mises en œuvre (déploiement des forces de l’ordre pour éviter des affrontements, par exemple), être ou ne pas être interdit. Il n’y a là ni incohérence, ni "deux poids deux mesures" mais un examen de chaque situation particulière.
LA RéPRESSION DE L’ACTE RACISTE ET ANTISéMITE
S’agissant des actes, et non plus simplement des mots, le droit pénal réprime le racisme ou l’antisémitisme à partir du moment où il motive un passage à l’acte criminel ou délictueux. Les infractions sont alors aggravées par la circonstance de racisme ou d’antisémitisme.
La circonstance aggravante de racisme ou d’antisémitisme
Le code pénal définit la circonstance aggravante de racisme en son article 132-76 : "Les peines encourues pour un crime ou un délit sont aggravées lorsque l'infraction est commise à raison de l'appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, de la victime à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée."

Les peines sont donc plus sévères selon la motivation de l’auteur de l’infraction. Le même mécanisme existe d’ailleurs pour les autres "crimes de haine" (homophobie, transphobie… cf. art. 132-77 du code pénal). Par exemple, des violences qui entraînent une incapacité totale de travail de plus de huit jours sont punies de la peine de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Si l'acte a une motivation raciste ou antisémite, ce n’est pas cette peine qu’il encourt mais 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.

La preuve de la motivation des auteurs est souvent particulièrement délicate à apporter. Ceux-ci reconnaissent en effet rarement avoir agi par idéologie raciste ou antisémite. Afin de faciliter cette preuve, la loi précise que la circonstance aggravante de racisme est constituée "lorsque l'infraction est précédée, accompagnée ou suivie de propos, écrits, images, objets ou actes de toute nature portant atteinte à l'honneur ou à la considération de la victime ou d'un groupe de personnes dont fait partie la victime à raison de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée".
Les infractions aggravées par la circonstance de racisme ou d’antisémitisme
La loi permet d’aggraver de nombreuses infractions du fait de la motivation raciste ou antisémite de leur auteur. Le tableau ci-dessous reprend les principales infractions pouvant être aggravées par la motivation raciste ou antisémite définie à l’article 132-76 du code pénal.

NB : La notion de peine encourue renvoie à la peine maximale qui peut être prononcée par les juges. Il est rare que la peine prononcée par les juridictions coïncide avec la peine encourue.
RACISME ET DISCRIMINATIONS
Le racisme se distingue de la discrimination. Tout acte raciste n’est pas discriminatoire, comme tout acte discriminatoire n’est pas nécessairement raciste.
Pour qu'on puisse parler de discrimination au sens juridique, trois conditions doivent être réunies. Cet acte doit être :


un traitement défavorable ;
fondé sur un des vingt critères spécifiés par la loi : origine, apparence physique, nom de famille (patronyme), lieu de résidence, appartenance ou non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée (mais également sexe, état de santé, handicap, orientation ou identité sexuelle, âge, etc.)…
se traduisant par un acte, une pratique, une règle :

dans le cadre professionnel : recrutement (emploi ou stage), progression dans la carrière, licenciement, montant du salaire, accès à des formations, etc. ;
dans l'accès à un bien ou à un service public ou privé : logement (refus de louer ou de vendre un appartement...), éducation (refus d’inscription à l’école...), accès à un bâtiment public ou privé (refus d’entrée dans une discothèque, un musée...), etc.


La discrimination et la provocation à la discrimination sont des infractions, définies aux articles 225-1 du code pénal, et 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, mais cette notion irradie de nombreux domaines du droit (droit du travail, droit administratif…), de sorte que le juge pénal n’est pas le seul à être compétent pour juger des actes discriminatoires. Le juge civil, administratif, prud'homal peut également être amené à en connaître.

"Le fascisme ça commence avec les fous, ça se réalise grâce aux salauds et ça continue à cause des cons."
Henry de MONTHERLANT (1895-1972)

“Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres.”
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Re: Racisme : aimez-vous les uns les autres, surtout les autres ...

Message par Fonck1 »

Relax a écrit : 03 septembre 2022 10:44
Fonck1 a écrit : 03 septembre 2022 09:53
ce n'est pas les évangiles ou le coran qui décident de ce qu'est le racisme, c'est la loi.
La loi précise explicitement que le racisme vise les personnes.
Les idéologies et les religions ne sont pas concernées, ça relève de la liberté d'expression que tu chéris probablement autant que moi. ;)


si, la loi encadre les idéologies et les personnes.
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