Ce n'est pas à l'entrée en 6ème qu'il faut faire une évaluation mais en fin de CM2. L'évaluation actuelle n'est sensée servir qu'a indiquer à l'enseignant les méthodes qu'il devra adopter.Kelenner a écrit : 18 septembre 2022 08:43 Ça t’aura sans doute échappé, mais il existe déjà des évaluations nationales à l’entrée en 6eme, ainsi qu’au CP et au CE1. Par ailleurs les enseignants testent leurs élèves, et je t’assure qu’ils n’ont pas attendu l’avis de Pécresse pour cela.
Actuellement, on ne peut plus faire redoubler un élève sauf reconnaissance de handicap. Je ne suis pas contre réintroduire cette possibilité, mais il faut avoir conscience qu’on ne résout rien si derrière on ne donne pas à l’élève les moyens de rattraper le niveau.
Je ne connais pas assez le secondaire pour bien évaluer les problématiques propres à ce niveau, mais pour ce qui est du primaire on sait en effet ce qui pose problème.
-les programmes sont trop vastes et ne permettent pas d’approfondir vraiment les bases essentielles. Jusqu’à 11 ans, je pense qu’on peut aisément se passer de l’anglais, de l’informatique et libérer du temps pour le reste. On a tendance aussi à se concentrer sur des apprentissages « techniques « (vitesse de lecture, opérations mathématiques) en « oubliant « plus ou moins volontairement que les principales difficultés sont l’absence de sens, le manque de vocabulaire et de culture générale de nombreux élèves. Ils appliquent des « formules magiques « sans rien comprendre à ce qu’ils font.
-la quasi disparition depuis l’ignoble Sarkozy des RASED pour prendre en charge les élèves en difficulté, les classes trop chargées, les remplacements de moins en moins assurés, des enseignants de moins en moins bien formés… tout cela pèse lourdement. On ne peut pas espérer de miracles sans y mettre les moyens. Il faut recruter massivement, rendre les métiers de l’éducation attractifs, donner aux enseignants les conditions pour bien bosser, tout en étant exigeant avec eux.
Tout à fait d'accord: il faut donner aux élèves qui n'ont pas le niveau la possibilité de rattraper ce niveau. Et si ça passe par le redoublement qu'ils redoublent.
Et si ça implique de faire des classes de niveau qu'on les fasse ( on avait autrefois des classes de transition destinées précisément au collège à se consacrer plus spécifiquement au français et à l'arithmétique et il y avait la possibilité de passer au niveau " normal").
Arretons avec les recrutements. Le "toujours plus" ne sert à rien. Dans la classe de CM2 ou j'étais enfant on était 36 et il n'y en avait aucun qui ne savait écrire correctement, lire couramment et compter.
Le seul point ou je suis d'accord c'est la rémunération.
