Parlons donc de l'exposition de ce photographe à Perpignan dans le cadre de ce festival "Visa pour l'image" :
Salle d'exposition de son reportage
Quelques une de ses photos primées pour son reportage à Gaza :
Des sauveteurs tirent un enfant des décombres d’un bâtiment touché par une frappe israélienne à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 24 octobre 2023. © Mahmud Hams / AFP
Des Palestiniens fuyant le nord en passant devant des chars d’assaut israéliens le 24 novembre 2023. © Mahmud Hams / AFP
Des Palestiniens attendent de recevoir de la nourriture à un point de collecte dans un camp de réfugiés à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 23 décembre 2023. © Mahmud Hams / AFP
"Le photojournaliste Mahmud Hams, 44 ans, est diplômé de l’université islamique de Gaza en journalisme et information. Il rejoint l’AFP en 2003 et couvre depuis l’actualité quotidienne dans la bande de Gaza. Il a aussi effectué des reportages en Libye et en Égypte. Mahmud Hams a quitté Rafah en février 2024 avec sa famille. Il travaille depuis pour l’AFP au Qatar.  "
Sous les bombes, avec la mort omniprésente et la peur d'être pris pour cible, Mahmud Hams, qui travaille pour l’AFP depuis 21 ans dans le territoire palestinien, n’a jamais cessé de continuer à documenter la guerre déclenchée par l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre.  
« J’ai passé mon enfance à Gaza, et en 23 ans de photojournalisme, j’y ai vécu toutes les guerres, tous les conflits. Mais cette guerre est différente des autres, sans équivalent depuis le premier jour, témoigne le journaliste palestinien. Avec mes collègues, nous avons dû faire face à une situation extrêmement compliquée, sans aucune ligne rouge ni protection pour quiconque. Il y a eu des attaques visant les bureaux des journalistes, pourtant censés être épargnés en temps de guerre. » 
« De nombreux journalistes ont été tués, d’autres blessés. J'ai également perdu beaucoup d'amis et des êtres chers. Nous avons lutté pour assurer la sécurité de nos familles, insiste-t-il. Mais malgré le danger, permanent, j'ai continué à couvrir ce conflit car c'est ma mission. Celle que j’ai choisie en embrassant la profession de journaliste. » 
« J'ai gardé mon sang-froid, pour ma famille, et pour accomplir ma mission jusqu'au dernier moment », continue Mahmud Hams qui a quitté Gaza avec sa famille en février, concluant : « J'espère que les photos que nous prenons disent au monde que cette guerre et les souffrances doivent prendre fin.
Source : Le Visa d'or News décerné au photographe palestinien de l'AFP Mahmud Hams  :
https://www.afp.com/fr/lagence/communiq ... ahmud-hams